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MayakuDreams come true

C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 Ne laisse pas le passé te détruire, reste forte

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guess what I am capable ofInvité



Ven 10 Juin - 23:36

Aka



Identité






Nom complet : Akagami Kyo
Date & lieu de naissance : Je suis née un lundi, le 15 JUin 1992 à Mayaku même.
Âge : 24 ans
Signe astrologique : Gémeaux
Orientation sexuelle : Hétérosexuelle, mais je n’exclue pas la possibilité de ressentir des sentiments pour une femme bien que ce ne soit jamais arrivé. Ce seraiit une expérience comme une autre.
Origine(s) : Ma mère est née à Mayaku et mon père est d'origine Irlandaise.
Langue(s) parlée(s) : Je parle couramment quatre langues : le japonais, l’anglais, le français et l’irlandais ; et je parle bien, on va dire, l’espagnol et le polonais.

Crédit avatar : image venant de deviantart et modifiée par Lou ♥




Classe & situation sociale : Je suis issue d’une famille plutôt aisée, et suis restée dans cette classe bien que je ne suis pas dans les hauts budgets c’est sûr. Je suis veuve depuis maintenant 2 ans.
Profession : Je suis traductrice, interprète et écrivaine à temps partiel
Casier judiciaire : Bien que j’eus une enfance plutôt désirable, remplie d’amour offert par mes parents et mes nombreux proches, et heureuse, je fus extrêmement secouée par la mort de ma mère. Dès lors, afin de réprimer ma tristesse, je combattis cette dernière par la colère, la violence. Cela bouleversa ma vie, j’ai été plusieurs fois arrêté par la police à cause de conversations qui avaient tournées en bagarre. De plus mon insolence naturelle ressortait bien pire qu’elle n’était. Cependant, bien que cette sombre période dura une grande partie de mon adolescence, je me calmai et appris à contrôler et enfouir mes émotions en mon for intérieur.
Ancienneté :  Je suis née ici et je mourrais probablement là.



Quartier


Le quartier où vous désirez habiter à Mayaku : Quartier Ouest .w.

Habitation :
Ouest : Loft

Code:
J’habite dans un joli loft au cœur du quartier Ouest. C’est un large entrepôt récemment transformé en logement. Il est lumineux et agréable à vivre. Éclairé par de larges fenêtres, donnant elles-mêmes sur de larges avenues, et chauffé grâce au recyclage d’énergie, il est spacieux et comporte un grand espace à vivre. Ce n’est pas un endroit réellement moderne. Il n’est pas rempli de meubles récent, d’acier et de matériaux industriels. Il ressemble à un atelier. On retrouve les murs en béton recouverts d’une couche de peinture, les escaliers en bois et la rambarde en métal d’origine. Le sol a été recouvert d’un parquet flottant. Au rez-de-chaussée, on peut trouver un grand salon et une cuisine, une salle à manger ainsi que des cabinets et une salle de bains. A l’étage se trouvent les salles plus privées telles que les chambres et la salle de prière, dédiée à la déesse japonaise du soleil, Amaterasu. Cela fait plusieurs années que je vis ici, seule.


Physique


« On ne vit qu’un éclair d’elle, un éclair de sauvagerie mêlé à de la douceur. »

