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MayakuDreams come true

C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 Michiko Unarabe, alias Wendigo.

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Sam 4 Juin - 18:25

Wendigo



Identité





Nom complet : Michiko Unarabe.
Surnom : Wendigo.
Date & lieu de naissance : date inconnue ; quelque part, dans un village proche de Sapporo.
Âge : environ 28 ans.
Orientation sexuelle : paraphile.
Origine(s) : aïnoue d’Hokkaïdo, avec ascendance de Sakhaline.
Langue(s) parlée(s) : Japonais, anglais.

Crédit avatar : Togashi Korimi de Mario Wibisono




Classe & situation sociale : indigente.
Profession : sans emploi.
Casier judiciaire : consommation de viande animale appartenant à une espèce protégée. Coups et blessures. Insultes à un magistrat.
Ancienneté : environ deux ans.


Quartier


Le quartier où vous désirez habiter à Mayaku :
sud.

Habitation : sanctuaire du temple shintoïste. Elle réside dans les dépendances du sanctuaire, même s’il lui arrive souvent de dormir dans d’autres endroits de la ville. Le temple lui sert de lieu de rendez-vous pour organiser des combats.


Physique


« Ils te verront tel que tu es. »

Un de mes tatouages représente un ours.
J’ai les cheveux bruns. Un de mes tatouages représente des ramures. Mes cheveux sont longs. Un autre, une pétasite. Lisses, ils ondulent contre mes omoplates. Et mes yeux sont verts. Et mes lèvres sont roses ; parfois fendues, parfois charnues. Un dragon serpente mon corps. Et les esprits l’habitent. Et les esprits l’occupent. Je suis petite car je rêve grand. Mon front est haut car il voit loin. Noire est ma chair, blanche ma peau. Une sibylle violentée par Dionysos se débat sur mon dos. L’encre est sous le derme ; souvent, il est dessus ; henné, stylo, suie : qu’importe l’outil. Mais mon âme est ici, et dans ce corps se moire. On me dit belle quand je bat des paupières, on me donne blâme quand je bat le faux frère ; en moi grâce et laideur sont consœurs. Quand je crie, ma voix est celle du loup ; le jappement rauque d’un gosier fumant. De jour, ma voix est un murmure. Je parle comme l’eau coule : je suis mon cours, fleuve ou torrent.

Un de mes tatouages représente un ours ; un autre représente la vie. Un autre, la mort, et un autre, un cri.


Caractère


« Peut importe le vin, tant qu’on a l’ivraie. »

J’aime les choses simples. J’aime le bruit de la pluie. Des pleurs. La mélodie des corps lorsqu’ils se meurent. Les fleurs fanées sont belles comme la rosée ; j’aime les bourgeons, j’aime le tonnerre. Le parfum des chairs qui s’étreignent et qui s’aiment. Les yeux des enfants qui contemplent le ciel. Et les nuages, aussi. Les nuages. Je les aimes.

C’est vous autres qui vous méprenez sur le sens de la vie et de toutes ces choses que vous considérez avec tant d’obstination. Vous voulez plus de couleurs, plus d’odeurs, plus de sons. Je suis nue de vanité, caparaçonnée d’humilité. Je me sais destinée à pourrir. Je ne recherche pas le bonheur. Il n’existe pas. Je n’en ai pas besoin. Il nous faut de l’eau et du pain. Je consomme ce que je consume ; jamais n’ordonne, jamais n’occulte. Je suis l’ohaguro qui goûte le cuivre des espèces.

Je consomme ce que je consume. Je connais la vérité qui se cache sous l’autel : on ne peut connaître que ce que l’on a dévoré.
Ne priez pas pour moi.
Je suis d’autres axiomes.


Histoire


« Vous apprendrez la putrescente magnificence. »



Ce matin, j’ai fait un rêve. J’étais allongée, nue, sur un océan de tiédeur. Mes paupières closes, je n’avais pas peur, car je savais que je ne coulerais pas. Ignorer où l’on se trouve, c’est comme boire de l’eau qui s’avère sucrée. Mon corps se tissait d’une agréable quiétude. Alors je soupirai. Et l’océan se mut. Il me caressait et me chatouillait. Il était multiple, comme l’herbe fraîche sous les pieds. Ils émergeaient sur mon corps et affleuraient à ma conscience. Il ne s’agit pas d’eau, me dis-je, se sont des rampants.

