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MayakuDreams come true

C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 Ashley Yuu " Le pantin désarticulé vêtu de soie et d'or "

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Mer 5 Oct - 3:05

Ashley Yuu Sonohara



Un Pantin Désaritculé

Vêtu de Soie et d'Or

Au Prix de sa Dignité

Get it ? He's real useful for the gentlemen ~

« Doll Eyes Stare in the Valium Colored Sky. »


Identité






Nom complet : Ashley Yuu Sonohara
Date & lieu de naissance : 24 Janvier 1989 | Mayaku
Âge : 22 ans.
Signe astrologique : Verseau
Orientation sexuelle : Homosexuel
Origine(s) : Japonaises & Anglaises
Langue(s) parlée(s) : Japonais & Anglais

Crédit avatar :




Classe & situation sociale : Moyenne ou plus bas, je suppose. Difficile d'affirmer quoique ce soit avec justesse lorsqu'on croupit dans le quartier Est. M'enfin. . . c'est pas comme s'il pouvait fuir.
Situation sociale : Fille de joie des racailles homosexuel, bien qu'il soit techniquement célibataire.
Profession : Gérant d’un maigre commerce de vêtements. Il se procure ses tissus et fabrique sa marchandise lui même.
Casier judiciaire : * Possession de drogues dures [ Coke et Crystlal Meth. Plus particulièrement. ]
*Complicité de crimes [ Hébergement de criminels, entre autres. ]
Ancienneté : Toujours ? Il n'a jamais vraiment connu quoique ce soit d'autre. . .



Quartier


Le quartier où vous désirez habiter à Mayaku : Est

Habitation :
Est : Appartement

Physique


« How Long Will This Take to Wear Off ? »


Sa figure n’est pas la plus méconnue de Mayaku, malgré le fait que le jeune homme soit généralement plus connu pour les mauvaises raisons. On ignore pas mal tout de son ardu travail dans l’enceinte de la boutique de sa mère. Les rares passants s’y attardant apprécient les tenues proposées et repartent souvent avec l’une d’entre elles serrée entre les bras, mais lorsqu’ils remarquent les hommes douteux qui vont et qui viennent à l’intérieur de la boutique ; ils préfèrent éviter l’endroit. Quoi de plus normal ? Les gens du quartier Est ne veulent pas d’embrouilles avec les flics.

Dit flics qui lorgnent souvent la photo d’Ashley Yuu d’un œil critique. Sa fiche repose tranquillement dans un classeur parmi des douzaines d’autres, parfois les policiers, curieux ou ennuyés s’arrête l’instant de la feuilleté. Le cliché parle vaguement. On y voit un minois d’ange, dégageant une sorte d’apathie innocente, le genre de visage qu’on apparenterait à un adolescent accro aux jeux vidéos, charmant, mais dont le regard est légèrement perdu dans le vague, fixé sur un point invisible que nul autre ne voit. Noirs, sombres, transcendants, entourés d’une épaisseur de longs cils ombrageux, qu’est-ce que de tels yeux évoqueraient si toute leur puissance se retrouvait focaliser sur un seul être ? Hm, qui sait ? De son expression neutre, terne, mais tout de même adorable, on ne discerne que de mignonnes lèvres pulpeuses et blafardes tirées dans une ligne bien droite, qu’un nez fin, dont la courbe est lisse, introublée par les intempéries qui affectent généralement la peau, puis que des sourcils auburn qui semblent minutieusement épilés. À vrai dire, tout parait taillé dans le détail chez le jeune homme. Sa chevelure brune tirant sur le rouge, soigneusement coiffée, égayant son front de ses teintes chaudes et encadrant sa figure avec adresse. Ainsi que sa silhouette svelte, mince, aux intonations fragiles. Disons que pour un mec, le jeune homme ne semble pas pouvoir dominer le ring des combats à mains nues. On l’imagine mieux armé d’un fusil silencieux, posant pour un photographe ou s’occupant d’un jardin de plantes colorées. Voyez le genre ?

