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C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 Sale gueule, méchante minouche. | [Mekura Yanagi]

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guess what I am capable ofInvité



Sam 30 Jan - 22:38

Mekura Yanagi



Identité






Nom complet : Mekura Yanagi. Vous n'aurez jamais la permission de l'appeler par son prénom. Aussi, ce sera « Mekura », peu importe qui vous êtes.
Date & lieu de naissance :  Entre les cuisses de sa mère, en 1972, à Kobe. Un onze août. Ce qui nous donne : 11/08/1972
Âge : 42 ans
Signe astrologique : Rat
Orientation sexuelle : Qu'importe. Elle ne traîne pas avec les gens pour se faire toucher d'une manière ou d'une autre. Les relations sexuelles sont proscrites, lorsqu'il s'agit de la côtoyer.
Origine(s) : Japonaises, indubitablement.
Langue(s) parlée(s) : On distingue langue et langage. Par langue, il y a japonais, par langage, elle connait et maitrise le silence, la corruption, le chantage, la menace et la domination. Si les communautés sont formées par des individus exprimant entre eux une relation basée sur les mêmes signes linguistiques, alors elle est ce genre de personne qui se mêle à chaque communauté, en connaissant les multiples langages.

Crédit avatar :




Classe & situation sociale : (indiquer la classe) ; Célibataire. Gérante.
Profession : Gérante d'une structure d'accueil pour femmes en danger.
Casier judiciaire : Couverte par la pègre locale. Liens obscurs avec la mafia.
Ancienneté : Sept ans. Elle s'est intégré dans le milieu, consciencieusement, imposant ses marques et son existence au travers du quartier. Elle a déjà retrouvé sa poubelle et sa boite aux lettres vandalisées, mais elle s'est montré tenace, et elle fait désormais partie du décor urbain.



Quartier


Le quartier où vous désirez habiter à Mayaku :

Ouest

Habitation :

Ouest : Appartement



Physique


« Citation »

Un café discret, bon marché. Les néons électriques sont sobres, sans personnalité, et projettent des halos douceâtres sur une salle banale. Des chaises, des tables, des menus en éventails qui se dressent en silence au travers d'un calme plat. Il est presque trois heures du matin, et il n'y a que trois clients. Deux d'entre eux sont un couple, assis près du comptoir. Et puis il y a elle.

Elle est assise près de la vitrine, et son reflet est projeté contre la glace. Derrière, la nuit et la ville se confondent en un amas de couleurs et d'ombres électriques, dans des mouvances nocturnes. On a disposé un café devant elle, ainsi qu'une assiette remplie d'un plat de crudité. Elle a laissé la trace de son rouge à lèvre mât sur le rebord de la tasse, mais n'a pas touché aux crevettes. Elle n'a pas très faim, et l'assiette, elle ne l'a peut-être commandée que pour justifier son attardement en ces lieux. Elle ne fait rien. Pas grand'chose, du moins. Le coude replié sur la table, elle soutient sa face, laquelle est orientée de trois-quart vers la vitre, et elle semble regarder au travers. Elle est perdue dans ses pensées, ses épaules sont légèrement voûtées vers l'avant. D'ici quelques minutes, la serveuse va repasser, afin de lui demander si elle veut quelque chose. Elle répondra par un borborygme, et la serveuse hochera simplement la tête, un peu ennuyée par cette cliente qui reste trop longtemps.

C'est une femme laide. On le voit à son nez trop busquée, ses mâchoires trop proéminentes. Elle a de grandes et longues joues. Quelque part dans le café, une radio diffuse un vieux tube de jazz, et elle réagit en reconnaissant « Five spot after dark ». Ses paupières tombantes, aux plis sinueux, marqué comme des courbes disgracieuse dans sa chair lui donne un regard endormi, lent. Pourtant, en cet instant, malgré son calme, malgré son attitude inerte, elle est alerte, comme un chat à l'affut. Seulement, dans l'étendue recourbée de son mètre quatre-vingt douze, elle a cette position trop pensive, trop posée, pour donner à quiconque l'impression d'être sur ses gardes. La serveuse qui l'a accueillie s'est bien rendue compte qu'elle avait un physique particulier. Pour une femme, japonaise qui plus est, elle ne correspond pas à la norme. Premièrement, il y cette taille. Deuxièmement, il y cette carrure ; rectangulaire, comme une armoire à glace. Elle est hommasse, dira t-on. Est-ce la vérité ? Physiquement, ses traits sont ingrats, et ses avant-bras ressemblent à des massues. Elle a de longs pieds, trop peu de poitrine, et son visage n'a aucune courbes douces. Comme un masque cruel que lui a offert la nature, elle arbore une face qui n'attire les hommes que par un souci de voyeurisme surpris. On la dévisage souvent, elle a l'habitude, désormais. Après quarante ans, on ne se soucie plus vraiment, dans son cas, de ces regards qui accrochent la gueule des passants trop remarquables. Et elle fait partie de ceux-là.

