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MayakuDreams come true

C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 Marion Lefèvre {Finito}

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guess what I am capable ofInvité



Ven 29 Jan - 22:54

Marion Lefèvre



Identité






Nom complet : Marion Lefèvre
Date & lieu de naissance : Le 17 octobre 1978 ; Paris {France}
Âge : 37 ans
Signe astrologique : Balance
Orientation sexuelle : Hétéro {Homosexualité carcérale pendant huit ans}
Origine(s) : Franco-brésilien
Langue(s) parlée(s) : Français, anglais et portugais. Va essayer le japonais bientôt...ouais...bientôt...

Crédit avatar : Benedict by Desperish. Signa faite par Prince of Psychosis {ma soeur}




Classe & situation sociale : Super trop riche ; Célib à terre...
Profession :Propriétaire d'une galerie d'art érotique et pornographique chic dans les beaux quartiers. Ancien tatoueur sur les Champs Elysées. Scultpeur, peintre...artiste polyvalent...dispense des cours aux gosses de bourges.
Casier judiciaire : Effacé pour erreur judiciaire. J'ai tiré dix ans dans une prison pour un crime que j'avais pas commis. Je devais faire quinze piges. Mais on m'a sortit de là avant...
Ancienneté : Je viens d'arriver. Mes grosses miches dans l'avion et mes grosses miches dans votre petit aéroport.



Quartier


Le quartier où vous désirez habiter à Mayaku :
Nord les mecs.

Habitation :C'est une immense baraque que je suis entrain de rénover. Au départ on se demande ce que peux foutre un type seul là-bas. C'est immense, il y vit qu'avec son clebard. Mais c'est plus qu'un célibataire qui fait des orgies sans nom. Des Bacchanales. En faite, j'y tiens en même temps mon shop tatouage et ma galerie d'art. J'y ai du coup une cabane dans le jardin qui me sert d'atelier. Extérieurement, c'est vieux. Il me semble que c'était un morceau de château détruit, puis retaper en manoir, puis abandonné. J'en suis tombé amoureux. J'ai payé cash. Je la voulais cette baraque.
Dedans, je vais essayer de lui donner un style moderne comme j'avais là-bas, en France.
Nord : Manoir


Physique


« Quand la hyène arrête de rire, il faut commencer à pleurer »

Comme je l’ai dit, je ne suis pas un mec qui se fond facilement dans la masse. Je peine avec les normes imposées par notre bonne société dominée par le cul et les écus. Ouais, c’est vrai, j’étais un ptit gars. Une crevette, un gringalet. J’avais peur de mon père, plus que lui, de moi. Je ne protégeais pas ma mère. Aujourd’hui, je pourrais. Je mesure un mètre quatre-vingt-dix-sept et pèse cent putains de kilos. Poids des muscles, car je fais attention à ma bouffe et fais beaucoup de sport. Ma mère m’a donné sa chevelure sombre. Mes cheveux seraient merdiques si je les laissais poussé. Mixe entre le Brésil et la France…mêlé d’une Afrique qui sort de je ne sais où. Aussi, j’opte depuis toujours pour des coupes très particulière. De l’iroquoise à la crête, des tresses plaquées aux dreds. Aujourd’hui, je me contente de quelque chose de plus…modeste ? Tondu sur les côtés, une masse de cheveux sombres forme une touffe sur le dessus et se termine en une tresse de cheveux blancs. Ce ne sont pas des rajouts, juste de la décoloration. Extrême…comme beaucoup des choses que j’entreprends. Cette tresse m’arrive dans le bas du dos, juste au-dessus des fesses. Près des fossettes que je possède fièrement. Chaque parcelle de mon corps à subit des changements, des scarifications. Au Brésil, on m’appellerait « Voodoo man » Car je semble tout droit sorti d’un de ces cultes sombres. Tatouages sur la gorge, puis, dans le dos, revenant sur les côtes et descendant jusque sur laine, de chaque côté. Mon dos est une fresque…encre et scarifications, implants sous-cutanées également. J’ai la nuque percée, deux boules, des marques tribales sur le pénis, sur les fesses et mes jambes ne sont pas en reste. Mes bras n’ont pas été épargnés non plus et mon torse, ainsi que mes doigts, ont été utilisés comme toile. Pour les tatouages, je crois que c’est à peu près tout…

Mon père, lui, m’a offert sa gueule. Lèvres pleines de brésiliens, visage taillé, mâchoire anguleuse, mais marquée. Je porte le collier, la barbiche parfois. On me dit inquiétant…parce que mes yeux de couleurs ambres, je les voile parfois de lentilles rouges, or ou blanches. Parfois d’autres couleurs, suivant ma fantaisie. Mes sourcils fournis sont taillés très légèrement…je n’aimerais pas ressembler à maître hibou ! J’ai le regard méchant…c’est ce qu’on me dit et j’ai envie de dire : Ce sont mes yeux qui sont comme ça !!! Bon. Je n’arrange rien lorsque je souligne tout ça de noirs…c’est vrai…je l’avoue volontiers. Mes oreilles…sont percées. Vous vous attendiez à quoi ? Un type qui va jusqu’à se faire tatouer la teub, qui refuse que l’on touche les oreilles ? Non mais ne rêvez pas hein ! La langue aussi…au milieu, et au bout. Une langue de varan…que disait mon grand-père du Brésil. « mon petit fils est un démon ! »…car mes dents sont toutes pointues, immaculées, mais pointues. Je ne les ai pas taillées. Je suis né avec.