Joins à la fiche, à la photographie peu descriptive, sont d’autres images montrant le même visage apathique. Le jeune homme sait-il sourire ? Qu’importe, à le voir vêtu comme un roi, paré de tenues digne de la noblesse de l’époque victorienne, on ne se douterait point qu’il loge dans le quartier des malfrats. Ses habits varient de clichés en clichés, portrayant un jeune homme créatif osant brusquer les bords de la mode. Tantôt arborant un look moderne, d’autres moments accaparés d’un style digne de l’histoire, les vêtements câline sa peau diaphane avec classe. Les a-t-il fabriqué lui-même ? Son profil stipule qu’il possède sa boutique . . .

Puis, à la suite des jolies photos apparaissent des gros plans de disgracieuses marques, des suçons, des morsures parsèment diverses parties de son corps. Genoux, clavicules, bras, même les pieds y passent. Voyons, où ce gars ose-t-il trainer ? Des brûlures circulaires picotent hasardeusement l’intérieur de ses cuisses, des cicatrices laissées par des cigarettes à priori.

Mince, il ne faut pas s’attarder trop longtemps. L’est temps de poursuivre son travail. Vilains policiers procastinateurs.


Caractère


« We're Running in Circles Again . . »

Vous entrez dans sa boutique, en tant que parfait inconnu, personnage lambda et sans intérêt. Il vous sourit, doucement, généreusement et vous souhaites la bienvenue. Après tout, il ne connait pas votre visage. Vous qui arpentiez les rues du quartier Est en quête d’information, il vous apparait comme un lever de soleil douteux. Qu’est-ce qu’une fleur, frêle et magnifique fout dans ce bled atroce où suintent meurtres et abus ?

Il vous demande si vous désirez acheter une de ses pièces, ou si vous vous baladiez en quête de directions. Il propose son aide, gentiment, posément, son sourire n’atteignant pas la prunelle de ses yeux profonds. Il vous parait brisé en mille miettes, vous évoque un jouet cassé abandonné sur le bord d’une ruelle. La compétition que pose le grand magasin de couture du quartier Nord est-elle si rude ?

Le prenant en pitié, vous l’interrogez sur un des ensembles nettement disposé contre un mur. Il vous explique l’art de sa confection, vous assure qu’il peut y apporter des ajustements si nécessaire, vous affirme que l’état des tissus est on ne peu plus correcte. Bon, ce n’est pas la grande classe du quartier Nord, mais on fait avec les moyens du bord. Vous sentez la passion de ses remarques à l’adresse du bout de tissu, son expression vous semble plus tangible, plus affectueuse. Un songe que vous effleurez du bout des phalanges, c’est étrange.

Le rêve se brise subitement. Vous vous voyez expédié dans un univers dégoulinant d’acide, d’alcool à friction. Le jeune vendeur serre la mâchoire, son sourire de bon enfant disparaissant dans les confins d’un monde bien étrange. Un homme est entré, grand, châtain et costaud. Vous avez déjà aperçu ce mec, il baigne dans une foule de trucs pas nets, se vautre dans l’argent malgré le fait qu’il réside dans le quartier Est. Son nom vous échappe, mais vous vous glisser imperceptiblement vers la sortie. Mieux vaut ne pas fréquenter ce genre de personnes si on tient à la liberté.

« Ashley ! Mon chaton ! »

«  Ethan . . . »

L’embasure de la porte a tôt fait de vous accueillir, vous la poussez et vous retournez un instant. Juste assez longtemps pour apercevoir le regard aux intonations déçues que le vendeur vous envoi. Vous décampez dans l’après-midi, retrouvez l’air pollué de l’extérieur dans un soupir.  À éviter, cette boutique est à proscrire.

-

Ashley affronte Ethan d’un regard vide. L’homme de 26 ans lui sourit de toutes ses dents.

