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MayakuDreams come true

C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 Gin comme Gin Tonic

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Mer 20 Jan - 17:32

Gin Tonic



Identité





Nom complet : Gin Towika
Date & lieu de naissance : 28.02.1990 ; Dans les squats du quartier résidentiel de l’Est.
Âge : Vingt-six ans.
Signe astrologique : Poisson
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle.
Origine(s) : Japonaises.
Langue(s) parlée(s) : Japonais, Anglais niveau lycée.
Classe & situation sociale : Basse ; Modeste.
Profession : Gérante de l'hôtel de l'Est.
Casier judiciaire : Vide. Pas vu pas pris comme on dit.
Ancienneté : Née et a grandi à Mayaku.
Crédit avatar : Ninjatic sur Deviantart.



Quartier



Habitation : Est : Le studio du rez-de-chaussée de l'hôtel. L’entrée est cachée en dessous de l’escalier de l'entrée en bois massif. C'est une porte en bois ancien, un peu sculptée de parts et d'autres, mais les formes disparaissent avec les années à défaut de ne pas être entretenues.

Derrière la porte on retrouve un deux pièces. Dans la première on a d'un côté le lit double à baldaquin, la tête en dessous de la fenêtre. On peut y trouver un bureau succombant sous les papiers volants et les dossiers mi-ouverts. Un miroir s'y tient à côté. Un télé se trouve de l'autre côté de la porte, en face du pied de lit. C'est une petite caisse des années 1990 que la grand-mère de Gin s'était offert lorsqu'elle a dû s'occuper de la petite. C'est plus facile d'occuper les enfants avec une télévision.
Plus loin on retrouve la cuisinesalleàmangerpièceàvivre. Le stricte nécessaire y est présent : un frigo, deux plaques chauffantes, un lavabo, un grille-pain, un mixeur et un micro-ondes. La table à manger se retrouve à empiéter sur l'espace chambre. Et la deuxième pièce est évidemment la salle de douche. Il y a une douche, une toilette et un lavabo.



Physique




« La mélancolie, c'est un désespoir qui n'a pas les moyens. » Léo Ferré




De la peau, pâle. Trop pâle. Tache dans ce lieu sombre terné par ces années d’hécatombe. Tes doigts squelettiques grelottant font apparaître le froid qui te parcourt. Tes poils s’hérissent lentement sur cette peau glaciale. Il fait trop froid dans ce trou.

Tu soupires.

Tu te balances de droite à gauche, regardant le reflet de ce corps que tu as. Des fils de fer à la place des jambes, un ventre effrayant, saccagé par ces bosses affreuses que tu caches désespérément dehors. Ces bosses causées par tes os. Tes hanches font offices de montagnes alors que tes côtes créent des canyons. Un peu maladroitement tu essaies d’attraper de la graisse entre tes doigts désarticulés, mais rien n’est palpable. Tu es maigre Gin.

Tu soupires.

Alors tu as décidé de cacher tout ça. Si c’est possible. Et le seul moyen que tu aies trouvé est en plus une arnaque. Ça te suce tout le peu d’argent que tu peux te faire avec cet hôtel grotesque que tu tiens – ou du moins que tu essais de tenir. Les tatouages. Ça pour en avoir tu en as. Partout. Partout où ta maigreur te faisait peur au point que ça te dégoutait de regarder. De ce fait ton corps est parsemé de tatouages, tous encrés, un peu posés par hasard à des endroits où ils sont seuls. Tu es rassurée quand tu vois cette encre imbibée dans cette peau blanchâtre. Tu te sens moins laide. Moins désespérante.

Tu soupires beaucoup. Relevant la tête, gardant les pieds en canards pour ta balance, ton regard effleure ta poitrine, ton cou, ton visage. Poitrine presque inexistante à ton goût. Bon ; ton soutien-gorge qui ne soutient rien du tout est un petit B. Avec tes semblants de mains tu tiens tes seins. Quand tu fais ça ils n’ont pas l’air très impressionnants en effet. Et on ne peut même pas s’attarder sur le tissu qui les enveloppe parce qu’il n’est même pas sexy. Noir. Simple. Sans dentelles. Avec les lanières qui remontent jusqu’aux épaules osseuses de part et d’autres de la soi-disant gorge soutenue. Une gorge trop fragile. Et un visage fatigué. Une chance que tu as qu’on ne puisse pas voir cette maigreur qui te hante sur tes joues. Tu as toujours eu des ‘bonnes’ joues si on peut les qualifier de bonnes. Elles ne se creusent pas, c’est le principal. Ta bouche est dessinée. Au moins tu n’as pas besoin de mentir sur la forme de tes lèvres quand tu mets du quelconque maquillage dessus.