Look

Jme vêtis pas comme un monsieur Durand ou un monsieur De Gaulle. Non. Mais je suis pas non plus Kévin du 94…on me dit « macro » souvent. Parce que je porte ce manteau avec un col en fourrure. J’en ai un autre qui possède un col en plume. Et deux qui sont fait de fourrure. J’aime le cuir aussi. Mes pantalons sont soit ultra moulant, soit très large. Du sarouel au baggy. Pour le haut, j’aime me balader torse poil, mais parfois je me force et enfile un débardeur, une chemise…même un col roulé si la couleur me plaît. Les vêtements qui me font ressembler à tout sauf un monsieur tout le monde, j’achète. Les imprimés léopard, sarouels zébré, chaussures de croco, tout ça tout ça…mes boucles d’oreilles sont souvent très longues. Avec plein de grigris au bout. Je porte la ceinture. Toujours la même. Un crâne de squelette en ivoire…et je l’aime cette putain de ceinture…Pour les chaussures, enfin, ce sera des ranger, parfois des chaussures pointues de costumes. Rarement des sneakers. Mais c’est plutôt confortable alors pourquoi pas…

Caractère


« Tant que je saurai courir, mon père aura un fils »


Merde. Cette partie est chelou. Parlez de ma vie, c’est une chose. Vous dire à quoi je ressemble, me suffit de décrire ce que je vois quand jme matte dans la glace. Mais putain. Parler de moi, MOI…avec mes défauts, mes qualités…chais pas. J’vais tenter la chose…

Quand j’étais gamin, j’étais pas turbulent. Non. Vraiment pas. J’étais même bien dressé. Docile. J’aimais ma mère et mon père, et même si je voyais ce dernier cogner sur elle, bah je les aimais quand même. Pour moi, c’était des trucs d’adulte ça. Peut-être que c’était leur manière de se dire je t’aime. C’était bizarre ? hey…j’ai pas dit que j’l’étais pas. J’ai juste dit que j’étais pas turbulent. Déjà à cette époque, je ne faisais pas vraiment attention aux autres. Je me préoccupais de mes petits dessins. Des bonshommes patates jusqu’au petites voitures avec des yeux. Comme je l’ai dit, j’étais un gamin brillant et intelligent. Bien que n’ayant que peu d’ami au départ, cela a changé et je m’en suis fait plein. Je n’ai pas eu besoin de fumer, boire ou prendre de la drogue pour ça. Les gens appréciaient le fait que je ne pose jamais de question. La curiosité est un vilain défaut et si je suis vilain, ce n’est pas mon défaut. Non. Ouais, c’est vrai. Certains, comme les copines que j’ai eues, auraient aimés que je pose des questions « Comment c’est passé ta journée ? » « Comment tu vas ? » Etc…mais pourquoi poser des questions dont la réponse ne nous préoccupe pas ? Alors ouais, je ne suis pas bavard. Mais j’écoute. Si ça m’intéresse, je peux même le faire vraiment. Autrement, je me fou en pilote automatique. Je le fais depuis petit ça…

A l’adolescence, j’ai commencé à former ce que j’allais devenir, ce que je suis devenu. Un caractère un peu plus affirmé, bien que ne l’utilisant pas forcément. J’étais un flemmard, sauf quand ça m’intéressait et ça n’a pas changé, si ce n’est que putain…je ne peux pas m’empêcher d’être un boy-scout. J’aide mon prochain. C’est à cause de ma mère qui suivait assez la bible. En gros, je peux te frapper si tu me fais vraiment chier, pour ensuite t’aider à aller jusqu’à l’hôpital. C’est tout moi. Et c’était comme ça avant déjà. C’est ce qui m’a attiré tous ces ennuis. Les femmes, elles peuvent faire ce qu’elles veulent, je ne leur en voudrais jamais. Ouais, j’ai la haine contre cette pute, mais cette pute, je l’aimais. Et si elle revient, je crois que je retomberais à genoux. Quel con ce Marion…

Fleur bleue ? Ah ça non ! Ouais, c’est vrai que je rêvais de famille. Je rêve encore de famille même si je suis plus vieux. J’ai même très envie de trouver une femme, avoir des gosses, tout ça, mais c’est pas demain la veille, car pour l’heure, j’ai besoin de sexe. Un trou est un trou paraîtrait ? Je vous assure que c’est pas pareil quand c’est une femme. Une femme c’est mieux qu’un homme ou qu’un matelas >>. Enfin.

Revenons-en à la famille. Je ne suis pourtant pas très fils à maman et papa. Je n’ai pas le besoin d’être proche de mes oncles, mes tantes, etc…On ne peut même pas espérer que je pense à l’anniversaire de ma mère ou de mon père. Et pourtant, je veux des gosses à moi. Je ne sais pas. C’est une envie. J’aime même pas vraiment les gamins…en somme. On pourrait se demander alors pourquoi ? Faire joli ? Ce qu’il se passe dans la tête de Marion parfois, il vaut mieux ne pas chercher…

Marion, c’est ce type qui se fiche un peu de ce qui l’entoure, mais semble attentif parfois et au bon moment. Il s'éloigne pour ne pas blesser par sa franchise, se rapproche pour tendre la main si quelque en a besoin. Il s’en ramasse parfois plein la gueule, mais reste impassible. Car Marion n’est pas violent. Pourquoi n’a-t-il pas clamé son innocence haut et fort ? Car Marion ne cherche pas toujours les meilleures choses. Il se passe bien des pires, mais…
Oui. Que je vous explique. Je n’ai pas crié au meurtre, au mensonge, à la conspiration quand on m’a fait enfermé, car quand quelque chose me tombe sur le coin du museau, je fais avec, tant que cela ne me fais pas de mal. Et je dois dire que la prison, c’était pas mal finalement. Nourri, loger…j’avais tout ce que je voulais sauf les femmes…mais on ne peut pas tout avoir dans la vie. Et quand j’ai été innocenté, j’aurais repris le cours de ma vie…normal. Comme toujours. Mais l’avocat à voulu se battre et me voilà millionnaire. Moi qui vis si simplement…

Que rajouter ?...j’ai parlé beaucoup finalement…et pour ne rien dire. C’est que j’étais mal à l’aise. Il m’arrive d’être mal à l’aise et j’en deviens idiot. Je marmonne, bafouille, me perd dans mes mots. Mais pour que je sois mal à l’aise, il faut que quelqu’un mette le doigt. Où ? Il faut trouver…c’est comme de me mettre en colère. Il faut me parler d’Anne ou vraiment me pousser à bout. Quant au reste…je vous invite à le découvrir…par vous-même.