À côté d'elle est posé un sac de sport. Usé, il est couché sur la banquette en cuir à laquelle elle s'est assise, et elle a déposé en travers une veste de cuir. Elle a les jambes croisées, les coudes posés sur la table, elle observe l'extérieur, la rue, sans que son regard ne vacille sur un point particulier. Elle porte un jean sombre, des baskets défraîchies aux semelles assombries par l'usage. Un tailleur choisi sans soin particulier, sobre. Elle ne porte aucun bijoux, et le seul maquillage qu'elle a, c'est cette touche de rouge à lèvre qu'elle a abandonné sur le rebord de sa tasse.
Elle a les cheveux blonds et courts. Ils étaient bruns,  typiques de la race nippone, avant qu'elle ne les coupe et les décolore. Il n'y a pas de soin particulier apportés à sa coiffure. Le vent et ses déplacement coiffent mieux ses cheveux qu'elle même.

Elle a de longues mains. Des phalanges osseuses, marquées, et des saillies veineuses qui parcourent sa peau, entrelacées sous ses avant-bras pâles. Des muscles visibles, trop peu discrets pour une femme. Des biceps et des triceps dessinés, et une force évidente. Des triangles développées et des lombaires endurcis. Un physique d'athlète, ou bien le témoignage, encore, qu'elle n'a rien de particulièrement féminin, grâcieux, délicat, cliché au genre du sexe faible. Un dos large, épais, des épaules carrées. Une gorge pâle, et des seins plats. Elle porte un parfum, mais la fragrance est mélangée à l'odeur de tabac et de café. Elle n'a pas été gâtée par la nature. Sous ses vêtements, son corps est droit, et on dit qu'elle a le cul plat. Elle est laide.
Mais son sourire a un certain charme.

Caractère


« Citation »

La porte automatique s'ouvre du café s'ouvre. C'est le couple qui s'en va. Un tube de jazz tourne encore, et elle s'arrache à la contemplation d'un extérieur calme, pour tendre la main, et attraper le café. Le mouvement est lent, précis, et dans un contexte neutre, paraît banal. Il y a dans ce mouvement l'expression, pourtant, de tout ce qu'elle est. Précision, lenteur, ce sont des adjectifs qui définissent la nature de cette femme. Sous ses muscles stimulés par un quotidien pseudo-normal, il y a cette force dangereuse.

Elle lève la tasse, et porte le regard jusqu'au comptoir. La serveuse est occupée à la caisse, et ignore le regard qui se pose sur elle. Un regard formé par des années de pratique à deviner quel type de profil cette femme représente. Elle observe la serveuse, et est capable de deviner qu'en cas d'agression, la jeune femme en uniforme serait incapable de se défendre. Il y a ce bleu, sur sa cuisse, qui est surpris, au détour d'un soulèvement de la jupe de cette serveuse. La gorgée de café passe mal, et elle repose la tasse, lentement. Un instinct, trop maternel, trop relatif à ce qu'elle est, la pousserait presque à se lever, et à aller voir la fille, pour lui donner sa carte personnelle. Elle ferme les yeux. Elle ne peut pas vraiment, en cet instant, il y a des circonstances qui la forcent à rester immobile, à patienter. Elle a besoin de preuve, comme toutes choses en ces lieux.

L'horloge indique quatre heure. La jeune fille abaisse le son de la radio, et après quelques minutes hésitantes, décide de s'approcher. Elle, elle n'a pas bougé.

« Excusez moi de vous dérangez, madame. Le café va fermer, je dois vous demander si vous voulez bien vous préparer à sortir. »

Elle ne répond pas, mais acquiesce d'un mouvement de la tête. Ses grandes mains attrapent le sac de sport, et elle déploie son mètre quatre vingt douze. Elle récupère son blouson en cuir, qu'elle enfile, et qui lui donne un air entre la rockeuse et le mafieux. Sa grande bouche est étalée en un trait fixe, immobile, et elle paie avec une carte bancaire, sans un mot. La jeune fille la remercie, mais elle pointe directement du doigt la cuisse.

« Vous vous êtes fait ça comment ? »

La serveuse baisse les yeux, un peu surprise. Puis, une rougeur envahit ses joues, et elle se justifie tant bien que mal en expliquant qu'elle est tombée à l'entraînement de volley, et que sa peau a marqué. Elle écoute en silence, et ne rajoute rien. Elle sort en silence. On ne lui accorde pas d'être bavarde. Chaque mot à son importance, elle ne dit que le nécessaire, ne parle que lorsque c'est utile. La sangle de son sac est jetée sur son épaule, et elle sort du café en écoutant les dernières notes du tube de jazz. Les portes automatiques se referment derrière elle.

(…)

Silencieuse.
Sous les paupières tombantes, son regard est lent, scrutateur, et de loin, elle observe la serveuse qui, après avoir verrouillé la grille de sécurité du café, reste debout sur le trottoir, à attendre dans le froid. Mois de décembre, mouillé et vicieux, il soulève les vêtements et les souffles, rendant tout humide. Elle inspire, la cigarette pressée entre ses lèvres, et recrache la fumée. À côté d'elle, un individu, un protège-nez relevé jusqu'aux rebords des yeux, se tient les bras croisés. Ils forment un duo à la hiérarchie impeccable. Elle n'apprécie pas la présence d'homme qui pourraient se sentir égaux ou supérieurs à elle. Dans sa misandrie, elle ne tolère que ces individus masculins en mesure de comprendre qu'ils ne doivent espérer tenir qu'un rôle de subalterne sans rien réclamer. C'est un jeu de pouvoir qu'elle a appris à imposer.
Pour l'instant, elle et le type ne se parlent pas. Ne se regardent même pas. Ils fixent, cachés dans la pénombre d'un recoin de bâtiment, la rue à sens unique dans laquelle le café est implanté. La fumée de cigarette est égaré dans un oxygène pollué par le froid et l'humidité. Ils n'attendent pas très longtemps, pourtant. Presque dix minutes après que le café soit officiellement fermé, apparaît une voiture qui vient se garer sur le bas-côté. Un homme en sort. Il porte une petite valise, et sous son trench-coat, on devine le costume sobre du classique vêtement des bureaucrates. Salary-man.