Je ne saurais pas bien me décrire réellement physiquement. D’ailleurs qui pourrait bien se décrire objectivement soi-même. Soit on s’ajoute des défauts, soit on s’embellit. Nous ne sommes jamais véritablement honnête et juste par rapport à nous-même. Je vais néanmoins essayer d’être la plus fidèle possible.
Je suis une ribambelle de mots, d’expressions rattachés les uns aux autres. Je suis des volutes rouges de plaisir mêlés à des volutes noires de colère enfouie trop longtemps. Je suis un mélange de passion, de peur, de haine et d’amour. Je suis une alliance de composés instables. Je me présente sous la forme d’une drôle de potion pouvant changer du tout au tout.
On me dit toujours que la première chose que l’on remarque chez moi ce sont mes cheveux. Je les aime énormément car ils sont rares au naturel chez une personne asiatique et j’apprécie me démarquer des autres, d’une manière positive. Quand on les voit, on peut les prendre pour un coucher de soleil flamboyant, un feu dansant. C’est un étrange alliage harmonieux. Ils sont d’un rouge orangé. Rouge tel le feu ou telle la lave et orange comme la couleur de la prospérité au japon. Ils ne sont pas raides, mais lisses avec le bout ondulé. Je les adore, je trouve qu’ils ajoutent à mon charme. Ils associent mon esprit rebelle et ma gentillesse. Il paraîtrait que j’attire naturellement les personnes. Je ne sais pas si cela est vrai et je ne me permettrai pas de porter un jugement, qui serait de toute façon complètement arbitraire.
Si l’on arrive à détacher son regard de mes cheveux de feu et que l’on m’observe plus attentivement, on remarque une multitude de détails, plutôt frappants également. Je possède un visage très fin, d’une forme ovale, ayant perdu tous ces traits arrondis d’un enfant. Je n’ai pas la mâchoire carrée, loin de là, je possède des traits très fins, ce qui m’a toujours conféré une stature menue et une petite taille. Cela a d’ailleurs pu m’apporter des moqueries mais je les ai toujours surmontées, me relevant et poursuivant ma route. J’ai réussi à m’adapter à ma petite taille, mais j’ai complexé plus jeune car les adolescents sont méchants et stupides entre eux.
Mon fin visage est encadré de mes longs cheveux roux –ils m’arrivent à la taille \o/. Malgré mes origines irlandaises, j’ai gardé les traits asiatiques de ma mère. J’ai les yeux en amandes, allongés. Ces derniers sont plutôt remarquables. Tout le monde sait que les personnes originaires d’Asie de l’est possèdent des yeux d’une couleur foncée, marron ou approchant du noir. Je les ai moi-même foncés également, mais beaucoup moins que la normale et d’une couleur remarquable. J’ai hérité de la couleur des yeux de mon père. Ils sont bleus, d’un bleu foncé, marin, ressemblant au ciel étoilé grâce aux paillettes bleues très claires dispersées dans la couleur. On peut les confondre avec un ciel étoilé, une tempête au milieu de la mer, un saphir ou un lapis-lazuli au naturel, non poli, une cascade ricochant sur de multiples rochers au milieu d’une tempête ou encore les impacts de la pluie sur la peinture bleue foncée.