Phobie : Des phobies ?...hem…c’est-à-dire que la plus part ont été combattues en prison. Claustrophobie, arachnophobie…homophobie. Jvous assure…alors il ne me reste plus que celle de la nature. J’ai vraiment un souci avec la verdure et les arbres. Mais…attendez. Quand on parle de phobie, c’est donc le truc qui nous rend malade. Nous crispe, plus qu’il ne nous fasse crier ? Car si c’est ça alors ouais…la nature…elle me rend malade. Autant dire que je ne suis pas le bon candidat pour vous compter fleurettes.

Passions/désirs : Le tatouage et le piercing. Tout ce qui a trait aux modifications corporelles, bien que je laisse de côté la chirurgie. J’en ai fait mon métier moi…cette passion. Je tatoue, je perce. Il m’arrive de peindre parfois et de faire des tags. J’aime la sculpture aussi. L’art est un domaine que j’apprécie. C’était ce qui manquait un peu en prison. Des supports, du matériel. Alors ouais, je pouvais faire des tatouages, mais parfois j’aime mettre mes œuvres sur toile…autant vous dire que le prochain qui aura ma cellule a plutôt intérêt à aimer les murs peinturlurés…

Peurs/Secrets : Peur. Je n’en ai qu’une. Retomber sur Anne ou une miss comme elle. Putain ouais. Car je sais que la force de ma haine est égal à ce que je ressens encore pour elle. C’était une meuf ste nana là. Une vraie…sinon, j’ai pas de secret. Je suis un mec sans tabou, sans honte et sans zone d’ombre. Je suis trop franc pour me permettre de cacher quelque chose…

Histoire


« J'suis un pauvre con incapable de tenir son coeur en laisse, J'arrache les croûtes valvaires et je regarde mon palpitant qui saigne... »

Je suis devenu sa pute et tout a basculé.

Tout ce que je demandais, c'était une petite vie rangée. Une bourgeoise à entretenir, des gosses qui me ressemblent et à qui j'aurais filer des torgnoles de temps en temps, mais avec amour. J'aurais ptet eu un chien. Un de ces gros clébards qui prend de la place. Mais de la place, j'en aurais eu. Dans une jolie petite maison en bord de mer dans le sud de la France. Par la suite, j'aurais pris une maîtresse, comme ça s'fait parfois. Ma femme aurait fermé les yeux, parce que je lui file le fric dont elle a besoin pour s'acheter des robes hors de prix. Ouais. C'était pas grand chose finalement. Mais aujourd'hui, ce que je voulais, je le vois à travers les autres. Mon voisin et sa grosse qui attend leur troisième gosse. Le couple gay en face de chez moi avec leur sale cabot qui ressemble plus à une sorte de carpette qu'aut'chose. Un de ces quatre je m’essuierai les pieds dessus...y a ma voisine du dessus. Une sorte de bimbo. Elle me veut, mais moi, je ne veux pas. C'est trop compliqué, elle me fait penser à Anne. Anne...c'est à cause d'elle que tout à commencer en somme...

Vous savez, je ne vais pas me mettre à vous raconter mon enfance. Elle est inintéressante et assez banale. Tristement banale. Une mère d'origine franco-brésilienne qui s'est trouvé un ptit français. Elle travaille dans un petit magasin de prêt à porter, lui, est un simple balayeur des rues. Mais il avait de la voix et un physique d'Apollon. Alors elle en est tombé amoureuse et lui a offert un gosse. Moi. Ma mère est une femme assez simple. Un peu crédule, mais il faut l'excuser. Elle a toujours voulu croire au prince charmant et elle y croit encore. Mon vieux avait l'air charmant au départ. Puis il a commencé à boire quand sa femme a commencé à aller voire ailleurs. Faut la comprendre. Elle se marie avec Apollon et deux ans après se retrouve avec Mario Bros. Vous auriez fait quoi à sa place ? Alors le vieux il boit. Pour oublier. Puis il cogne. Il la cognait elle. Jamais moi. Car elle lui a dit, la pauvre femme "Si tu touches à Marion, jme tire d'ici !" On pourrait se demander pourquoi elle partait pas avec son "Marion" sous le bras. Je vais vous le dire. Ma mère est de confession catholique. Autrement dit, le divorce est une chose qu'elle ne devrait pas avoir à connaître.

J’ai grandi dans ce genre de quartier. Celui où il vaut mieux éviter de trainer dans les rues. Surtout si t’es pas black. Ou blanc. Ou rebeu. Moi, je suis un métis. Un petit bâtard. Mixe entre les latinos et les blancs. Autant dire que je ne sortais jamais après le couvre-feu que ma mère avait instauré. Elle avait trop peur pour moi. Pourtant, je ne vivais pas non plus dans la banlieue la plus chaude de Paris. Je vais juste vous dire un truc avant de continuer. Ce qu’on raconte à la télévision. Vous savez ? Ces jeunes drogués, violents, alcooliques, qui foutent le feu aux bagnoles. C’est sur joué. Moi, si je ne sortais pas, ce n’était pas tant que je risquais de me faire tuer, que parce que je ne pouvais appartenir à aucun clan. Et si tu n’appartiens pas à un clan, alors t’es personne. Et si t’es personne, il vaut mieux faire profil bas. Enfin. Donc, j’ai grandi là. C’était assez sympa comme coin l’air de rien. Des HLM, ouais. C’est pas reluisant. C’est bon pour les rats. Mais c’était bon pour moi. Certains vont aller se demander pourquoi je ne faisais rien pour ma mère. Mais merde. On est pas dans un film. Le gosse qui se met entre son père et sa daronne pour la protéger des coups. Pas assez sensibles à la détresse maternelle ? Juste pas assez con pour essayer de stopper un homme de près de deux mètres, du haut de mon mètre vingt. Et encore. A huit ans, t’es pas très grand…