Il s'approche de la serveuse, elle serre un peu plus son manteau trop court. Il lui parle. De là où elle est placée, elle ne peut pas entendre ce qu'ils disent. Mais il y a une tension, et le ton monte un peu. L'homme s'énerve, et crie quelque chose, elle fronce les sourcils. La serveuse se met à piailler, comme pour argumenter. À côté d'elle, le type a sorti une caméra, et filme la scène. Le salary-man ignore cela, et dans une attitude d'agression-hésitante, comme s'il n'était pas sûr de pouvoir déployer complètement sa violence, il a saisi la fille par les cheveux, et semble lui murmurer à l'oreille. De loin, ce n'est pas sûr, mais la caméra enregistre le mouvement de ses doigts, et comment il secoue la tête de la fille. Puis, au bout de quelques secondes, il la relâche. Il ouvre sa valise, énervé, et en sort quelque chose, qu'il fourre entre les mains de la serveuse. Elle s'est mise à pleurer, doucement, mais ça ne l'émeut pas, et après quelques mots sifflants, il scrute la rue, et retourne dans sa voiture. La caméra s'oriente sur la plaque d'immatriculation, sur le modèle, et ne se coupe que lorsque l'automobile a disparu au coin de la rue.

Elle froisse entre ses doigts la cigarette. Elle a ses preuves, maintenant.
« Je vous laisse vous en occuper. »

Le type à côté d'elle hoche lentement la tête, et esquisse un mouvement pour s'éloigner. Elle le retient, du bout des doigts. Écrasante, ce n'est pas très compliqué. Elle secoue sous son nez une liasse.

« Un complément. Pour que ça ne traîne pas. »

Les yeux du type n'expriment aucune émotion. Elle sait que ces gars-là sont entraînés à radier toute forme de cupidité, et de faiblesse en général. Mais elle sait aussi que l'enrichissement que représente ce petit bonus améliorera l'intérêt que porte l'oyabun à leur « alliance ». En tant que femme, malgré son physique, elle sait qu'elle n'a qu'un nombre limité d'option pour se faire respecter dans un milieu pareille. Et si elle a les épaules assez forte pour assumer le rôle qu'elle a choisi d'adopter, l'argent représente un avantage considérable. Elle tient à conserver ses atouts, et qu'elle représente un revenu attrayant pour la mafia fait de l'organisation une alliée très intéressée et intéressante.
Le type accepte en hochant la tête, et récupère l'argent, qu'il range dans la doublure de son manteau. De l'autre côté, la fille, en tremblant, s'est mise en tête de rentrer chez elle.

Elle, dans la nuit, s'éloigne. Le type à la caméra a disparu depuis bien longtemps. Elle, elle est comme une ombre. Elle appartient à l'essence même de la ville, mais il n'est pas nécessaire que les habitants sachent réellement qu'elle existe. Elle appartient au monde l'ombre, et lorsqu'en journée on sollicite ses soins, ça n'est pas autrement que pour découvrir en elle la femme forte qui protège les femmes affaiblies. Elle est  discrète, connait chaque limite qu'il ne faut pas franchir, mais possède un rôle capital dans un des revenus les plus importants de certains gangs chinois et japonais. La prostitution est très souvent un milieu dans laquelle les femmes valent énormément d'argent. Elle a conscience de cela. Et dans un curieux paradoxe de protection maternelle et de commerçante mafieuse, elle impose aux hommes sa loi sur les femmes. Elle les protège, elle les paie, et les héberge. Les prostituées comme les femmes mariées et battues, mais ce sont bien sûr les prostituées qui ramènent le plus ; parce que bien souvent, les maquereaux doivent payer des soins qu'ils ne pourraient se permettre dans aucun autre lieux légaux. Elle structure la vie et la survie de certains spécimens féminins. Elle est une lionne silencieuse capable d'enfoncer son poing dans celui, trop entreprenant, qui viendra chercher des noises à l'une de ses protégées, ou à elle-même. Elle voue un respect immense à la dernière des filles jetées sur le trottoir, mais aussi à cette femme frappée par son mari depuis quinze ans, qui n'a choisi que trop tard de fuir le domicile marital. Elle est une louve qui protège et qui équilibre les deux parties. Elle ne tolère ni l'injustice, ni le retard de paiement. Elle fait presque peur, parfois, et des coups de feux résonnent, comme pour la prévenir qu'elle ne doit pas dépasser les bornes. En tant que femme dans le milieu de la pègre, elle dépasse déjà les bornes. Mais elle est maligne, et elle sait que pour se faire respecter, il faut un soupçon d'audace ; le genre qu'elle franchit sur le bout des pieds.