Pour en revenir aux traits asiatiques, j’ai hérité du fin nez légèrement retroussé, des pommettes basses, de la fossette à la joue droite lorsque je souris, du front peu grand et de ce léger pli au-dessus des yeux de ma mère. On m’a dit que je possède un visage doux. Je ne sais pas quoi en penser, que dire ? J’essaye de rester conciliante et de ne pas laisser la haine, la colère et la noirceur passées envahir mon cœur. Il est vrai, j’essaye de montrer aux personnes m’entourant que je suis gentille, honnête et généreuse. Peut-être j’essaye de m’en convaincre moi-même, je ne sais.
J’ai parlé de ma petite taille et ma menue stature, cela ne me complexe plus. Il est vrai parfois cela m’embête un peu, mais je suis comme je suis et rien ne pourra y changer. On peut également parler de mon style vestimentaire. Le japon, endroit de fantasmes et d’originalité me saura gré de faire partie de personnes ‘’normales’’. Mon style est un mélange de rock, de grunge et de féminité. J’ai l’habitude de porter des perfectos en cuir, j’en possède de pas mal de couleurs et plusieurs styles. J’en suis une fan inconditionnelle. J’adore également les chemisiers. J’aime associer les deux. Je porte généralement des jeans, bleus ou noirs. Il m’arrive de porter des jupes trapèzes. S’il y a autre chose dont je suis fan ; ce sont les chaussures Doc. Martens. J’en ai une dizaine de paires, noires basiques, blanches, bordeaux, de couleur pastel, à motifs. Je les associe partout. Malgré tout je peux également porter une robe et des talons hauts, ou même un tailleur –ceci est très rare– pour les occasions.
Mon corps est marqué par les dures épreuves que j’ai traversées durant ma encore courte vie. Je possède plusieurs cicatrices. Une d’entre elles se trouve sur mon bras gauche, plus précisément, elle traverse l’épaule pour se finir à mi-chemin entre l’épaule et le coude. Ce n’est plus une fine ligne rose. Elle a cicatrisé et est définitive, je la garderai jusqu’à la fin de ma vie. Elle date et me rappelle mon lourd passé. J’en possède plusieurs dans le dos, lourds vestiges et une dernière dans le bas-ventre. J’ai voulu m’affirmer et décidé de me faire tatouer. J’ai une lune tatouée au niveau de mon épaule droite, pas entière non, un quart de lune. Il y a également sur le bras côté intérieur une flèche pour me rappeler où je dois aller et me rappeler à chaque moment le bonheur que me procure mon sport. Je possède également des volutes partant du haut de mon cou, passant de chaque côté de ma colonne vertébrale et passant sous mes seins pour remonter légèrement entre les deux. Chacun d’entre mes tatouages me rappelle que j’ai réussi à surmonter des épisodes de mon passé, pas à les oublier, mais j’ai commencé à les accepter.
Je veux réussir. Réussir à m’accepter comme je suis et ne plus renier mes origines, mon passé et moi-même.