Ma mère, avec ses rêves de princes charmants, avait aussi celui de faire de moi, son fils, un grand homme. Avocat, puis juge, puis ensuite, président. Laissez-moi rire. Je l’ai laissée espérer. Elle a été jusqu’ à se prendre un second job, pour me payer des cours dans une école privé. Attendez. Ecole privé, c’est pas un truc de bourge par ici. C’est juste un lieu où t’es sûre que ton fils, ta fille, ne se fera pas racketter dans la cour de récré. Où tu sais qu’il y a des professeurs qui montent la garde dans une cour entourée de grillage. Le portail ne s’ouvre qu’à heure fixe. Le début des cours, puis, la fin des cours. J’étais pas le cancre contrairement à ce que beaucoup pensent en me voyant. Enfaite, j’étais même le chouchou. Attention, pas le fayot. Faut pas abuser. Mais j’apprenais vite et j’avais de bonnes notes. J’avais plutôt intérêt si je voulais pas décevoir ma vieille. Sans parler du fait qu’autrement, le vieux lui tombait dessus, car depuis mes dix ans, le vieux était devenu plus violent. Il s’énervait plus vite, plus fort et frappait pour une casserole qu’on oublie de ranger, comme pour un regard échangé avec le voisin. Enfin. Vous voyez le genre…

J’ai suivis les cours longtemps en étant premier de classe. Jusqu’à mes quatorze ans je crois. Après, ça a commencé à partir en couille…Pourtant, je ne l’avais pas encore rencontrée…Anne.

Tout le monde sait ce que c’est. L’adolescence, les premiers poils, la bite qui démange…les boutons d’acnés, le changement de voix. Certains commencent plus tôt. Douze, treize ans. Moi, ce fut quatorze. J’ai fait eu une poussée. Je suis passé du gringalet au géant. Ma mère me trouvait beau, mon père commençait à me craindre. Pourtant, je n’étais pas spécialement violent. C’est vrai. Je passais mon temps dehors depuis peu, avec des amis, mais je n’avais pas le tempérament que l’on prête aux mecs avec mon allure. Ce look bien particulier, je me suis tourné vers l’originalité vers l’âge de quinze ans en somme. Et depuis, j’y suis j’y reste.

Ma première copine, s’appelait Eugénie. A-t-on idée d’appeler son gosse ainsi ? Je vous l’demande. C’était une fille particulière. Elle avait ce qu’on appelle des tocs. Troubles obsessionnels compulsifs. Elle était persuadée en somme que si elle quittait un endroit à une heure avec un chiffre impaire, le monde autour d’elle allait être détruit. Ses parents mourir…et je ne fis pas exception à la règle… Si elle quittait notre salle de classe ou ma chambre à heure impaire, je tomberais raide mort dans la minute. C’était particulier de sortir avec elle. Et même coucher avec elle. Bien évidemment, j’y ai pris goût. Les femmes jveux dire. Pas les tocs. La première fois, c’était pas l’pied. Vous savez…l’oiseau qui refuse d’abord de se lever, puis ensuite, c’est la capote…trop serré ou trop grande. Tu galères comme un miséreux et quand t’arrive enfin à entrer dans ta chérie, sans te tromper de trou cette fois, tu éjacule directe…Ouais….pas le super pied. Heureusement que je n’me suis pas arrêté à ça. Sinon je crois que je serais entré dans les ordres.

Donc ouais. Une première fois laborieuse, suivit d’une seconde fois timide…à tâtons si l’on veut. Si je puis dire. Puis une troisième…expérimentale. Expérimentale. C’est étrange d’utiliser ce mot dans des rapports sexuels. Je crois qu’elle n’a pas aimé que je la prenne plus violemment. Ce n’était pas que j’étais violent. Mais je l’avais vu dans un film. Je m’étais senti puissant. Elle a commencé à pleurer, je me suis sentis con. Je l’ai raccompagnée chez elle et je n’ai plus eu de nouvelles. Alors j’ai enchainé avec d’autres miss. Mais elle n’avait pas le même goût qu’Eugénie. Insipide ? je n’irais pas jusque-là. Mais elles avaient des noms si banals. « Marie, Rose, Samantha, Clémence…Delphine… » et elle n’avait pas les troubles d’Eugénie. Elle n’avait rien que des existences de petites collégiennes en mal d’amour et de prince charmant. Non. Je n’ai jamais été ce prince-là. J’étais plutôt un crapaud à cette époque et même encore aujourd’hui. Mais je crois que mon air de bad boy leur plaisait bien…à ses filles.