Mère, autant que sœur, elle est, pour les femmes qu'elle accueille, une oreille attentive, une soigneuse, une aidante. Parfois, elle a été sage-femme, parfois, elle a été faucheuse, et elle n'a jamais vraiment compté le nombre de fœtus qu'elle a fait disparaître. Elle n'est plus sensible, pas autant que celles qu'elle accueille. Elle s'est endurcie, et dans ce moulage en acier de son esprit, il y a un mépris absolu pour le genre masculin. Un mépris qui peut évoluer très rapidement en une haine féroce. Elle n'hésite pas à transmettre des informations, et à payer, souvent cher, pour s'assurer que ses protégées seront indemnisées, voir vengées.
Elle est dangereuse, mais calme et maîtrisée. C'est une maîtresse d'hommes dans un milieu macho, avenante et combative. Elle est laide, mais plus que cela, elle est pour les hommes inaccessible, et pour les femmes protectrice. Elle est un curieux mélange de douceur et de fureur. Elle est souvent là, à regarder dans le noir, suivant des yeux les hommes qui ne le savent pas.

Histoire


« Citation »


Enfance.

Famille.

Le premier souvenir est celui de la forme ramassée, au sol, de son père. Elle a huit ans, elle le regarde, sans parler. Sa mère est au travail, et ne rentrera que tard. Sa mère rentre toujours tard. Sa mère occupe un poste très important dans une boîte très importante, et c'est elle qui a le plus haut salaire du quartier. C'est elle, aussi, qui paie le loyer. Sa mère est une bonne mère, tous les voisins le disent. Les voisins sont admiratifs. En général, c'est curieux, et souvent mal pris, une femme qui rapporte la paye au foyer. Mais comme c'est une femme très sérieuse et très importante, les voisins sont admiratifs. Elle a appris à l'être, en comprenant que sa mère était une femme « admirable ». Dans le Japon urbain des années 80, l'essor économique est très important. Les travailleurs, notamment les cadres, sont les pionniers d'une apogée culturelle et économique. On applaudit les gens comme sa mère. Elle le sait. Elle en est fière.

Mais son père, lui, ne travaille pas. Il est malade. Paresseux, comme sa mère le crie souvent. Hors, les personnes paresseuses ne sont pas tolérées dans la société. Elle le regarde, lui qui est prostré au sol, et elle a conscience, dans sa cervelle d'enfant de huit ans, que les voisins ne sont pas aux courants que son père a des problèmes, et que sa mère, par crainte de voir le jugement se transformer, n'ose pas divorcer. Un ménage est fait pour tenir, même si, dans le cas de ses parents, il ne tient que dans les propos de sa mère. Elle observe, de haut, la forme pathétique du géniteur pour lequel, à huit ans, elle a été vicieusement éduquée à mépriser.

École.

À l'école, ce n'est pas la même chose. Elle n'est que moyenne, et ça ne satisfait pas sa mère. À l'école, on se moque de sa face étrange, asymétrique, de ses grosses lèvres et de ses paupières tombantes. « Grenouille », « Vache », « Girafe » les animaux défilent dans la bouche des enfants, pour la qualifier, et elle se retrouve isolée, à pleurer dans le fond de la cour, le visage contre le mur, pour ne pas qu'on voit ses larmes, comme le veut la conscience commune. On rit d'elle, on tire ses nattes. Elle est trop grande, trop moche, elle a compris cela grâce aux autres enfants, et ça s'inscrit en elle comme son identité.

Collège.

Elle a treize ans. Les garçons se moquent d'elle, et les filles écrivent sur les premiers chat à quelle point elle est laide. Elle ne pleure plus. Elle découvre, dans le club de l'école, la lutte sportive. C'est un milieu dans lequel elle découvre qu'elle l'emporte sur plusieurs filles. Sa mère, malgré un scepticisme de début, va commencer à l'encourager. Il y a, dans le fait d'avoir de grosses cuisses et de grosses épaules, un avantage. Elle commence à le découvrir, et ses adversaires deviennent des partenaires. Elle remporte un premier match inter-collège, et un second. Le regard des camarades changent, et si certains continuent à se moquer, la plupart, dans une hypocrisie enfantine, vont commencer à jalouser son succès. Elle est, à la fin du cycle, même félicité par le directeur. On lui remet une médaille et un petit diplôme, lors d'un événement organisé. Elle salue face à un public de jeunes en uniforme, et son sourire est particulier. À la fin du collège, certains garçons, un peu bizarres, vont lui proposer de sortir avec eux. Elle refusera.

Famille.

Le début des années 90 est marqué par la bulle spéculative japonaise. Un déficit qui marque un trauma dans l'industrie. Sa mère travaille plus que jamais pour combler le déséquilibre. Elle, elle entend son père qui pleurniche, et elle le méprise. Elle aurait bien aimé avoir autre chose qu'une lavette comme géniteur. Lavette, c'est un terme qu'elle a choisi, précautionneusement, pour qualifier son père. Sa mère utilise d'autres mots, mais même pour l'adolescente qu'elle est, ils lui paraissent trop durs.

Université.