Tes mirettes s'arrêtent sur leur propre reflet dans le miroir. Ce sont des grands yeux marrons qui se fixent. La minceur de ton visage renforce cet aspect de regard grand et invasif. Ces pupilles n'inspirent pas grand-chose quand on les voit. Rien de très flatteur. Le maquillage foncé autour crée cette idée de peur, de tristesse. Te cacherais-tu derrière ce sombre déguisement? Tu ne cherches jamais le regard de l'autre préférant laisser tes cheveux blonds décolorés faire barrage entre toute tentative de contact. Cette touffe tu la chéris. Cet espèce d'ombré que tu te fais sur tes cheveux noirs de jais d'origine te rend peut-être un petit peu plus gai que tu ne l'es en général. Et puis le noir ne faisait qu'accentuer la couleur blanchâtre de ta peau.

Tes mains s'allongent lentement pour atterrir sur tes oreilles. Tu te regardes depuis un bon moment maintenant, faisant face à ce reflet horrible que tu sais est le tien. Tu vis avec tous les jours et chaque matin est un peu plus difficile. C'est dur quand on ne s'aime pas n'est-ce pas?

Une larme coule sur ta joue pour tomber sur ton pied.



Caractère




« Si tu fais de toi-même un ami, tu ne te retrouveras jamais seul. » Maxwell Maltz


Lentement tes pieds reculent de la glace jusqu’à toucher le bois du lit. Tu tombes en arrière, voyant à l’arrivée le plafond. Tu restes un temps indéfinissable comme ça, à fixer ce foutu plafond qui n’a rien d’excitant. C’est que tu es comme ça, un peu tête en l’air, toujours à rêver de ce que pourrait être ta vie si tu vivais autre part. Mais tu vis ici, dans ce studio morbide sans couleurs aux frontières du monde de la décadence. Ici tu te sens -peut-être- en sécurité alors que derrière cette porte en bois le monde est à la déchéance. C’est pour ça que tu préfères rester seule. La foule te perturbe, te rend malade. A chaque fois que tu rentres dans un supermarché par exemple, même si c’est toujours le même et que tu connais les caissiers par cœur et qu’eux te connaissent, l’angoisse s’empare de toi et des sueurs froides coulent le long de ta colonne vertébrale alors que tu ne veux acheter que trois safrans et un paquet de nouilles.

Cette peur ne te quitte jamais vraiment non. Elle est là, bien attachée, bien encrée dans ton cœur. Tu as peur de tout. Tu as peur qu’on te trahisse. Tu as peur qu’on t’utilise. Tu as peur qu’on te manipule. Tu as peur qu’on te fasse du mal. Alors tu restes à l’écart espérant qu’on ne te remarque pas. Parce que peu importe que tu sois craintive ou non, que la méfiance est un mot qui te définit, tu es influençable. Et tu le sais. Ta naïveté t’empêche d’avoir un jugement objectif. C’est pour ça que tu as peur. Peu importe les mauvaises expériences que tu as pu avoir tu crois toujours au fond de toi que les Hommes ne sont pas cruels. Tu aimerais pourvoir croire en l’Homme, pouvoir dire haut et fort que la bonté existe toujours et que ce n’est qu’une mauvaise passe. Tu es convaincue que ce monde anarchiste cessera un jour pour laisser place à des jours meilleurs.

C’est triste.

Tu te protèges derrière toutes ces craintes alors que tu as tant à donner.