Puis j’ai eu seize ans. J’ai commencé un apprentissage de garagiste. Ce n’était pas un métier qui m’attirait, mais mon père avait un ami qui avait un ami…vous savez ce que c’est mmm ? Je me faisais un peu de fric. Le cambouis semblait plaire aux filles, puis…aux femmes. J’ai eu une expérience avec une femme mariée. Elle avait vingt-cinq ans. Une hors la loi, sachant que j’étais mineur. Mais elle avait l’air de prendre son pied à m’apprendre des trucs. Elle n’était pas super belle. Mais elle baisait bien. Ouais. Elle avait l’expérience que je n’avais pas. J’avais la fraîcheur du jeune étalon que son mari avait perdu. Nous le faisions à l’arrière de sa voiture, parfois dans la chambre que j’avais juste au-dessus de mon lieu de travail. Tout allait pour le mieux, jusqu’à ce que j’apprenne que son mari….était enfaite mon patron. La poisse. Il a essayé de me tuer. J’ai pris cher. Mais est-ce que je pouvais deviner que madame était à monsieur, alors que monsieur avait l’âge d’être son père ? Non. Dans ma tête d’ado, c’était tout sauf logique. Mais on ne cherche pas à comprendre ce qu’il se passe dans la tête dans adolescent.
Comme vous le devinez, j’ai dû changer de job. Mon père à su. Il s’est énervé contre…je vous le donne en mille, ma mère. Non sans avoir été insulté l’ami de l’ami de son ami garagiste. « S’il ne sait pas tenir sa pute de chienne, c’est son problème ! Mais il n’a pas à frapper mon gamin !!! » et s’aurait pu mal se terminer. Ma mère hurlait qu’elle allait coller un procès au cul de la grosse du garagiste, cette femme pas très belle qui baisait bien. Parce qu’elle avait abusé de son petit Marion. Mon père disait à qui voulait l’entendre qu’il ferait la peau du garagiste, tuerait sa femme pédophile et ensuite, tuerait ma mère pour ne pas m’avoir éduqué convenablement. Un joyeux bordel tout ça. Moi ? Adolescent que j’étais, je trouvais que c’était cool d’être le centre d’un pareil cirque. L’instigateur de ce foutoir digne des plus grandes séries policières. Sauf qu’heureusement, ça n’a pas été plus loin que des paroles et quelques coups échangés…

Le petit job en question ? Ha…oui. C’était fleuriste. C’est très…différent n’est-ce pas ? Mais ce métier m’a permis de rencontrer Anne. Pour mon plus grand…malheur.

Anne. Vous savez, cette fille qui, dans les séries ou les films pour ados, jouent la pétasse ? Cette fille si belle, si arrogante. Une vraie langue de vipère doublée d’une pute qui ne freine devant rien pour mettre à mal l’héroïne ? He bien Anne, c’était ça. Gosse de riche, père entrepreneur qui lui cède tout, mère qui tente de faire comme sa fille pour paraître ce qu’elle n’est plus. Petit chien sous le bras. Un chihuahua qu’elle a depuis deux semaines et qui disparaitra pour laisser sa place à un autre une fois qu’il aura grandi, une fois qu’il ne sera plus cette adorable petite chose. Anne, c’était ce concentré de bourgeoisie. De ses ongles parfaitement manucurés à sa dentition éclatante. Rien n’était jamais totalement vrai chez elle. Cheveux décolorés, piercing au nombril alors que nous n’avions pas l’âge légal. Un chauffeur, un téléphone dernier cri. Elle est venue chercher une commande pour sa mère. Oh elle ne le faisait pas parce qu’elle était serviable, mais parce qu’elle savait qu’autrement elle aurait droit aux monologues interminables de sa mère et surtout, elle pouvait louper les cours. Elle n’était pas la plus intelligente, mais putain ce qu’elle était rusée. Et manipulatrice. Moi, je suis tomber amoureux d’elle rapidement. Elle, c’était parce qu’elle savait que mon look dérangerait ses vieux. Surtout son père qui la voyait marié à un mec bien comme il faut, banquier, ou fils d’un « De… » « Von… » Ou quelque chose comme ça. Jamais avec un « Dubois » « Ducommun » « Lefevre ». Non. Surtout pas avec un nom de fille…

On a commencé à sortir ensemble en cachette. Elle me disait que c’était plus excitant. Je savais que c’était parce qu’elle voulait faire semblant de ne pas avoir envie que son père le sache. Histoire d’endormir ma vigilance. Puis, a ma majorité, j’ai commencé les piercings, les tattoos. Elle me payait une grande partie de tout ça. Des « cadeaux » qu’elle disait. Enfaite, elle me préparait à être présentable pour ses vieux. Et putain…le choc que ça leur a fait de voir ce grand type débarqué. Avec sa coupe de cheveux étrange, ses piercings, ses tattoos. Je portais déjà des lentilles de couleurs à cette époque. J’ai cru que le père allait crever. Il arrêtait pas de balbutier et devenait rouge lorsqu’il m’adressait la parole. La mère, étrangement, fut très courtoise. Peut-être trop. Elle me draguait presque, ce qui fis rire Anne lorsque je le lui expliquais. « LA vieille peau veut paraître ce qu’elle n’est plus ! » Et elle avait ce rire…si particulier, si grinçant et hautain. Elle prenait tout de haut cette nana-là.

Moi, a cette époque, j’ai commencé à voir pour devenir tatoueur. Anne était totalement pour. « Imagine la gueule de mes parents ! » Moi j’imaginais surtout me faire du fric sur quelque chose qui faisait partie de mes passions. Alors j’ai pris des cours. Le dessin n’étant pas un problème, il ne me restait que le reste. Hygiène et autres, sans oublier la pratique. J’ai fais trois ans. Anne et moi filions un amour particulier. On s’engueulait, on se réconciliait. On baisait. Elle aimait que je lui fasse mal. Ce n’était pas spécialement mon truc, mais je me pliais à ses quatre volontés. Je crois d’ailleurs que si jamais elle m’avait demandé « Tue cet homme pour moi » je l’aurais fait sans hésitation. Malheureusement, c’est ça, le fait de lui avoir dit un jour « Je tuerais pour toi bébé » qui causera ma perte. Le jury ne verra pas une simple phrase balancée dans la jouissance, dans l’amour passionnel. Ils y verront ce que les psy appellent : Une personnalité dangereuse et instable. Un beau petit psychopathe. J’avais la gueule de l’emploi…que demander de plus.