Elle a obtenue une bourse pour s'entrainer plus que jamais. Sa mère est très fière. Son père ? Son père n'existe plus. Il a disparu, s'en allant un matin, avec sa petite valise, et il n'a jamais plus téléphoné. Cela fait deux ans, maintenant, et elle et sa mère considèrent, sans vraiment se le dire, que ça fait un souci en moins. Bon débarras, comme on dit. Elle ne s'inquiète pas pour l'avenir. Elle envisage devenir catcheuse professionnelle. Elle a déjà fait quelques apparitions télévisées, dans des petits tournois, et les gens ont beaucoup appréciés. Elle tient souvent le rôle de méchante, avec son profil atypique. Mais les gens adorent ce rôle. C'est une expérience grisante, et sa vie de jeune adulte commence vraiment bien. Sa mère, elle la voit rarement, depuis la fin du lycée. Elles se croisent, parfois, en semaine, quand sa mère rentre d'un voyage d'affaire. Elle est habituée à vivre seule, ça ne la dérange pas. Sa mère lui dit souvent, par sms, qu'elle doit toujours faire en sorte d'être une femme forte, à défaut de se trouver un bon mari. Elle est d'accord avec cela. Elle s'est fait des copines, des camarades à l'université, qui traînent avec elle. En réalité, aucune de ces filles ne l'apprécient réellement. Elles sont toutes intéressées par l'aura de célébrité sportive qui l'entoure elle, et lorsqu'elles vont au bar, elles utilisent ce prétexte de starlette pour attirer les garçons. Elle n'a pas vraiment d'amis. Elle aime bien les chats. Elle parle peu. Elle sourit, s'intègre facilement, mais elle ne dévoile pas vraiment ses sentiments. Les gens n'essaient pas vraiment de l'écouter. Elle sort avec les autres filles pour s'aérer l'esprit. C'est un quotidien routinier.

Les compétitions sont très dures, maintenant. Elle s'est blessée une première fois, au bassin, et elle a frôlé la catastrophe, mais après quelques mois de rééducation, elle a pu reprendre la lutte et le catch. Maintenant, elle est une vraie vedette dans les émissions. Elle est parfois invitée sur des plateaux, surtout lorsqu'on son dernier match, retransmis à la télévision, sur la chaîne sportive nationale, a fait sensation. Elle joue le rôle d'une méchante, dans le catch féminin. Il s'agit d'étirer les lèvres, ses grosses lèvres molles, en un rictus sauvage, animal. Elle y arrive très bien, les spectateurs sont toujours très impressionnés. Ses agents augmentent régulièrement le prix, et elle peut se payer un petit appartement chic dans le centre de la ville. Il y a ce garçon, aussi. C'est le fils d'un de ses professeurs à l'université, qui lui tourne autour. Il est plus sérieux que les autres, il lui parle doucement, et ne semble pas effrayé par son visage désavantageux. Elle s'est méfié, naturellement, mais plus le temps passe, plus son esprit laisse naître une idée qui a germé. Elle hésite.
Au printemps, à la suite d'une fête annuelle, elle est trop fatiguée pour rentrer, il lui propose de venir chez elle. Elle accepte. Le lendemain matin, ils parlent, ils rient, elle sent son cœur battre un peu plus fort. La journée s'écoule rapidement. Le soir, il la raccompagne chez elle. Dans un élan un peu fou, elle lui propose de monter dans son appartement. Il accepte, souriant. Elle lui offre un peu d'alcool, le grand jeu comme on dit. Il l'embrasse. Ce n'est pas une première, pour elle, mais elle est amoureuse, ce soir là, et les mains de ce garçon vont s'aventurer plus loin que jamais. Elle va se laisser faire, ronronnante, et elle va pousser des cris stridents quand, sous les vas-et-viens du pénis enfoncé dans son vagin, elle succombera complètement au plaisir. Il va l'empoigner, elle va hurler encore plus, il râlera, et leur peau devient brûlante, en se couvrant de sueur. Elle se dit que le moment est parfait, qu'elle est amoureuse, et que la vie est superbe.
Ils vivent heureux. Un mois, deux, quatre. Un an.

Et elle se rend compte, alors qu'elle fête ses vingt trois ans, qu'elle est enceinte. Avec cela, elle se rend compte que lui, de son côté, il entretient deux relations distinctes avec certaines de ses camarades. Elle est horrifiée. Elle rompt les liens. Elle découvre que la grossesse est trop avancée pour qu'elle puisse avoir recours à un avortement. Sa situation est désespérée, et elle ne sait plus quoi faire. Elle est obligée, sous un faux prétexte, d'annuler ses compétitions, ses tournois, ses apparitions à la télé. Elle ne veut pas que sa mère soit au courant. Elle envisage déménager, fuir. Jamais auparavant elle ne s'est sentie aussi faible, aussi humiliée, aussi abaissée.