« . . . qu’est-ce que tu veux ? »

«  Bah, jouer, évidemment. »

Yuu baisse les yeux et hoche pensivement de la tête, une main se portant nerveusement à son poignet. Un poignet qu’il gratte, frotte, rigoureusement. Il semble fragile, ainsi posé près de l’imposant caïd.

« En haut ? »

Il a posé la question par habitude plus que par nécessité, dans le but de prévenir une éventuelle variation. Déjà il trottine lascivement pour clore son maigre commerce, déjà il monte les escaliers dans l’intention de clamer son lit, de salir ses draps. Intérieurement dégouté, mais trop aveuglé par la normalité de ce genre de situation pour s’y opposer. Ça ne servirait à rien de toute façon. Banal, normal, rudimentaire. En plus, il se trouve chanceux. Ethan s’est ramené solitairement, il n’aura qu’à porter attention à une seule personne.

« Position ? »

[ . . . ]

¤ Dénaturé ¤
Voyez-vous, Ashley est une poupée de porcelaine fendue disposée nettement sur une étagère décorée par la poussière. Il ressent la plupart de ses sentiments au travers d’ne sorte de philtre rigide qui lui donne un air généralement apathique, ou nonchalant. Ses réactions sont moindres, quelques peu décalées. Le fait qu’il soit régulièrement sous les effets de substances questionnables n’aide en rien l’état second qui le déconnecte de ses émotions. Perdu dans le vague, malgré le fait qu’il soit relativement alerte d’un certain point de vue, Yuu est une peluche de pierre dépourvu de curiosité trop poussée ou de désirs complexes. Cet état, cette facette du jeune homme pourrait être amenée à changer dans le futur, puisque cette caricature de lui-même, cette dénaturation partielle lui sert de carapace protectrice contre la réalité. Si le besoin de se protéger constamment disparait, il risque d’en être de même pour l’armure filiforme qu’il arbore.


¤ Rêveur ¤
Il souhaite simplement trouver le bonheur, comme tout le monde. C’est idéaliste, mais Ashley ne considère pas en demander beaucoup. Il relève de la normalité de ressentir le besoin de vouloir être heureux. C’est presque aussi impératif que de se nourrir ou de se vêtir. Il se perd souvent dans des chimères illustrant une vie mondaine tout ce qu’il ya de plus banal. Une balade à pied jusque chez la boulangère du coin, des gamins aux rires bruyants comme voisins, un amant qu’il aimerait d’amour l’enlaçant chaleureusement lors de son retour du travail, une addiction à la cigarette, et non à la drogue, dont il s’efforcerait de se débarrasser. Son rêve le plus fou reste celui de faire compétition à la grande couturière de Mayaku, d’organiser un défilé de mode à ses côtés . . . Ces maigres songes dérisoires lui laissent entrevoir un monde enjolivé qui le motive à persévérer à attendre le lendemain avec mille espoirs palpables.


¤ Instinctif ¤
Survivre et faire perdurer les détails lui permettant d’endurer son existence sont les principales préoccupations du jeune homme. Son instinct de survie domine tous ses autres sens, il n’hésiterait pas à abandonner un bambin au beau milieu d’une fusillade pour pouvoir s’en échapper. C’est un couard, un peureux. Lorsqu’une situation que son subconscient juge dangereux se manifeste, son cerveau s’éteint pour laisser place à un désir sauvage de vivre, de garder sa notion ‘d’existence’ intacte. Lorsque sa vie est menacée, il est sans pitié, ne rechigne devant aucune possibilité. Il aura tout le loisir de se tourmenter d’angoisses et de regrets lorsqu’il sera tiré d’affaires.