Mais pour en arriver là, il faut reprendre depuis mes vingt-quatre ans. Je me suis trouvé un petit job comme assistant en tatouage. Je suis plutôt doué et ça paie bien. Je pense que je vais épouser Anne. Lui faire deux ou trois enfants. Je sais qu’elle ne veut pas déformer sa silhouette, mais j’ai envie d’avoir des mioches. Des petits machins qui braillent et courent partout. Des mini-Marion. Je leur donnerais des noms ambigus. Camille, Jim si c’est une fille, Jeanne si c’est un garçon. Ouais. J’aime bien…je les emmènerais à l’école, engueulerais les professeurs qui ne comprennent pas que les gosses ont de l’imagination…ouais c’est ça que je ferais. J’aimerai les entendre dire que je suis astronaute ou cow-boy de l’espace à leurs petits camarades. Mais rien ne se passera comme prévu. Anne a commencé à prendre de la drogue. Oh cela faisait un petit moment, mais là, elle était passée à l’étape supérieure. Moi ? J’étais contre. Enfin. Je ne voulais pas risquer de bousiller ma santé et je tenais trop à mon job. Anne s’en foutait de tout ça. Elle voulait planer. Et j’ai accepté de lui trouver de la bonne came par le biais de certaines relations que j’avais connue étant plus jeune. Il faut dire que camée, elle baisait encore mieux. C’est salaud. Mais je crois que je le suis un peu. Et puis elle dépendait de moi autant que sa came. Parce que c’était moi qui allait chercher sa dose quotidienne. Elle me disait que c’était mieux. Ses parents ne sauraient pas et les dealers auraient plus confiance en un type comme lui qu’à une gosse de riche. D’autant qu’elle ne voulait pas risquer sa peau, se faire violer ou pire…et puis les types étaient moins enclins à m’entourlouper.

On avait toujours le même dealer. Un ptit type du genre…rat des villes, tête de fouine, corps de cochon, nez cassé. Il avait des trous dans la peau et sentait l’urine. C’était désagréable et je me grouillais en général de récupérer la came et lui filer le fric. Mais ce soir-là, quelque chose à merder…
C’est con. Je suis con. Putain ouais. Anne m’a dit qu’il fallait que j’aille vers un type. Un dealeur qui arrivait avec un nouveau genre de défonce. Et j’ai pas posé de question. J’ai pris l’adresse, les clés de la caisse et l’enveloppe avec le fric. Je suis allé voir ce mec. Il était tout l’opposé de l’autre rat. Plus vieux, chauve, costard. Il était presque beau malgré le manque de cheveux. La transaction se passe parfaitement. Je le trouve même sympathique. Je remonte dans la caisse, démarre et deux cent mètres plus loin, jme fais arrêter par les flics.

J’ai tué un mec. Putain. J’ai tué un mec ? Non. J’ai jamais tué personne. Je n’ai jamais, ne serait-ce que frappé quelqu’un, alors butter ! Ma mère était au tribunal. Mon père aussi. Ils pleuraient tous les deux. Anne était là aussi, mais du côté de la défense. Accusé du meurtre d’un dealer. Ils avaient tout contre moi. Mes empreintes sur le lieu du crime, la came que je venais d’acheter. Ils n’avaient pas retrouvé l’arme, ont essayés de me faire dire où je l’avais planquée. Je ne l’avais planquée nulle part…car je ne l’avais jamais eu. Anne a dit…putain de mots « Il disait qu’il tuerait pour moi. Et ce type, Michel Mercier était un garçon violent qui me tournait autour » Putain c’est qui Michel. La victime ? merde… « Mais jamais, jamais j’aurais pensé qu’il le tuerait. » Et j’ai essayé de dire que ce n’était pas moi. Mais qui croirez vous ? Le mec attrapé deux cent mètres après la scène du crime grâce au signalement du véhicule ? Qui en plus avait dit à sa copine qu’il :tuerait pour elle ? Ou la copine qui acceptait de témoigner contre son copain « Afin qu’il ne recommence plus. Je t’aime tellement Marion. Mais tu ne peux pas tuer comme ça…par colère » Ma mère à dit que je n’étais pas quelqu’un de colérique. Que ce ne pouvait être moi. Mais les jurés ont décidés de faire de moi le coupable idéal. Quinze ans de taules…

Putain. Je me suis retrouvé derrière les barreaux. Je n’ai plus essayé de clamer mon innocence. Le chauve que j’avais rencontré, je ne saurai qui il était réellement que dix ans après mon incarcération à la prison. Je suis devenu l’Hyène. Ou Sainte vierge Marie. Les mecs me respectaient à cause de ma taille, de mon regard, de mon look. Ils savaient, du moins pensaient que j’avais tué un mec de sang-froid et juste parce qu’il m’avait mis en colère. Je me suis fait des petits copains de cellule, si vous voyez ce que je veux dire. Beaucoup ne comprennent pas pourquoi je n’ai pas essayé de me battre. C’est simple. J’étais logé, nourris et je pouvais exercer mon métier. Je tatouais des mecs. Dix ans ça paraît long…Quinze ? Oui. C’est ce qui était prévu, mais il y a eu un retournement de situation.

Je viens d’avoir trente-cinq ans. Mon avocat entre dans la pièce des visites, puis il me sort « On va leur faire cracher le fric qu’ils vous doivent pour cette vile volée. » Je ne comprends pas. Il m’explique. Je ne suis que le pauvre type qui était au mauvais endroit au mauvais moment. Le chauve que j’avais rencontré était enfaîte le tueur. Il s’était débarrassé du premier, pour une question de fric puis avait pris sa place, car il m’avait vu arrivé. Il avait eu de la chance que je ne sois pas un habitué. Et tout, alors, c’était mis en place. Il avait appelé les flics en disant qu’il avait entendu un coup de feu. Il avait donné le signalement de ma bagnole. Et le miens par la même occasion. Et la justice avait fait le reste. Les flics avaient merdés. Ils auraient du essayer de retrouver la source du coup de fil. Auraient du se rendre compte qu’à l’heure du crime, je passais le paysage. Auraient du se renseigner. Si je leur en veux ? Non. Je pensais sortir de prison et recommencer une vie, avec mon bagage de tatoueur. Mais mon avocat leur fit cracher…plein pot.