Et puis, malgré tout, il y a quelque chose qui naît en elle. Elle haït le père de cette chose dans son ventre, et lui a explosé le nez et la mâchoire. Mais la chose, la petite vie qui se construit dans son ventre, elle ne parvient pas complètement à la détester. Elle se dit qu'elle est en train de devenir mère, et cette pensée la terrifie. Mais il y a aussi un attrait, fascinant, pour cette réalité. Elle s'imagine bordant un être de chaleur et de sang, né de sa chair. Elle s'imagine tenant dans ses bras un bébé lui revenant de droit. Elle créée la vie, et au fil des semaines, la chose lui paraît merveilleuse. Elle ne répond plus aux messages, -peu fréquents-, de sa mère. Elle ne veut pas faire d'échographie, mais elle a l'étrange certitude que l'enfant qu'elle porte sera une fille. Elle sait comment elle va l'éduquer. Peu importe le physique de cette enfant, elle va faire en sorte d'être toujours présente à ses côtés, et de la favoriser en tous points. Elle ne sera jamais absente, comme sa mère. Elle commence à travailler, mais avec les économies du catch, elle a largement de quoi vivre. Ses revenus sont assurés. Elle a averti ses agents qu'elle arrêtait. Elle n'a précisé pourquoi. Elle veut garder pour elle le secret fabuleux de cette grossesse qui l'enchante. Elle a préparé une chambre, et elle observe chaque jour, avec satisfaction, cette petite boule au niveau de son abdomen. Le docteur lui a expliqué qu'en vu de son physique particulier, la forme de son ventre ne prendrait pas le même profil très rond que la plupart des autres femmes. En revanche, de par son bassin peu large, il l'a prévenu que si elle envisageait accoucher de voie naturelle, cela serait très, très douloureux. Elle se prépare à cette épreuve, mais elle veut le vivre.

Le 20 mars 1995, elle est à Tokyo. Les mains sous le ventre, elle descend dans une bouche de métro, pour prendre le train en direction d'un quartier nord de la ville. Elle a rendez-vous afin de régler un problème d'assurance avec sa mutuelle, et elle est un peu en retard. Elle se déplace avec précision et prudence, comme une tigresse, progressant aux travers des quais en vaillant à son ventre. Elle est à quelques semaines de l'accouchement. Elle a débuté son huitième mois de gestations. Les contractions commencent, mais de par sa physiologie interne, elle souffre moins qu'elle ne s'y attendait. On lui a dit « Ce n'est que le début », et quelque part, cela la rassure. Elle se demande souvent si c'est du masochisme, mais elle apprécie l'idée d'éprouver la douleur. Lorsqu'elle faisait du sport, l'effort était douloureux, et cela signifiait à ses yeux qu'elle était en vie.

Elle s'assied sur l'un des sièges, dans le compartiment d'un métro. Les gens se bousculent autour d'elle, mais la plupart font attention à elle. Elle a les mains posées sur ce dôme de chair, et elle a un petit sourire. Elle a une idée vague du nom qu'elle donnera à l'enfant si c'est une fille. Elle veut garder la surprise. Même si c'est un garçon, ça ne la dérangera pas. C'est son enfant. Mais elle est presque sûre que c'est une fille. C'est l'heure de pointe matinale, les rames convergent vers la station Kasumigaseki.

Elle remarque cette boulette de papier journal qu'un type a lâché. Pendant quelques secondes, ça n'est qu'un détail au milieu d'autre. Mais quand elle se rend compte que le type perce la boulette avec son parapluie, elle se dit, sans vraiment y réfléchir, que c'est bizarre. Juste bizarre. Rien de plus. Quelques minutes plus tard, elle se rend compte que sa tête a commencé à lui tourner. Qu'elle ne voit plus très bien. Ce vieux monsieur tousse. Cette dame aussi. C'est bizarre, elle a l'impression qu'il y a beaucoup de gens qui se mettent à tousser. Et puis soudainement, elle aussi. Sa gorge est enrouée, elle a de la difficulté à respirer. Elle tousse, tousse, et brusquement, cela devient viral. Tout le monde crache, tousse, les japonais enfermés dans ce wagon se plient en deux, personne n'est épargné par cette crise étrange. Elle a mal au cœur, elle essaie de se lever, pour descendre à la prochaine station, et il y a quelque part des enfants qui pleurent et toussent en même temps. Quelqu'un demande ce qui se passe, les voix s'élèvent, elle bouscule et se fait bousculer. Un homme tombe par terre. Elle parvient à descendre à la station, elle est immitée par beaucoup d'autre. La toux ne se calme pas, et sa vision devient vraiment floue. Elle chancelle, quelqu'un la rattrape, et l'accompagne, pour qu'elle se mette près d'un mur. Elle veut comprendre, elle ne sait plus ce qui se passe, et dans un faux mouvement, elle est bousculée, violemment.

Elle entend le déchirement à l'intérieur d'elle, et le monde devient brusquement silencieux. Mute, pause, tout s'arrête, elle se tient là, les mains sur le ventre, à genoux au sol, à se dire que non, elle s'est trompé. Elle n'ose plus bouger.
Autour d'elle, les gens hurlent, toussent, se bousculent. Elle hurle en silence.

Le 20 mars 1995, elle subit l'attaque au gaz sarin du métro de Tokyo, et perd ainsi l'enfant qu'elle portait.

La suite est le long mouvement de relève qu'elle apprendra à effectuer. Elle  a enterré le bébé à quelques semaines de l'accouchement et avec lui, tous les espoirs et les rêves d'une vie merveilleuse, pleine de joie, de bonheur, de vie. Elle se met à fumer, se coupe les cheveux, abandonne toute trace de féminité, et se jette à corps perdu dans la lutte. À l'aube de ses trente cinq ans, une seconde blessure au dos lui ferme définitivement toutes les portes d'une carrière sportive. Elle s'enfonce dans une dépression lourde, et le monde n'a plus aucun sens à ses yeux.