¤ Soumis ¤
Il y a longtemps, le gérant de ‘Of Velvet Roses’ a accepté qu’il ne pouvait rien changer à sa situation dérisoire. Que ce soit sexuellement, monétairement ou mentalement. Bien qu’il s’octroie le loisir de rêver, il a depuis longtemps cessé de croire à un éventuel changement. Il se contente d’espérer silencieusement, telle une princesse attendant son prince du haut d’une tour de lave. Bien qu’il se cache, s’il se fait coincer, il se laisse trainer dans sa chambre docilement et soulève une paire de jambes qu’il écarte ensuite avec habitude. Il ne laisse pas non plus son égo entraver son chemin lorsqu’un homme amusé lui glisse un billet dans la bouche. De l’argent, c’est bien. S’il faut se la fermer pour l’avoir, il le fera, éternellement. Sa soumission s’applique particulièrement à son tortionnaire numéro un. Lorsqu’Ethan désire un truc, Ashley a vite fait d’accomplir ce qui lui est demandé. Même si ces ‘missions’ ne lui plaisent jamais.


¤ Créatif ¤
Il suffit d’un coup d’œil en direction de ses créations variées pour comprendre que l’esprit d’Ashley est porté vers l’univers artistique de l’imagination. Son habileté à coudre et à donner vie à des tenues excentriques n’a d’égal que la fascination qu’il porte à son travail. Il est très sensible à ce qui relève de l’art et espère pouvoir avoir la chance de visiter un musée d’art quelconque un beau jour. Une toile, une sculpture, voir une simple photographie aurait le pouvoir de l’inspirer et d’évoquer chez lui des sentiments plus clairs, plus puissants qu’une fusillade. L’art c’est beau, c’est majestueux, tout le contraire de ce mon crasseux.


¤ Paranoïaque ¤
La police, ainsi que la rapace hantant les rues de Mayaku, menaçant de débarquer chez lui à n’importe quel moment, nul ne peut blâmer Ashley d’être plutôt sur les nerfs. Il regarde constamment au dessus de son épaule, guette les rues à l’affut de silhouettes néfastes lorsqu’il se promène. Il planque sa drogue et le moindre objet comportant une valeur sentimentale. Il va même jusqu’à se terrer lui-même dans des coins du quartier Est pour éviter des situations qu’il juge éprouvantes ; un gang-bang explosifs ou un contrôle des autorités dont il a prit connaissance via un moyen quelconque. De sa paranoïa, sa peur constante d’être pris sur le fait, d’être pousser dans un coin trop violemment, s’écoule quelques tics que la plupart de ceux qui le connaisse apparente à sa consommation de drogue. Le lien est bel et bien là, mais son stress y joue aussi un rôle important.





Histoire


« Tu es ma Mademoiselle, tu es ma Petite Poubelle »

On nait, on vit, puis on crève.

Moi ?

Je ne suis que le simple détaillant de tissus, le banal tailleur de vêtements. Le couturier aux yeux de poupées moisissant dans les déboires du quartier Est. La toilette humaine, la pute de service pour les hommes qui cherchent autre chose que des femmes. On me connait quelques rôles bien distincts ; numéro un; le pauvre garçon qui se drogue éperdument pour oublier le fait que sa mère ait été assassinée, numéro deux;  la fille de joie des racailles homosexuelles qui arpentent les rues et numéro trois; le dévoué vendeurs de vêtements qui tente, de peine et de misère, de faire tenir sa boutique. Si je ne vis pas dans la pauvreté, c’est bien à cause des durs à cuir qui trouvent amusant de me payer. Filons des billets de cinquante à ce pathétique Ashley, en l’honneur de son paternel. Je ne rouspète pas, j’ai besoin de cet argent ; pour la dope, pour les tissus, pour la facture d’électricité du mois passé.

C’est la vie, ça a toujours été ainsi. J’ai grandi ici, depuis tout petit je vis dans ce trou à rats. Depuis ma tendre enfance, j’endure mille maux pour survivre. C’est la vie, c’est comme ça. Je n’ai pas le luxe de posséder une autre alternative, une échappatoire. Je suis damné.

Je suis le fruit des entrailles d’un membres de gang et d’une prostituée passionnée par la couture qui a donné sang, sueur et gémissements pour pouvoir ouvrir le petit magasin que je gère aujourd’hui. Pourquoi se donner la peine lorsqu’une dame telle Barbara Muller domine les hauts échelons de la mode dans le quartier Nord ? Par passion, pure et sauvage, par envie de pouvoir vendre des beaux vêtements aux moins bien nantis. . .