Scugitères, lithobies, scolopendres, géophiles. Il glissaient entre mes orteils, derrière mes oreilles. Lymphes, blattes, larves, pupes. Oeufs, cloportes, pucerons. Ils entraient en moi, complétaient mon corps vide. Je sentais leurs pattes et leurs cerques m’investir. Contorsions, pullulement, eucharistie. J’étais grouillante de vie, la bouche salivante d’helminthes, les cohortes au creux chaud des reins. Des boutons noirs d’enfants piquetant mes cuisses. Nécrophores.

Et, tandis que je m’effaçais dans la masse informe, un plaisir déchirant foudroya mon bas-ventre, me dispersant dans mes fluides et mes soupirs. Mes habitants. Je faisais partie d’un tout. Je n’étais qu’amour.

Ils étaient là.
Ils grouillaient.
Limaces, grillons, araignées.

Naissance. Une vie banale.
Banale, c’est bien. Inutile de marcher trop loin dans le passé, là où la neige recouvre les pas. Je suis née et je vis encore. Voilà toute mon histoire. Mes parents sont retourné vivre sur l’île de Sakhaline. Ils avaient besoin de renouer avec leur famille. C’est parce que je n’ai pas ressenti ce besoin que je suis restée. Il y a tellement d’esprits esseulés, comment partir ? Alors j’ai sillonnée le Japon, donnant mon corps à ceux qui étaient meurtris.

Les hommes parfumés n’ont pas besoin de moi. Parfois, j’entre dans une clinique, dans une maison de repos, dans tous ces havres de paix où l’on abandonne les viandes usées, détruites, déconfites. Aujourd’hui, il y a un homme seul dans une chambre au papier peint jauni. Ses cheveux sont filasses et ses bras ne sont que coudes.

Lorsque je lui parle, il me dit qu’il les a perdus sur une plate-forme pétrolière. Car on sacrifie les vivants pour extraire les morts. Il est très vulgaire, aussi. Il expectore force obscénités qui font fuir infirmières et proches. Un mauvais coup à la tête.
Alors je lui dis que tout ira bien.
Je dis, et ma langue nous dévoile sa vraie nature. En m’empalant sur ce corps fébrile et gémissant, j’apporte le réconfort, libère les haines, le fiel ; suppure la noire tristesse. Une purification.

Parfois, les femmes m’acceptent aussi. Plus rarement. Je ne peux aider que ceux qui l’acceptent. Les visages qui ont brûlés. Les organes qui pourrissent. Certains souffrent plus que d’autres, et le don que je leur offre, c’est l’expiation de la mémoire ; c’est les guider hors de cette neige éternelle. La plupart du temps, le salut est adventice.

Sur l’autel de la chair, nous laissons libre cours au désir. Les hébéphrènes, les aphasiques, les trisomiques. Mes muscles tressaillent et mes genoux tremblent. Alors qu’il m’appelle par le nom de sa mère, je suis obligée d’enfoncer mes dents dans son épaule pour ne pas qu’on nous entende.
Les rejetés.

Lorsque je lui dis au revoir, il pleure.
Mais il sait que je reviendrai.
C’est ainsi que je suis devenue séropositive.



Ce matin, j’ai fait un rêve. Il y avait cette cathédrale gothique à perte de vue. Un morne sacrifice des arbres et ruisseaux sur l’autel de la gloria. Mes pas résonnant dans les ténèbres, des silhouettes toutes vêtues de deuil apparaissent. Un peigne en ivoire tiédit dans mon poing. Il possède vingt-quatre dents.

Un homme masqué à la stature grandiloquente officie une messe blasphématoire. Il y a tant de dévots. Les ouailles sont à genoux, mains jointes en coupe ; ils retiennent un terreau qui toussote un lys anémié. La certitude me prend qu’il s’agit de leur cœur, mais je ne peux leur crier de le garder. Sept dents de mon peigne se brisent.

Le prédicateur se penche sur ses échasses osseuses, et ils lèvent la tête vers lui. Avec une fatalité sensuelle, il insère une pièce de cuivre entre leurs mâchoires. Son haleine est fétide, elle me fait penser à de la banane pourrie. Une goutte de sang mouille le lobe de son oreille gauche. Je pense à la couleur vermillon. J’exhale une forte odeur de viande, il vont me voir. J’évolue au milieu des dévots à genoux, et je crains qu’on ne découvre ma présence.