Péniblement tu te lèves du lit, tu attrapes des vêtements sombres pour les enfiler rapidement et tu sors du studio en passant une main dans tes cheveux pour les démêler un minimum. La porte verrouillée à clé tu pars t’installer derrière le comptoir à l’entrée de l’hôtel. Fatiguée tu tends ton bras pour arriver à appuyer sur l’interrupteur qui allume le panneau « OUVERT ». Les clients vont pouvoir entrer, demander des chambres, et tu feras de ton mieux pour satisfaire leurs désirs. A défaut de donner ton amour à des êtres humains tu t’occupes de cette bâtisse comme si c’était un membre de la famille. Ça l’est en quelques sortes. Ta grand-mère te l’a légué quand elle est décédée et tu veux la rendre fière de toi peu importe où elle est maintenant et si elle te regarde. Tu es dévouée dans ce que tu entreprends, c’est juste que tu n’entreprends pas grand chose.

Tu es triste.

Rien n’éclaircit tes journées. Attention tu sais que d’autres sont d’en de plus gros draps que toi. Mais quand même. Etre seule tous les jours pèse au bout de quelques années. Tu aimerais pouvoir rencontrer quelqu’un. Pas besoin d’avoir beaucoup de monde dans ta vie, mais une personne ne ferait pas de mal. Tu es solitaire, mais humaine avant tout. Et l’être humain n’est pas fait pour vivre seul.

La porte d’entrée s’ouvre, fait sonner la petite cloche et laisse entrer un client. Alors, actrice que tu es, tu arbores un beau sourire jovial et fait ton travail comme il le faut. Pour être une réceptionniste modèle tu l’es. Tu estimes qu’en ces temps difficiles la moindre des choses que tu puisses faire est d’alléger peut-être un minimum la journée de tes clients en leur souriant gentiment. Un sourire vaut 100 mots. Et tu détestes les mots. Tu n’as pas besoin d’accabler les habitants de l’hôtel avec tes problèmes, préférant les garder pour toi. Personne n’a besoin de savoir. Personne n’a le droit de savoir.

On ne peut pas dire qu’il existe deux Gin. Tu n’es pas deux personnes différentes. Tu essais juste de faire la part des choses comme tu le peux. Certes tu n’as pas confiance en l’autre. Peu importe qui. Mais ce n’est pas pour autant que tu dois être désagréable quand tu rencontres quelqu’un. Tu prends sur toi. Beaucoup sur toi. Essayant du mieux que tu peux d’être amicale, parce que tu n’es pas méchante. Tu as peut-être peur d’un peu tout le monde, mais tu es gentille au fond. Et tu sais que ce que tu as n’es pas normal, que ça pourrait être une maladie. La solitude a sûrement dû te monter à la tête. Mais au fond tu es quelqu’un de gentil, essayant de faire de ton mieux pour rendre la vie un petit peu plus facile tous les jours.



Histoire




« Un mouton, deux moutons, trois moutons... »


Assise sur ton tabouret tu t’ennuies. Un peu.

Aujourd’hui est un jour calme. Pas grand monde à la réception, pas trop de travail dans les chambres, l’administration est faite. Tu regardes alors le cadre posé sur le bureau. C’est une photo de ta grand-mère. Un petit sourire en coin, tu prends le cadre dans tes mains, en enlevant la poussière posée dessus.


†††


Sur le pas de la porte, tu te retrouves un peu bête avec tes sacs. Du haut de tes quatorze ans tu ne sais pas trop ce que tu dois faire. Toquer ? Entrer directement ? Attendre qu’on t’accueille. Arrivée chez ta grand-mère, c’est l’angoisse. Tu ne la connais pas trop, les seuls souvenirs que tu as d’elle sont ceux d’une vieille femme stricte et dure. Toujours là pour critiquer ta mère quand il le faut, mais jamais là pour aider quand la famille es-était en galère.