Un matin, elle fait ses bagages, fichant dans sa valise le strict nécessaire. À ses voisins, elle dit qu'elle va vivre ailleurs. Ça n'est pas exactement vrai. Elle a pris la résolution de prendre l'avion, elle a acheté un billet. Mais là bas, arrivé à cette destination qui lui importe peu, elle envisage l'option finale. Elle n'a pas de but, pas d'avancement, et concrètement, elle est malheureuse à en crever. Elle se débarrasse de ses papiers d'identité, et jette ses valises dans le fleuve. Elle passe une heure, au moins, à penser à sa vie, au souvenir de son bébé, au sport, à ses rêves ; et tout cela, elle le jette par dessus le pont, dans un abandon complet à cette existence qui lui paraît dénaturée, vide. Elle reste assise sur le rebord du pont. Il n'y a personne dans ces lieux, et ça l'arrange. Elle ne veut pas d'une intervention à la dernière minute, qui la ferait se sentir coupable. Elle se sent vide, profondément calme, et sous elle, sous le vide, l'eau est sombre, attirante. Elle ferme les yeux, et fait le point dans sa tête.

Elle ignore, à cet instant, ce qui lui fait changer d'avis.
Elle revient de l'autre côté, descend du pont, et marche d'un pas ferme vers le centre ville. Elle est en T-shirt, et la neige tombe longuement sur les trottoirs verglacés, mais elle n'éprouve pas de sensations de froid. Elle ignore pourquoi elle choisit, en cet instant de vivre. Elle l'éprouve, simplement. Le ressent au plus profond de sa chair. Cette ville s'appelle Mayaku. Elle le découvre sans y accorder un grand intérêt. Elle se rend jusqu'au centre ville, et se loue une chambre dans un hôtel. Un projet naît dans sa tête, au fil de la lecture d'un livre qu'elle a acheté sur la route. 1Q84. On est en 2009, et elle construit, durant une semaine à l'hôtel, l'établissement de son projet. De par ses propres économies, elle fait construire une haute batisse avec un système de sécurité très perfectionné, en plein milieu du quartier ouest de Mayaku. Elle découvre, sans surprise, qu'elle s'installe dans un milieu où les gangs et les trafiquants établissent leurs lois. Cela devrait la décourager, mais au contraire, elle choisit en cet instant que cet univers machiste doit évoluer un peu. Elle veut s'imposer, comme une furie, dans ce milieu trop viril. Elle ignore les graffitis d'insultes, elle s'achète des chiens de gardes et des caméras, et elle finit par obtenir gain de cause. Les assureurs ne sont pas très à l'aise, mais elle signe les papiers qui font d'elle la propriétaire absolue de son terrain. Ses annonces sont diffusées dans le journal local, où elle présente le but de sa structure. Elle accueille en ces lieux toute femme se sentant menacée, d'une manière où d'une autre, par les hommes. Ça ne marche pas particulièrement bien, au début, mais elle garde la foi.
Un soir, elle est amenée à faire une rencontre qui va améliorer le fonctionnement de sa structure d'accueil. Elle est confrontée, dans un cadre relativement violent, à l'avis de l'oyabun local. On s'assure qu'elle comprenne bien les règles, et elle a, ce soir là, quelques dents cassées. Par ses intermédiaires subalternes, l'oyabun lui fait comprendre qu'il n'apprécie pas qu'une « femelle » dans son genre s'établisse sur son territoire en dédaignant la menace. Elle est amenée, alors, à adopter un comportement agressif, dénué de prudence, de morale, de ces bons-voulois établis par les codes de la société. Elle paie, et cela plaît. Mais elle choisit en plus de rajouter son prix ; la condition se fixe là. Elle ne se vend pas, elle s'achète elle même, et la différence est notoire. La mafia, semaines après semaines, commence à se montrer intéressée. Elle propose un système de protection à l'égard des prostituées ; ce qui pour certains clients, assurent une meilleure relation à leur fournisseur. Son discours commence à marquer les oreilles. Les dents cassées sont remboursées, et on lui laisse petit à petit le pouvoir de s'implanter complètement. Elle apprend la prudence, le chantage, mais elle s'en sort plutôt bien. Elle fait des rencontres de plus en plus avantageuses, et parvient même, au bout de trois ans de progression, à parvenir à établir un contact direct avec l'oyabun lui ayant adressé ses salutations peu respectueuses au début de son affaire. Les prostituées se font moins tabassées, suite à son système « échange équivalent », et les clients se révèlent moins violents, ce qui assure un meilleur entretien du « produit ». Elle se charge, dans sa structure d'accueil, de nourrir et blanchir les filles, et parfois de les accompagner, dans des avortements, par exemple. Elle se fait accompagner par une jeune médecin qui accepte de travailler avec elle dans sa structure. Par des courriers pistonnés, elle parvient à obtenir une subvention de l’État, qui soutient son projet, et petit à petit, la pérennité de la structure d'accueil lui assure un bon commerce. Il n'y a plus que des prostituées, désormais. Il y a aussi des jeunes filles, des femmes, des vieilles, et d'autres. Uniquement des individus de genre féminins. Parfois des transgenres, même si les cas sont rares. Elle couvre les frais en s'assurant d'une mise à main sur ses liaisons mafieuses, tout en restant clean aux yeux de l'État. La structure d'accueil, l'Ogata, s'impose comme un lieu de secours pour de nombreuses femmes dans la ville. De bouche à oreille, elles en parlent entre elles, et chaque jour, pendant près de quatre ans, elles y défilent, sous les bons soins de la gérante. Elle reçoit, de temps en temps, des messages, souvent anonymes, d'une femme qui se plaint de maltraitance et qui a « entendu dire qu'elle était en mesure de mettre fin à certaines choses conjugales. » Les services sont rendus avec discrétion. Il s'agit parfois de se rendre jusqu'à un café, d'attendre l'heure de fermeture, et de filmer certaines scènes.
En général, les femmes, filles, adolescentes, vieilles, sont satisfaites de l'évolution des choses à la suite. Elle a appris quelque chose, à côtoyer les yakuza. Une des phrases de Murakami le résume assez bien, selon elle.  
Il n'y a qu'une seule vie, mais il y a deux oreilles.
Ou deux testicules.