Des cors sonnent un nouvel âge. Mon peigne perd cinq dents. Ils se retournent, tous, vers moi. Dans leurs mains repose un if. La colère s’empare de moi, mais je ne fais rien. Le prédicateur regarde dans ma direction ; il ne me voit pas. Il est aveugle à toute vérité, à toute sincérité. Il ne me voit pas et mes pieds réchauffent le grès en me portant vers lui d’un pas décidé quand soudain, on ouvre les yeux.
Tous.
On me voit, on me feule, me griffe, m’invective. Mais je continue. La couleur vermillon sèche sur mes mollets ; sur mes genoux que le sol n’a pas touchés. Mes yeux sont secs. La douleur sourde de mes jambes. Une épluchure se torsade vulgairement le long de ma cuisse. Mais mes yeux sont secs. Je sens des dents de mon peigne se briser ; mon magnifique peigne en ivoire.

Je fais à présent face au prédicateur et il se penche vers moi, sur ses grandes échasses osseuses ; et son présent est une pièce de cuivre. Par un habile jeu de mains, je substitue son pouvoir de mort au mien. J’ai dans mon poing une pièce que je jette au loin, et lui un peigne en ivoire. Je tourne les talons et m’en vais.

Son peigne possède neuf dents.

Aujourd’hui, j’aime Yasushi. Hier, j’ai aimé Aiko, qui avait perdu la vue et sa famille ; la veille, j’avais aimé Madara si fort qu’il a refait une crise. Yasushi a des globes oculaires qui se remplissent de sang lorsqu’il fait une réponse allergique à à peu près tout ce qui existe. Il y a peu, il était assistant dans un laboratoire d’analyses chimiques.

Il m’explique son ancien métier tandis que ma bouche explore les méandres de son corps. Il a un goût de savon au Ph neutre et me dit qu’il préparait et classait toutes les demandes d’analyses A.D.N. Son laboratoire s’occupait aussi beaucoup de sous-traiter le dépistage des maladies exotiques des îles Ryûkyû. Je redéfinissais l’anatomie du bonheur lorsqu’il m’apprit qu’un particulier payait très cher pour racheter des échantillons déjà analysés pour des procédures de test de paternité. Inutile de préciser qu’il s’agit d’une transaction parfaitement illégale.

Je le faisais entrer en moi, et il me dit, comme ça, qu’on l’avait menacé de licenciement s’il en parlait à quiconque. Il avait alors tenté de saisir le prud’hommes, mais avait fait une erreur : en tant qu’assistant, il n’avait pas accès à tout le laboratoire ; mais il avait suffisamment de preuves pour créer un dossier solide contre son employeur. Moi, je mordillais son oreille quand il m’expliqua que, manque de chance ou de jugement, il avait engagé un avocat avant de constituer ledit dossier, et que - d'une manière ou d'une autre - ça s'était su.

Du jour au lendemain, il était sans emploi. Son appartement avait été mis à sac. Un mois plus tard, de multiples caillots intra-crâniens lui étaient diagnostiqués. Je le fis jouir rapidement, et il m’annonça que sa vie était foutue. C’était un fringant jeune homme, encore dans la fleur de l’âge, solide comme un écrou. Mais tous ce qu’il mangeait le faisait vomir, ou lui donnait la migraine, le vertige. Il avait des bleus partout.

Une nuit, il s’était arraché une oreille, parce qu’il entendait une voix à sa droite. Mais pas une voix d’humain. Je passai mes bras autour de son cou qui dégageait un fumet anormal, et il me dit que la voix était celle d’un faucon. Du moins la voix qui serait celle d'un faucon, s'il devait en avoir une. Il murmure, divague. Je mets dans sa main une perle noire, une invitation.
Il se jette sur moi et me dévore une seconde fois.



Ce matin, j’ai fait un rêve. J’étais assise dans une niche creusée à même la roche. A l’aide d’un makiri, je sculptait mon sein pour accueillir les esprits vagabonds qui, ça et là, erraient vulnérables. Nombreux étaient ceux qui se réfugiaient sous la voûte de mes côtes. Ils irradiaient de couleurs qui n’existaient pas, et des gens venaient prier.

Aujourd’hui, j’attendais que la pluie tombe. De lourds nuages noirs pendaient au dessus de nos têtes, mais pour le moment, ils se taisaient. Avec le temps, on m’avait surnommée Wendigo, ici bas. Une réputation qui m’échappe totalement et que je ne cherche pas à contrôler me suit comme une ombre.

Qui n’a pas d’ombre n’a pas d’avenir. De pauvres analogies les ont conduits à me considérer comme un esprit frappeur. Il est vrai que je frappe parfois. Aujourd’hui, dans le temples, des hommes et des femmes attendent. Ils attendent ma bénédiction pour laisser échapper leur violence et leur haine. Une purification par le sang.