Caractère


« La corde se tendit, la flèche partit, tout comme son cœur se refroidit et la compréhension et la gentillesse en sont parties. Malgré tout, la flèche finit par arriver à la cible et quel que soit le résultat, comme pour un cœur, on retrouve le sourire.»

On me demande de décrire mon caractère. J’espère bien réussir. C’est un peu comme pour le physique, il faut réussir à faire la distinction de ce qu’on pense de soi, ce que pensent les autres et ce que l’on est réellement. Par quoi commencer ?
Enfant, j’étais adorable. Gentille, généreuse, toujours souriante, conciliante, obéissante, tout ce qu’il faut pour être aimé par les adultes. J’allais toujours aider mon prochain et même mon précédent. J’essayais toujours de faire tout mon possible pour me rendre utile. J’étais un modèle de vertu et d’éducation. Ma mère, étant très sévère sur les règles en société, m’a tout appris. J’étais sensible et compréhensive quand il le fallait ou sévère et sachant me faire respecter quand il le fallait. J’étais déjà mature pour mon jeune âge. Cela a toujours été le cas.
Adolescente, tout s’est gâté. Le chagrin, la colère, la rancune, tous les sentiments négatifs que je possédais et avais enfouis en moi ressortaient mille fois plus fort. Toutes les notions de bienfaisance, de politesse, toutes les règles en société apprises plus jeune étaient passées aux oubliettes. Je suis devenue violente, insolente, mes émotions excessivement amplifiées, je ne me contrôlais plus. Je n’étais plus diplomatique, aucunement généreuse, jamais souriante, j’étais rebelle, insolente avec tout le monde. Je n’obéissais à personne d’autre que moi-même, j’étais mon propre chef. Je rendais la vie de tout le monde insupportable, réagissais au quart de tour à la moindre pique. Je n’étais plus moi-même. Cependant grâce à un évènement expliqué dans mon histoire, je me suis au fur et à mesure calmée.
Depuis ce moment-là, bien que je sois habituellement patiente et de nature paisible, si une personne m’énerve beaucoup ou me fais ressentir énormément d’émotions d’un seul coup, il se peut que je ressorte ma personnalité d’adolescente, ce qui peut être désastreux pour la personne ayant provoqué ce surplus d’émotions. Mais la plupart du temps je suis une adulte calme, responsable et posée. J’ai su retrouver au fur et à mesure ma nature conciliante. J’ai réappris la générosité et la gentillesse. J’essaye d’avoir toujours un air gentil, réconfortant sur le visage. Je me suis souvenue de ce que m’avais inculquée ma mère soit la politesse, la diplomatie et les règles en société. J’ai appris à réutiliser ma sensibilité et à moins me renfermer sur moi-même.
Je reste cependant solitaire et possède peu d’amis. Je ne suis pas tête en l’air, loin de là, j’aime que tout soit carré, ordonné.  J’aime organiser les choses, les imprévus me mettent mal à l’aise. Je n’aime pas être en retard et je suis très à cheval sur les règles en société. J’essaie en quelque sorte d’expier mon ancien comportement. J’aimerais être irréprochable, parfaite si l’on peut le dire ainsi. Je sais qu’à la moindre faute, au moindre écart de comportement, je pourrai tout perdre. Et je ne peux me le permettre.
Je ne montre pas mes sentiments. Je me suis renfermée sur moi-même pendant mon adolescence. Les seules émotions qui transperçaient la carapace que je m’étais formée étaient la haine, la rancœur et l’agressivité. Le temps m’a aidé mais ce long travail n’est pas terminé. Il est vrai, j’arrive à garder pour moi l’irritation que me procurent certaines scènes. J’arrive à prendre sur moi, maintenant. Mais ce n’est pas pour autant que c’est aussi facile de montrer les ‘'bonnes émotions’’. Il est difficile pour moi de dire à quelqu’un que je l’aime par exemple. J’arrive mieux à être gentille envers mon entourage. Mais je n’aime tout de même pas le fait de montrer ce que je ressens aux autres. C’est pour moi, un certain signe de faiblesse malgré tout ce que l’on pourra me dire.
Malgré mes nombreux défauts que je m’efforce de ne pas montrer, j’ai certaines qualités. Je suis studieuse, j’ai toujours aimé travailler et m’occuper l’esprit. J’ai toujours eu des facilités à l’école. J’étais particulièrement brillante en langues vivantes notamment. Malgré des facilités dans les matières scientifiques également, ces dernières ne m’ont jamais attirée. Je suis une littéraire et écrivain dans l’âme. Je réussis ce que j’entreprends. J’apprécie me cultiver, j’adore lire. J’aime bien aussi être au courant des rumeurs.
Il paraîtrait que j’attire les gens du regard grâce à mes cheveux pour le moins étonnants. J’aimerais également les attirer grâce à ma personnalité. Ce n’est pas gagné, j’ai encore beaucoup à apprendre. Je suis cependant déterminée à prendre ma revanche sur mon passé.