Mon paternel croupi en prison, ma mère est morte, prise entre deux balles lors d’une querelle entre deux caïds. Au mauvais endroit, au mauvais moment dira-t-on. Ce n’est pas une injustice, simplement un malheureux incident. Elle est morte lorsque j’avais 18 ans. Joli cadeau, eh ? Ça m’a épargné la douleur de devoir être placé dans une famille d’adoption et a fait en sorte que j’ai pu toucher à mon héritage immédiatement. C'est-à-dire la boutique ‘Of Velvet Roses’ et une somme plus ou moins volumineuse tout dépendant de vos standards. Pas la grande vie, pas la grande joie. Que faire lorsqu’on se retrouve seul au monde ? Si vous le savez, dites-le moi, je n’ai pas encore trouvé . . . Y’a que la drogue qui me permette de m’échapper. Ça et mon travail. Travail souvent perturbé par le débarquement d’hommes en manque de gîte ou de sexe. Alors je m’envois à l’air, forcé, contre mon gré, en planant vers les arc-en-ciel. Au début, je ne supportais pas, maintenant c’est simplement une contraignante routine que je m’efforce d’éviter. Je hais, hais, hais ces trucs sales.

Parfois, la police débarque, armes déployées, visages fermés. On me coince pendant que j’abrite des défoncés qui viennent de commettre les pires atrocités du monde; meurtres, viols, vols, proxénétisme, et j’en passe. Et ça c’est sans compter la dope qu’il trouve éparpillé dans mon appartement, situé juste au-dessus de ma boutique. J’ai fait de la prison, quelques mois tout au plus, parsemée d’heures communautaires ça et là. Malgré ma malchance, malgré ma vie de merde, je crois que quelqu’un veille sur moi. J’aime le croire, du moins. Je m’en sors facilement à chaque fois. . . Pourquoi ? Serait-ce Ethan ? Vaut mieux ne pas chercher trop loin ou mon ange gardien risquerait de disparaitre. Je m’en contente, j’ai même pu garder la boutique malgré mon séjour en prison. . . Que ferais-je sans mon chez moi ?

Mon enfance c’est déroulée comme n’importe laquelle en ces lieux perfides. Au début, je ne me rendais pas compte d’à quel point la richesse n’était qu’une illusion passagère, ne réalisait pas que ma mère peinait pour joindre les deux bouts, pour que je puisse avoir un minimum de scolarité. Ma mère c’est une de ces britanniques opportunistes fascinée par le Japon qui a tenté le tout pour le tout. On remarque comme la fin de son histoire à elle est grotesque. . . Je ne possède qu’un seul diplôme et encore là, je trouve que c’est énorme comparé à bien des gens qui réside dans ce coin de la ville. Mon père a alterné toute ma vie entre prisons et déboires sordides. Il s’en est pris à perpétuité la dernière fois. Bon débarras. C’est grâce à lui si tous ces malfrats connaissent mon identité, rampent vers moi tels des serpents venimeux en quête d’une femelle à féconder. Par sa faute qu’on m’identifie à l’emploi secondaire de ma mère. Je ne suis pas une réellement une pute, pourtant on me traite comme tel. Ethan et sa bande . . . Ethan qui ramène des nouveaux visages. Ethan, juste Ethan. Mon principal tortionnaire. Ethan le bambin qui se foutait dans les pattes de mon paternel, le truc qui se rapproche le plus à de la constance dans ma vie, depuis toujours  . . . je l’emmerde. Quoique . . . , je suis à peu près certain que c’est lui qui me sauvegarde des problèmes qui me trouvent sans relâche.  Je suppose que c’est sa façon d’afficher son affection à mon égard. Affection tortueuse, parsemée d’épines, aussi douloureuse qu’incompréhensible.  L’est taré, je préférerais qu’il me foute la paix, qu’il cesse de vouloir ressembler à ce héro qu’était pour lui mon père.