Animal






Nom : Tamaru. Un héritage sentimental à l'égard du personnage homosexuel, garde du corps, dans 1Q84, d'Haruki Murakami.
Race : De toutes évidences, c'est un corbeau.
Sexe : Aucune idée.

Description : Il est vicieux, et il est tout noir.

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Dim 31 Jan - 3:37

Up.
Terminé.
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Mer 3 Fév - 19:53

Hello Mekura, bienvenue chez nous ! o/
Désolée du petit retard de la validation ! Je me suis rattrapée en lisant ta fiche avec la plus grande attention, et c'était un très, très bon moment. J'aime beaucoup ton personnage atypique et la façon dont tu as enchainé le physique et le caractère. Je sens que cette femme aura une histoire très intéressante à Mayaku, et j'ai hâte de savoir la suite :D

Avant de te valider pleinement et t'attribuer ta couleur, j'avais juste une précision à te demander :
Tu parles du quartier Ouest où Mekura implante son organisme d'accueil comme le quartier le moins fréquentable de la ville, or cette description convient mieux au quartier Est ! C'est une erreur ou bien est-ce volontaire ?
Du coup Mekura vivrait à l'Ouest ou à l'Est ?

Voilà, sinon c'est tout o/
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Mer 3 Fév - 22:15

Hello Nagisa.
Merci beaucoup, ça me fait plaisir.
Mais, non, je visais bien le quartier Ouest ? Enfin, sauf s'il est préférable que j'intègre le quartier Est, ce qui ne me dérange pas plus que cela.
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Mer 3 Fév - 23:45

D'accord d'accord :) C'est que, par rapport à ton lien avec les yakuzas et ton histoire, le quartier Est est plus en adéquation ! Si ça ne te dérange pas du coup, je vais plutôt t'orienter vers ce coin là ;)
En tout cas, tu es officiellement validée !

Quartier Est


Dans les tréfonds, Mekura Yanagi, tu viens de faire ton ascension. On raconte que tu te caches au quartier Est. Il ne te reste plus qu'à te dévoiler un peu plus si ce n'est pas déjà fait, mais surtout construire tes relations, te rendre joignable, te faire une place dans nos ruelles puis aller à la rencontre des habitants de la ville.


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Jeu 4 Fév - 0:04

C'est parfait pour moi. Merci beaucoup <3
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Jeu 4 Fév - 19:25

Ma foi, ce personnage est fort bien composé ! Déjà, j'ai aimé le fait que l'origine de sa misandrie ne soit pas le classique " Mon papa me battait quand j'étais petite et maintenant je fais trop ma castratrice (ce qui, soit dit en passant, n'est en général qu'une pure pose de la part des joueurs). " Au contraire, tu as pris ce topos à contre-pieds, et c'est bien joué de ta part.

De même, l'histoire s'intègre très bien dans le contexte socio-économique du Japon, ce qui lui donne une véritable crédibilité. A ce propos, j'aurais une question, puisque tu à l'air d'être au fait de la culture nippone : il me semblait que, contrairement à nous autres, occidentaux, les japonais usaient couramment du prénom et n'employaient le nom de famille qu'entre proches. La réticence de Mekura à être appelée par son prénom est-elle donc un caprice personnel, ou est-ce que je me trompe quelque part ?

Sur ce, bienvenue à toi, et amuse toi bien parmi nous !
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Jeu 4 Fév - 19:47

Salut Daniel. Merci pour le commentaire.
En effet, je voulais plutôt m'intéresser à une dynamique de femme dominante qui entraîne sa fille à l'imiter, en dépit d'une société japonaise machiste. Le but étant de la structurer dès son enfance à cette méprise qu'elle a l'égard du sexe masculin. Ça n'est toutefois pas une ode à la misandrie, mais je tenais à faire ce personnage intolérant. Je te remercie pour le compliment.

Quant à la question, tu soulèves simplement la notion d'intimité : au Japon, il n'y a usage du prénom que dans un cadre complice, intime. Et c'est justement ce qui n'existe pas avec Mekura : les seuls cercles sociaux auxquels on peut accéder en la côtoyant sont définitivement professionnels ou liés à l'argent. Pas d'amis, pas de proches, et même si c'était le cas, elle refusera de créer une dépendance à partir du symbole du prénom : tout le monde l'appelle de la même manière, sans distinction. C'est aussi un moyen pour elle de mettre tout le monde sur le même pied d'égalité.

Voilà <3

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