TODAY...

Vous savez ce que c’est. La vie. Je veux dire tout le monde sait ce que c’est. Sinon on ne passerait pas son temps à balancer des « C’est la vie » à la gueule du premier con venu demander pourquoi. Et moi quand on me dit : Pourquoi t’as fermé boutique ? Pour t’installer dans un pays dont tu ne parles même pas la langue ? Dont tu ne connais rien de la culture ? Dont tu n’avais rien à foutre jusqu’à il y a peu ? J’ai envie de répondre « C’est la vie » Mais c’est pas vraiment ça. C’est autre chose.

J’étais à Paris. J’avais mon affaire qui marche du tonnerre. Les gens aimaient ce que faisais Marion. Ses œuvres, ses tatouages. Peut-être que certains venaient pour l’exotisme du personnage. Peut-être que d’autres venaient parce qu’on leur avait dit de venir. Parce que c’était « in » vous savez ce que c’est non ? C’était la folie. Ça ne désemplissait pas. J’en avais mal au bras rien qu’en ouvrant ma porte le matin. Et je faisais plus d’heures que ce que j’aurais dût faire en temps normal. C’était cool…mais.

Mais c’était pas ce que je voulais. Au final, moi, ce que je veux vraiment, c’est une famille. Une femme et des gosses. Plein de gosse. Ça n’a pas changé. J’ai cru entrevoir ce début de rêve vous savez. Parce qu’Eugénie est reparue dans ma vie. Pour le meilleur et pour le pire. Je crois vraiment que j’étais amoureux cette fois. Comme nous l’avions été par le passé. Mais les femmes n’oublient pas. Et c’est ça le souci. C’est le MAIS de mon histoire. Marion, il était pas prêt. Le cœur était pas tout à fait rafistolé du coup d’Anne. J’ai envie de dire : Cette pute. Ouais. Cette pute qui a pris ce que j’avais entre les jambes et la broyés sous ses talons. Qui a ensuite décidé de se barrer avec mon cœur. Quand Eugénie est revenue, j’me suis dit : Mec, c’est ta chance. Regarde. Ptet qu’elle peut te filer un bout du sien. De cœur. Que tu l’auras ta baraque, ta femme et tes gosses. Seulement, on est deux ans après les retrouvailles et de mon rêve, j’ai que le chien…le chien tout moisi, tout cradasse. Mais LE chien quand même. Les enfants ? Ils ne sont jamais venus. Parce que la femme a disparu. Eugénie est partie. Entre le croissant et le dîner. Elle a dit comme ça. « C’est pas une bonne idée. » C’est pas une bonne idée. « Eugénie. S’il te plaît. Me laisse pas une seconde fois. » J’aurais jamais dût dire ça. Parce que la première fois, c’était entièrement ma faute. Quand j’y suis allé un peu fort, elle n’a plus voulu me revoir. Elle a accepté de le faire près de vingt ans plus tard. Et là, elle me fait « Non Marion. C’est comme ça. On ne  peut pas. On ne doit pas aller contre le destin. C’est la vie. » Encore lui. C’est la vie. Ce fils de chien qui débarque quand on ne l’attend pas. Quand on n’en veut pas.

C’est la vie.
Et Marion se retrouve seul sur le trottoir avec son chien. Il regarde la silhouette d’Eugénie qui disparaît avec sa plante sous le bras, sa brosse à dent dans la main. Elle s’en va Eugénie et Marion il chiale comme un gosse. Le chien essaie de lui remonter le moral, mais au fil des semaines, puis des mois, Marion il arrive pas à remonter la pente, comme on dit. Il essaie de retrouver sa vieille amie, Shaundi, mais elle est partie qu’on lui dit. Toutes les femmes de sa vie en fait, à Marion, elle le quitte. Pour une raison ou une autre. Alors que dois faire Marion. Se morfondre ?

Hors de question. En regardant Clint enterrer une énième pantoufle dans le jardin derrière la maison, je me dis qu’il faut que je quitte ce coin. Que je me barre. Loin d’ici. Dans un endroit où je ne croiserai personne de connu et où on ne risque pas de m’annoncer le mariage d’Eugénie ou la mort d’Anne. Ou pire. Le contraire. Je prends mon chien sous le bras, je fais déménager tout mon bordel par container et je me tire. Adieu Paris, la tour Eiffel et ses putains du Bois de Boulogne. Et bonjour le Japon et ses sushis, les japonais et leurs yeux pas comme les nôtres et la vie d’artiste dans un monde qui pourra ptet accepter mon art un peu particulier. Jviens chez vous pour rafistoler les morceaux de cœurs brisés. Il paraît que vous êtes bons en réparation. Les meilleurs. Alors prouvez-le. Sinon j’sais pas où Marion va finir. Dans le caniveau sûrement. A retirer les croûtes d’un organe qui a pas l’air de vouloir cicatriser. Z’auriez pas un pansement pour un pauvre con qui sait pas tenir son cœur en laisse ?

Animal






Nom : Clint [Comme monsieur Eastwood]
Race : Corniaud. Vieux clébard.
Sexe : Mâle [il l'a encore et est pas prêt de n'plus l'avoir]

Description : C'est s'vieux chien. J'vous interdit de lui dire qu'il est moche. Car il est moche. Mais j'aime lui laisser croire que c'est le plus beau. Lui et moi on se ressemble tellement que s'en est flippant. C'était un chien dont personne ne voulait. J'aimais me rendre à la fourrière et me mettre dans sa cage. Mon pote, qui s'occupait du lieu me laissait faire. Je m'installais près de lui et je caressais sa tête toute pelée, près de son oreille déchirée. Et il battait de son moignon de queue. Il se grattait le flanc...là où y a plus de poil et il m'écoutait parler de ma vie en prison. C'était un lien entre nous. Ensuite je me cassais. Comme ça. En promettant que je reviendrais. Et je revenais.