J’ai souvent joué avec des éclats de vitres derrière une benne à ordure qui trônait dans la ruelle près de chez moi, de peur de me prendre une balle perdue. Maman me rappelait constamment d’être vigilent. Si bien, que je ne suis à peu près jamais sorti de l’enceinte du quartier Est. Un Noël, je me souviendrai toujours, Maman m’avait amené voir l’église. Les évêques étaient très gentils, je me rappelle. Même si la religion n’a pas plus de valeur qu’un, mouchoir encrassé par de la morve, j’en garde un doucereux souvenir. La légère neige qui valsait avec la tranquillité purificatrice de l’endroit. . . peut-être passerais-je y faire un tour ce Noël, si Ethan ne choisi pas de squatter, complètement bourré par cette jolie nuit d’hiver. Ou s’il ne décide pas de ramener sa bande pour une partouze au septième ciel. Pour eux. Pour moi cela s’apparenterait davantage au neuvième enfer. Ou au vide, car tout me parait loin . . . brouillé dans l’infini. Déconnecté de la réalité par mes neurones calcinés.

J’ai perdu les quelques connaissances amicales que je m’étais fais lors de mon parcours scolaire à partir du moment où ma génitrice a quitté ce monde. Lorsque je suis devenu un jouet, un travailleur semi-honnête et un drogué pur et dur. Pas que nous ne nous gelions pas ensemble une fois de temps en temps, mais, la différence entre de la marijuana et de la coke est plutôt marquée. J’essais de me limiter à une fois aux trois jours pour la coke et le plus irrégulièrement possible pour le Meth. J’essais, j’essais de reprendre du poil de la bête, je suis conscient d’agir comme un con. Mais sans ça, il me reste quoi ? Koko, ma boule de poil ? Ethan, la cause, directe ou indirecte, de mes clopinements constants, mon tortionnaire perpétuel depuis l’enfance ? C’pas assez pour survivre, il faut combler le vide, le manque de constance et de chaleur émotionnelle,  avec un truc, et mon truc, c’est la drogue. Par contre, bien que je couds parfois en étant dans la vape, je m’assure de ne jamais laisser la boutique ouverte lorsque j’ai consommé autre chose que de la Marijuana. Un minimum de responsabilité dans la débauche marquée qu’est mon existence.

Plus souvent que je ne le souhaiterais, la police débarque à l’improviste histoire de passer un petit contrôle surprise pour vérifier si je respecte la loi. J’ai appris à cacher mes substances illicites et à éviter les désaxés la majorité du temps, malgré leur spontanéité décadente. Les autorités ajoutées aux caïds m’utilisant à des fins diverses, c’est du sport. Une paranoïa constante qui tic et tac incessamment à l’arrière fond de mon esprit. On ne me reprendra pas à poser des gestes qui pourraient entraîner ma perte matérielle. Je continuerai ma déchéance mentale, cérébrale, à l’abri des regards indiscrets. Les officiers de l’ordre aiment bien flâner en quête d’informations hasardeuses. Comme si j’allais mettre ma vie en péril pour eux. Qu'espèrent-ils entendre de ma bouche ? Ces gens dorlotés du quartier Nord, ces monstres aveugles chouchoutés par l’argent et la socialisation normale. Je les emmerde, mais me garde de tous commentaires, préférant leur répondre vaguement, distraitement. Ne pas leur répondre relèverait autant de la folie que me livrer à eux. Mon quotidien est ardu, mais j’y tiens. On ne m'y soustraira pas. Je dois vivre, pour honorer les efforts de ma mère, pour me prouver à moi même que je vaux mieux que ce trou en érosion massive. Un jour peut-être . . . l’axe des planètes changera-t-il et je me verrai libéré.