Un orage éclate et, en tailleur sur le bois gonflant et pourrissant du balcon, je sors ma langue pour goûter un peu du ciel. Des grondements de feu retentissent. Certains sont là parce qu’ils ont cherché ce lieu. D’autre parce qu’une perle noire leur a été offerte.

Je sors du sanctuaire et ils allument d’innombrables bougies. Des bassines en fer-blanc retiennent les gouttes qui suintent du très haut plafond écaillé. Dans un coin, un homme joue de l’harmonica ; non loin, quelqu’un d’autre joue de la guitare. Les mélodies sont tout à fait hétérogènes. Les combats ont lieu les uns à la suite des autres. Je sculpte une énième statuette en bois. Elle avalera les esprits de haine et sera brûlée au prochain solstice d'hiver.

Ces gens ne savent pas tous pourquoi ils sont là. Ils le sont pour différentes raisons. Chacun n’obéit qu’à lui. Tous ont leurs propres adages. Je ne suis pas leur leader. Je ne fais qu’entretenir un temple pour eux. Le reste du temps, j’écume les décharges humaines pour trouver de nouveaux pantins désarticulés, de nouvelles créatures en peine à soulager.

Je leur offre une mort lente et délicieuse. Je les vide de leur désespoir et les emplis de plaisir. Il n’y a que la violence pour être sublime. La maladie, ils ne la voient pas. Après tant de voluptés, ils ne la sentent plus. Et ils meurent. Non pas heureux ni malheureux, mais sereins. L’homme inventa le bonheur en même temps que le malheur. Je ne fais que leur donner ce que leur esprit est destiné à recevoir. La sérénité.

Il meurent les uns après les autres, et moi je vis. Je ne cherche pas à savoir s’il s’agit d’un fardeau ou d’un don. Devant moi, ils se frappent. Ils crient si fort qu’ils n’arrivent plus à haïr. Souffrent tant qu’ils en interrogent l’humain. Quelque part, il y a un ennemi, invisible, inodore. Un serpent. Un spectre qui vole l'A.D.N. des gens, qui en tue d'autres, pour servir ses propres intérêts. Nous vivons pourtant dans quelque chose de tellement plus grand que nous.

Dans le temple, un homme bat une femme jusqu’au pourpre sans que ça soit mal. Ici, un homme fait souffrir son ami le plus cher sans qu’ils ne pleurent. La beauté et la laideur consœurs, on se libère de tout ce qui existe. On peut inventer ce qui n’existe pas. Ils n’ont plus peur. Certains sont mourants.

Et moi, je suis vivante.

Car on ne goûte vraiment qu'avec les dents.
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guess what I am capable ofInvité



Sam 4 Juin - 21:58

Oh. bordel. de Dieu.
Cette fiche est ouf ! D8
Dreiden M. Ijiwaru
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Nombre de messages : 2779
Date d'inscription : 21/05/2011
Crédits : RiotEye
Profession(s) : Avocat en Droit Pénal, Mannequin pour Of Velvet, Dealer à Shooter

http://www.mayaku-town.com/t19-dreiden-morgan-morden-ijiwaru#20

guess what I am capable of
Such a pretty boy, but such a dirty mouth.
Such a pretty boy, but such a dirty mouth.



Dim 5 Juin - 16:38

Bienvenue à toi Michiko ♥ !

Eh bien. Wow. Quelle fiche de présentation, quel sacré personnage ! J’adhère à ton style d’écriture, même si clairement je manque de notions parce que bien des mots m’échappent, je l’avoue. Je n’ai pas grand-chose à ajouter, tout est très bien. Je te valide donc officiellement en espérant que tu prennes autant de plaisir à jouer cette jeune femme que ton premier personnage !

Personnellement, dès que j’aurais du temps, ça me plairait bien d’écrire des trucs aussi perché avec toi. Tu as un maniement des mots à m’apprendre. J’aime tes phrases. ♥

Des liens avec Michiko. Honnêtement là, comme ça, j’en ai aucune idée. Pour déconner je dirais Aiden. Sinon, si Naoki Ueda qui est tatoueur à l’Ouest – quand Nagisa aura retrouvé une vie pour Mayaku. Un personnage comme le tien aurait-il sa place dans Charon ? À toi de voir avec les nochers (Adele & De-John).

Quartier Sud


Dans les tréfonds, Michiko Unarabe, tu viens de faire ton ascension. On raconte que tu te caches au quartier Sud. Il ne te reste plus qu'à te dévoiler un peu plus si ce n'est pas déjà fait, mais surtout construire tes relations, te rendre joignable, te faire une place dans nos ruelles puis aller à la rencontre des habitants de la ville.



Have fun ! 0/


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