Mais avec son pelage brun sale et ses yeux constamment humides, personne ne voulait de lui. Et un jour, mon pote est venu "Il faut que je l'emmène." Clint croyait qu'on venait l'adopter. Il a fait ce bruit étrange qu'il faisait parce qu'il ne sait pas aboyer correctement. Et quand j'ai vu le regard de mon pote, j'ai compris "Hors de question mec." "Tu sais bien qu'il faut que je fasse de la place pour le prochain. J'peux pas me permettre d'avoir une cage prise éternellement." "Il est pas éternel." "Même Marion...ne rends pas les choses plus compliquées." "Je te l'achète." "il est vieux" "Je m'en cogne mec. Il crèvera pas avant d'avoir vécu." Il voulait me le donner, mais j'ai payer. Je sais pas. J'avais l'impression que si je payais pas comme j'aurais dût faire pour tous les autres chiens, j'allais le blesser plus qu'il ne l'était déjà. Et j'ai payé cher. Pour qu'il ait l'impression d'être super important. Comme si j'achetais Clint Eastwood en personne.

Et depuis, on est comme deux doigts de la main. C'est mon compagnon et même s'il a des lubies étranges, c'est mon clébard et personne n'est en droit de le juger. Pas même Dieu.

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Ven 29 Jan - 22:57

Re-bienvenue Marion *^* J'adore l'idée de ce prénom pour un homme. Je sens que je vais beaucoup aimé ton perso ;)
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Lun 15 Fév - 14:25

Merci. Je dois dire que dés quand j'avais fait ce personnage, à l'époque, j'aimais déjà les prénoms féminin masculin. On me dit que Marion c'est féminin, mais il s'avère que c'est un prénom masculin. Sauf que les gens oublient. Comme Meredith.

J'espère que ce personnage sera le bon. Je l'aime vraiment et j'avais vraiment envie de le refaire.

{Si jamais vous retrouvez la fiche sur le net, c'est normal. J'étais sur un forum avec ~ Mais normalement, j'ai demandé à ce qu'elle soit supprimée alors}

EDIT: J'ai terminé ma fiche ♥
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Dim 21 Fév - 16:58

Coucou Marion ♥
Déjà, je le redis, mais j'aime énormément ton personnage ! J'aime ce côté fataliste du type qui de toute façon à vu la merde et finalement, il veut juste être heureux alors fuck it all. J'adore.

Juste une petite remarque : J'aime bien le côté "parlé" de tes descriptions, mais il faut faire attention à certaines formulations. Un moment, tu dis "chais pas"... Ce n'est pas français. Je sais que tu veux faire ressortir le côté "parler familier" avec ça, mais... Dans ce cas mets "J'sais pas". J'ai vu plusieurs petites choses comme ça. Ça n'empêche pas ta prévalidation à mes yeux (Même si une relecture avant que le grand manitou ne passe derrière moi ne serait pas idiot ;) ) mais mes collègues pourront certainement te faire la remarque ici ou dans tes RPs si la chose est répétée trop souvent ;) fais donc attention à l'avenir =)

Quartier Nord


Dans les tréfonds, Marion Lefèvre, tu viens de faire ton ascension. On raconte que tu te caches au quartier nord. Il ne te reste plus qu'à te dévoiler un peu plus si ce n'est pas déjà fait, mais surtout construire tes relations, te rendre joignable, te faire une place dans nos ruelles puis aller à la rencontre des habitants de la ville.

Dreiden M. Ijiwaru
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Date d'inscription : 21/05/2011
Crédits : RiotEye
Profession(s) : Avocat en Droit Pénal, Mannequin pour Of Velvet, Dealer à Shooter

http://www.mayaku-town.com/t19-dreiden-morgan-morden-ijiwaru#20

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Such a pretty boy, but such a dirty mouth.
Such a pretty boy, but such a dirty mouth.



Dim 21 Fév - 22:02

    Bienvenue à toi Marion !

    J'ai hâte de voir ce nouveau personnage s’inscrire à Mayaku. Ça promet de faire des rencontres intéressantes. :)

    N'hésite pas si tu as la moindre question. Tu commences à connaître la maison depuis tout ce temps !


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Lun 22 Fév - 2:10

J'ai mis du temps à lire ta fiche, mais ça en valait le détour ! Tu as une plume brute de décoffrage, mais au service d'une histoire vraiment touchante. Il n'y a pas jusqu'à l'histoire de Clint qui ne soit belle. J'aime beaucoup. Au plaisir de lire tes futurs RPs. :)
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Lun 22 Fév - 2:54

Jolie fiche ! D'abord, j'me suis mise à regarder ton personnage et me suis dit "c'quoi ça". Après, j'me suis mise à lire tes descriptions, les doigts dans la bouche.

Au final, j'aime beaucoup, beaucoup beaucoup ton style ! Direct, cru comme qu'on dit. Je te souhaite la bienvenue, franchement !

Au plaisir également de lire tes rps, ou d'y participer ! :3
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Lun 22 Fév - 12:19

Ohlala mes cheriiiiis *Accent de la Cordula* Halala...que je suis flatéééé hiiii

Hum

Merci à tous. Vraiment. Je suis contente que Marion plaise, car c'est un bébé auquel je tiens particulièrement.
Des rps, des liens avec tout le monde quand je serai validé !!!

Et monsieur le staffieux: Oui pardon...dans la lancée je ne contrôle plus mon orthographe. Je corrigerai tout ça très vite promis !!! ♥
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