J’ose espérer, j’ose rêver, à des plaines ensoleillées, à des rires significatifs plein de bonté, à un touché pur et affectueux. À quand remonte la dernière étreinte chaleureuse dont on m’ait donné l’honneur de jouir ? Maman, évidemment. Ethan ne compte pas, malgré ses murmures déstabilisant, malgré ses secrets susurrés dans le creux de mon oreille. " T'es à moi, maintenant et à jamais. " C’est amer, c’est sucré. Ce sont de tristes balivernes qui font germés en moi l'espoir d'une rédemption. Dans ce quartier malfamé, on tue l’oiseau dans l’œuf, détruit l’espoir et l’ambition. Pourtant, pourtant . . .

Maintenant ? En ce moment ? Je couds une longue veste brodée de filament dorés qui ira rejoindre d’autres modèles uniques sur mon présentoir poussiéreux. Il est tard, je suis clean. M’enfin, ça ne durera pas, ils m’ont promis de passé ce soir. Bah, Ethan m’a assuré qu’il passerait, armé de son groupe changeant de joyeux lurons  . . . Je retiens un frisson, inconsciemment, et m’allonge dans mon lit. À quand ? À quand la fin de tout ça ? Aie-je le droit de désirer mieux ? Ce soir, ils m’emmènent chez Akuni-san, dans la boîte de nuit la plus connue du quartier. Ce n’est pas la première fois que je serai amené à côtoyer ce large salon de débauche, mais cette fois, l’intonation d’Ethan me paraissait plus solennelle. Je crois qu’ils veulent tenter de m’inclure dans l’industrie de prostitution que cet homme,  Kohira Akuni, s’est construit. Je m’en passerai volontiers, ne leur suis-je pas suffisamment utile ? Voilà la preuve que les élucubrations d’Ehan ne sont rien d’autre que de jolis mensonges proférés lors de moments intenses. Vaudrait mieux pour moi de me trouver une planque et d’y rester terré pour la nuit. Bien que je n’ai jamais vu d’homme trainer autour d’Akuni, je préfère ne pas tenter le diable. Pas envie de glisser le long de la rambarde de l’escalier en colimaçon encore plus vite que je ne le fais déjà. Pas envie de ressembler à la favorite, Reika, je crois. Pas envie de devenir un vrai prostitué, propulsé à la vue de tous. Alors, je donne de la bouffe à Koko et je file me cacher.  Ils joueront plus brusquement avec moi demain, me conduiront entre les murs d’un des suppôts du mal une autre fois. C’est déjà plus tolérable comme alternative. Plus tard, pour le moment, je veux simplement gagner du temps.  

C’est la vie. C’est normal. Je dois simplement survivre et saisir les doux moments qui défilent parfois à proximité. Ils sont si rares, si difficiles à attraper. . .

Il y a toujours la perspective de demain pour me bercer et m’aider à avancer.


-


Impact de la guerre civile: Detrimental Benefits.


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Mer 5 Oct - 14:00

Bienvenue ^^
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Dim 9 Oct - 13:05

Merci de l'accueil. ~ ~

Je poste ceci pour signaler que ma fiche est terminée.

Merci ~ <3
Dreiden M. Ijiwaru
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Date d'inscription : 21/05/2011
Crédits : RiotEye
Profession(s) : Avocat en Droit Pénal, Mannequin pour Of Velvet, Dealer à Shooter

http://www.mayaku-town.com/t19-dreiden-morgan-morden-ijiwaru#20

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Such a pretty boy, but such a dirty mouth.
Such a pretty boy, but such a dirty mouth.



Dim 9 Oct - 13:47

    Bienvenue ici Mister Sonohara.

    Ta fiche nous a été un vrai plaisir à lire. Tu as parfaitement bien pris conscience du contexte, des autres personnages et je trouve ça géniale. Ça permet vraiment à ton personnage de s'immiscer à l'histoire du forum. Pour moi tu es une fiche exemplaire et j'aime beaucoup ton style d'écriture ! Je vais te valider suite à cette vague de louange et te souhaite un bon jeu parmi nous ! :)

    Edit 1 : Si tu désires un magasin en catégorie, fais-le nous parvenir. ^^


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Lun 10 Oct - 11:29

bienvenu
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