Histoire


« Si tu fuis ton passé, tu n'avanceras jamais dans ton futur »

Mon histoire est mouvementée et longue, plein d’embûches et remous divers et variés. J’ai aussi bien vécu le paradis et l’enfer. Une histoire ce n’est pas caractère ou un physique, on ne peut pas lui rajouter des défauts ou des qualités. Seulement, la personne qui la raconte a généralement son propre point de vue et peut remodeler des détails afin qu’ils lui conviennent ou encore pour servir son propre intérêt. Personnellement, j’aurais intérêt à vous cacher certaines parties, les parties les plus sombres mais je ne le ferais pas. Car il faut toujours mieux dire la vérité quitte à en payer le prix que la cacher et qu’au final on apprenne mes défauts, mes faux pas, mon passé par d’autres personnes, des personnes mal intentionnées qui empireront chacune de mes erreurs.
Enfin bref,  commençons par le commencement de tout cela. .w.
Je suis née de l’union de deux personnes qui s’aimaient énormément. La femme qui m’a mise au monde s’appelait Sorayaki Yulsa. Elle était japonaise, et toute sa famille avant elle l’était également. Elle a toujours vécu à Mayaku. C’est là qu’elle a un jour rencontré son âme sœur. Mon père. Il s’appelle Gaël Ryo. Lui est un pur produit irlandais si ce n’est son nom de famille peu commun pour son pays aux consonances asiatiques prouvant un métissage. Physiquement, il n’entre dans aucune catégorie de pays si ce n’est l’Irlande. Il a des cheveux du même roux éclatant que le mien coiffés courts, des yeux d’un bleu clair poignant et chaleureux, ainsi qu’une large stature. Très grand, il dépassait ma mère d’une tête et demie. Cette dernière était une très jolie femme, des très fins comme moi, de longs cheveux noirs légèrement ondulés, de beaux  yeux noirs. Ils se sont rencontrés à la saison des fleurs, si ce n’est pas un signe ça.
Ma mère ne m’a jamais raconté en détails ce qui s’était passé, je crois qu’elle voulait garder ces précieux moments pour elle seule. Je suis arrivée au bout de deux ans de relations. J’étais un tout petit bout de chou. Quand je suis née j’avais déjà des cheveux, courts certes mais il y en avait, alors c’est pour cette raison que l’on m’a appelé ainsi. Akagami. Cela avait frappé ma mère. Mes cheveux roux comme mon père.
- Akagami. Cheveux rouges. Ma fille.
Mon enfance n’est pas palpitante. Il n’y a pas spécialement de croustillants détails à glaner. Elle était paisible. J’étais une enfant sage, gentille et obéissante. Je n’ai pas posé de problèmes à mes parents. Ils étaient fiers de moi. J’avais si bien grandi, si bien appris la politesse, si bien appris mes cours à l’école. J’étais le parfait mélange de mes deux parents, aussi bien physiquement que caractériellement. J’avais le côté doux et posé de ma mère et le côté spontané, magnétique et fougueux de mon père. J’avais de nombreux amis, autant filles que garçons. Ma personnalité douce les attirait. J’étais aimée, adulée. J’étais une gamine simple, je ne voulais pas spécialement que l’on m’aime ou que l’on m’admire. Je voulais tout simplement faire plaisir à mes parents. Je réussissais.
Je me rappelle d’un jour de classe. Oh, c’était il y a longtemps. Pendant ma quatrième année de primaire. Un garçon m’avait embêté. On avait fini par se battre après une longue dispute. Oh c’était surtout lui qui me tapait que moi qui donnais des coups. Seulement, on a tous les deux étaient convoqué chez le directeur avec nos parents. Il était en colère contre le garçon. Celui-ci s’appelait Zen Zina. Il avait un joli visage harmonieux, je m’en rappelle maintenant. Il était plutôt fort à l’école. Je ne me rappelle même plus pourquoi on s’était disputé de base. Mais je sais que j’ai toujours gardé contact avec lui depuis.
A la fin de l’entrevue, le directeur avait donné une deuxième chance au garçon et avait compris que je n’avais rien fait. Cependant il nous a retenu moi et ma mère. Il nous a gentiment expliqué que, au vu de mes résultats spectaculaires, j’étais en mesure de passer directement à ma sixième et dernière année de primaire. Ma mère a alors commencé à trembler et s’est mise en colère, j’ai bien vu qu’elle essayait de se contrôler, mais elle n’a pas complétement réussi. Elle a dit que jamais je ne sauterai une classe et que j’étais très bien là où j’étais, qu’il fallait me faire confiance. Elle m’a ensuite demandé mon avis avec une lueur dans les yeux me suppliant de dire que je n’avais pas envie de sauter une classe. Je lui ai obéi. Je me suis souvent demandé comment aurait été ma vie si je n’avais pas fait ma cinquième année de primaire.
Lors du retour chez nous, je lui ai demandé pourquoi elle avait réagi comme cela. Je ne l’avais jamais vu dans un tel état et cela m’inquiétait. Elle a rétorqué que cela ne me regardait pas, que je le saurais quand je serais plus grande et apte à comprendre. Cela m’avait un peu vexé sur le coup, j’avais l’impression que ma propre maman ne me faisait plus confiance. Ce soir-là, elle a longuement discuté avec mon père mais ne m’a rien dit pour autant.
Tout mon primaire n’a été qu’un long chemin truffé d’aventures peu importantes et sans incidences. Je  ne parlais pas plus que cela avec Zen et pourtant il y avait un truc spécial entre nous. Je ne m’en rendrais compte que plus tard. Je ne pouvais imaginer mon futur.