La grande porte a sur la vitre une pancarte pendant qui dit : OUVERT.
Le rouge du néon éclairant l’écriture t’aveugle un petit peu alors que tu observes l’insigne. L’Hôtel qu’il s’appelle cet hôtel. Tu roules des yeux. Même si tu n’es pas grande tu sais reconnaître la mégalomanie d’une personne quand elle appelle sont lieu de travail LE LIEU. Comme si c’était le meilleur du quartier. En attendant tu ne penses pas qu’il y en ait beaucoup d’autres dans les parages, donc peut-être que ‘mamie’ a raison après tout. Alors que tu fais un pas décidé vers la porte pour l’ouvrir elle s’éloigne toute seule pour faire apparaître une silhouette inquiétante. Toute courbée, la vieille femme te fait signe d’entrer en se retournant, trainant des pieds. Tu déglutis puis décides de la suivre. Encombrée de tes affaires tu tentes tant bien que mal de suivre la grand-mère derrière les escaliers. Pendant un instant tu crois qu’elle va te piéger dans la cave. Rien de mieux qu’une porte cachée derrière de gros escaliers en bois pour un bunker anti-gosses. Paniquée, tu regardes vite fait à travers la porte ouverte pour t’apercevoir que c’est un studio, rien de plus banal. Te sentant pathétique, tu entres et poses tes affaires dans un coin pour ne pas gêner le passage.


« Un café ? » demande la vieille.


Tu la regardes en secouant de la tête. C’est dégueulasse le café. Ce produit venu du monde occidental n’a rien de particulier à part ce goût plus qu’amer qui reste dans la gorge même après trois verres d’eau.


« Ce sera du thé alors. »


Tu fronces des sourcils, ce serait plus simple si elle te demandait ce que tu voulais tout de suite. Ce n’est pas comme si tu raffolais du thé non plus.

Bref.
Passons le détail inutile.

Tu observes autour de toi. Tout est ancien. Il y a des bibelots partout. Des livres sont entassés en piles de part et d’autre de ce qui semble être la chambre-salle à manger. Tu poses ton doigt sur le livre visible d’une des piles en face de toi. Ce que c’est poussiéreux. Des tableaux sont accrochés sur les murs, plus moches tu meurs. C’est qu’elle n’a pas le sens de l’esthétique la mamie. On aurait dit qu’ils avaient été accrochés dans le seul but de cacher la peinture écaillée des murs blancs. Tu vois un lit, un grand lit. Mais qu’un seul lit. Pendant deux secondes tu réfléchis sans trop vouloir arriver à la conclusion inévitable.


« Reste pas plantée là, viens prendre ta tasse. »


Tu t’exécutes sans trop réfléchir. C’est qu’elle a de l’autorité la mémé. Tu t’assoies donc sur la seule chaise libre restante et prends ta tasse entre tes mains. Elle est un peu chaude, ça fait du bien. Méfiante, tu sens le thé, humectes tes lèvres pour te rendre compte que la température est juste comme il faut. Vous buvez alors toutes les deux dans un silence de marbre. Ta nouvelle vie commence maintenant, avec cette femme. La mère de ta mère.


†††


Tu t’en souviens de ce premier jour passée avec ta seule famille restante à l’époque. C’était un jour à marquer d’une pierre blanche. Même si elle a toujours été stricte, tu savais que mamie Katsuki était bienveillante. Elle t’a appris les règles de la vie qui t’ont forgée telle que tu es maintenant. Grâce à elle tu es devenue la femme que tu es aujourd’hui. Mamie Katsuki, elle t’a beaucoup aidé mine de rien. Elle t’a accompagnée dans ce deuil qui encore aujourd’hui te fait du mal quand tu y penses trop longtemps.


†††


Invité
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guess what I am capable ofInvité



Mer 20 Jan - 19:53

Bienvenue parmi-nous Gin ! ♥

Bonne chance pour ta fiche !

(ça m'a l'air d'être un curieux prédéfinis, j'aime beaucoup !)
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guess what I am capable ofInvité



Ven 22 Jan - 22:09

Merci beaucoup!
(j'aime aussi, c'est pour ça que je l'ai pris héhéhéhéhéhé)(très drôle je sais..)
Mayaku
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Nombre de messages : 1465
Date d'inscription : 29/10/2007

guess what I am capable of



Mer 30 Mar - 19:14

Bonjour Gin,

Deux mois sont passés et ta fiche n'est toujours pas terminée ! Si tu manques de temps, n'hésite pas à nous le faire savoir et à poster une absence ! Si ton inactivité persiste, tu risques malheureusement d'être supprimée par le recensement que nous effectuons.


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