13 Décembre 2005

Je me trouvais tranquillement en cours. J’étais une élève calme et discrète. J’étais au milieu de ma première année de collège et j’excellais dans chaque cours, mes parents étaient fiers de moi. Tout allait bien, j’avais des amis, une vie très bien. Un adulte de l’administration est arrivé au milieu d’un cours de mathématiques.
« Mlle Kyo ? Suivez-moi s’il vous plaît. »
Je le suivis, étonnée, il ne me semblait pas avoir fait quoi que ce soit de mal. J’avais toujours été une élève modèle. Je ne comprenais pas sur le moment qu’il se passait quelque chose de triste, de tragique. J’ai été égoïste, je n’ai pensé qu’à moi-même, qu’aux fautes que j’ai éventuellement pu commettre sans un instant pensé à ma famille. On venait d’arriver devant le bureau du directeur.
« Mlle Kyo, entrez et asseyez-vous. Je suis désolé d’avance d’être le messager de cette nouvelle. Il se trouve que nous avons reçu un coup de fil des forces de l’ordre qui ont été eux-mêmes prévenus par la femme de ménage qu’un corps a été retrouvé chez vous. C’est votre mère. J’en suis navré, mais elle a été assassinée. »
Le reste se passa dans le vague, je ne comprenais pas. Un assassin ? Mais pourquoi ? Je n’aurais certainement jamais ces réponses. Pourquoi étais-ce ma mère, qu’avait-elle donc fait ? Toutes ces questions sans réponse voltigeaient dans mon cerveau embrumé. Je ne pleurais pas dans ce bureau, je me devais de rester forte. Afin de préserver les apparences. Je me rappelle vaguement être sortie du bureau, d’être allée chercher mes affaires et de m’être enfuie en courant du collège.
J’ai erré pendant des heures dans les rues de Mayaku, plongée dans mes pensées. Je connaissais le quartier Nord par cœur. Nous vivions là-bas dans une petite maison. Mon père faisait partie des forces de l’ordre et ma mère restait à la maison. Je ne connaissais pas son travail et je m’en fichais un peu à vrai dire. C’était ma maman, elle était heureuse. C’est tout ce qu’il importait. Nous pouvions vivre tranquillement sans aucune crainte.
Nous étions tous heureux et je ne pourrais désormais plus le dire au présent, ce sera du passé. Je n’arrivais pas à y croire, cela n’était pas possible. Pas ma mère. C’était un rocher, dans ma tête elle était immortelle, même quand moi je serais vieille, elle resterait là, tel un roc. Je n’avais plus de grands-parents, ni d’ancêtres tout courts. La seule personne qui me restait désormais était mon père. Je n’aurais jamais de petit frère ou petite sœur comme cela était prévu –nous ne connaissions pas encore le sexe du bébé– et je resterais seule. J’avais toujours été proche de ma mère, c’était mon modèle. Je voulais être comme elle. Oh, bien sûr j’aimais mon père, mais ce n’était pas pareil. Je n’arrivais pas à voir le futur sans elle, c’était inconcevable. Elle avait toujours été là pour moi, je ne parvenais pas à me dire qu’elle ne serait plus jamais là, que je ne pourrais plus jamais lui demander conseil, lui raconter ma journée, mes problèmes de fillette.
Il ne fallait pas que je m’effondre devant mon père. Je lui avais toujours montré ma facette de fille forte et ce n’était pas ce jour-là que je le démentirais. Il devait être dévasté. Il aimait profondément ma mère, il le lui montrait tout le temps, que ce soit sous forme de cadeau ou d’attention. Certaines personnes trouvent cela bizarre que leurs parents montrent autant leurs sentiments et se fassent des câlins devant leurs enfants. Pas dans la rue bien sûr. Mais cela se voyait, rien qu’en les regardant, on savait qu’ils s’aimaient.
Ce soir-là, je ne voulais pas rentrer chez moi et penser à ma mère. Son corps avait été retrouvé chez nous. Je n’arrivais pas à l’imaginer sans énergie, sans vie. Ma maison avait toujours été mon refuge, comment pourrais-je y retourner tout en sachant que c’était son cercueil. Comment pourrais-je juste regarder dans les yeux mon père ? Comment allais-je survivre à cela ? Je sentais les forces me quitter petit à petit. Je m’étais assise sur un banc d’un petit parc. J’espérais que personne ne me retrouverais et que je mourrais de froid afin de rejoindre ma mère, je n’apportais rien à ce monde, inutile de s’y attarder.
Evidemment, mon vœu ne fut pas exaucé. C’est le gérant d’un petit magasin qui me trouva. Quand il m’a vu il avait les larmes aux yeux, il avait pitié de moi. Je ne le supportais pas. L’information avait donc déjà fait le tour de la ville ? Pourquoi ne pouvions-nous pas garder notre vie privée ! Cela me dépassait. Je n’y arrivais pas. J’étais frigorifiée et refusais de bouger alors le monsieur qui m’a trouvé me pris dans ses bras avec douceur et me porta jusque chez moi. Là, il me confia à la bonne/femme de ménage. C’était elle qui l’avait découvert. Elle me conduisit difficilement jusque dans mon lit et mon borda pour la nuit. Elle m’alimenta et s’occupa de moi.
« Je suis désolée pour vous, j’aimais et avais beaucoup d’estime pour votre mère. Je comprends votre choc, je l’ai moi-même vécu plus jeune. Votre père ne rentrera pas ce soir. Il est sous le choc, il m’a demandé de vous prévenir qu’il rentrera certainement demain ou après-demain. Reposez-vous en attendant. »
Il ne revient pas, ni le lendemain, ni le surlendemain. Je ne l’ai pas revu depuis. Il a disparu de la circulation. Il est parti de Mayaku sans moi. Je lui en ai longtemps gardé rancune et même aujourd’hui, dix ans plus tard, je ne lui ai pas pardonné. Je ne sais pas quelle réaction j’aurais s’il réapparaissait brusquement après ces longues années. Arriverais-je à contrôler la fureur qui bout en moi ?
Je suis retournée au collège trois jours plus tard. Je me montrais distante et froide avec tout le monde et le temps passant ne m’a pas aidé, bien au contraire. J’étais extrêmement agressive et n’hésitais pas à me lancer dans une bagarre. J’ai vécu mon adolescence dans la maison où j’ai grandi en compagnie de notre bonne et son mari. Ils n’avaient pas d’enfant de mon âge. Mon caractère s’est affirmé, j’évacuais toute la haine, la rancœur, la colère que j’avais contenu ces dernières années. J’explosais. J’étais une bombe perpétuelle. Je ne me contrôlais plus. J’en ai fait voir de toutes les couleurs à mes responsables. Je n’avais bien entendu plus d’amis, tous m’évitaient désormais. Je ne travaillais plus. Je n’en avais pas besoin, même sans j’arrivais à avoir de bonnes notes. Je faisais exprès d’en avoir de mauvaises. Mauvais comportement, mauvaises notes, exclusions, colles, bagarre, arrestations et balades au poste de police, j’ai tout fait.
Oh, avec le recul je n’en suis pas fière, mais sur le coup je m’en fichais pas mal. Je me fichais du futur, je ne gérais déjà pas mon présent. Cela a malheureusement duré presque trois ans. Je suis arrivée au lycée et tout a changé. Positivement. Je suis allée dans un lycée public et ma ‘’réputation’’ m’avait précédé. Les élèves avaient presque peur de moi. C’est notre professeur qui nous a placés et je me suis retrouvée à côté de quelqu’un que je n’avais pas vu depuis longtemps. Je ne l’ai d’ailleurs pas reconnu au début. Je ne lui avais pas reparlé depuis le primaire. Vous vous en souvenez ? Zen.
« Salut Akaga, me dit-il d’une voix posée, il était bien le seul à m’appeler ainsi. Ça fait longtemps.
- Zen. Oui, en effet, répondis-je avec une pointe d’indifférence, il était le seul depuis longtemps qui ne m’irritait pas quand il parlait, il était spécial.
- Et bah tu n’es pas aussi sauvage que ce que tout le monde dit. Tu sais j’en ai entendu parler. J’étais sous le choc mais je ne suis pas venu te voir, j’étais terrifié. De plus tu devais en avoir marre des désolé(e) de tout le monde. J’aurais dû reprendre contact avec toi.
- Je suis pas sauvage. T’es le seul qui me soule pas quand tu parles. Pourquoi t’étais terrifié ?
- J’étais terrifié des sentiments que j’éprouvais pour toi à l’époque.
- C’est donc pour cela que tu te moquais de moi et me tapais ? »
Nous fûmes rappelés à l’ordre par notre professeur. Cependant je m’étais fait un ami, cela m’a trotté dans la tête plusieurs jours. On a reparlé mais cela n’a pas changé grand-chose. Il était le seul avec qui je n’étais pas agressive, je réagissais au quart de tour à ce que me disaient les gens, adultes comme enfants. J’avais de bonnes notes mais sans plus. Un jour, alors qu’un groupe de garçons m’embêtaient, j’étais même prête à me lancer dans la bagarre, Zen est arrivé et les a calmés. Je me suis mise en colère contre lui, j’avais l’impression qu’il pensait que j’étais faible et impuissante, alors que justement il faisait tout pour me protéger. Je me suis aperçue de cela plusieurs mois plus tard. Je me rappellerais toute ma vie de ce qu’il m’a dit, un jour, alors que l’on parlait de cela :
« Crois-tu que ta mère, de là où elle est, est fière de toi ? Es-tu aveuglée à ce point que tu as oublié à quoi elle ressemblait et comment elle était ? Elle ne serait pas fière de toi. Elle serait pas en colère, elle serait déçue que tu ne sois plus la même, que tu te sois autant écartée de ce qu’elle t’avait enseigné et qui tu étais. Elle serait affreusement déçue de ton comportement, tes notes elle pourrait les accepter, c’est certains, mais ton comportement. Là non. Si tu tiens à ta mère reprends-toi, fais des efforts pour elle. Sois la digne fille de tes parents, où qu’ils soient. »
Il m’avait touché. Je ne me rappelle pas spécialement de l’année qui suivit. J’ai commencé à faire des efforts mais cela était difficile, un peu comme une désintoxication. Zen m’a tant et si bien soutenu qu’à la fin de notre deuxième année de lycée, j’étais redevenue presque normale. Bien entendu, je restais agressive et sensible, mais je faisais tant d’efforts. Pendant cette période nous nous sommes encore plus rapprochés Zen et moi. Nous étions inséparables. Je n’ai pas fait ma dernière année de lycée, j’ai passé mon bac que j’ai brillamment réussi et je suis allée faire une formation pour devenir traductrice/interprète.
Le temps passant ainsi que Zen m’ont aidé à me calmer et me reformer. Je me suis également trouvé une passion dans le tir à l'arc. Je fis beaucoup de championnats et cela me permis également de me défouler. J’ai fait des études avancées en langues. Je ne remercierai jamais assez Zen, il m’a ouvert l’esprit, a été là quand il le fallait, m’a soutenu quoi qu’il se soit passé. Il m’a fait prendre conscience à quel point la vie vaut d’être vécu. J’ai également pris conscience de ce que je ressentais pour lui. Cela avait toujours été spécial mais, jusque-là, je n’avais jamais réalisé ce que c’était.
J’étais amoureuse de lui et je le suis toujours, je n’arrive pas à me le sortir de la tête. Je ne sais pas si j’arriverai à me reconstruire de ce côté-là. Je me rappellerai toujours de ce jour. Le jour où il m’a demandée. On était fin mars, pendant le hanami. Il m’avait emmené pique-niquer. Je venais d’obtenir mon diplôme et avait déjà été recrutée. J’avais sauté une année tellement j’étais douée. J’étais heureuse et ça a d’ailleurs été un des jours les plus heureux de ma vie.
Notre idylle aura duré presque deux ans. Cela faisait déjà un an que nous vivions ensemble et que nous étions ensemble. Il m’a demandé en mariage, j’ai accepté. Ce dernier a eu lieu deux mois plus tard. Le 30 Mai 2013. Ce fut le mari de la bonne qui m’avait recueilli, soit celui qui m’a supporté pendant toutes ces années et je ne le remercierai et ne m’excuserai jamais assez, qui m’emmena devant l’hôtel.
Un an plus tard il est tombé malade. Un cancer de la peau. Il n’avait aucune chance que ce soit côté gêne, il n’y avait aucun antécédent. Il ne fumait ni ne buvait, se nourrissait bien. C’était une tentative de meurtre, littéralement. On lui avait inoculé cette maladie. Il est mort moins d’un mois plus tard.
Le 21 Juin 2014.
J’ai eu énormément de mal à l’accepter et à me reconstruire. Cela a fait ressortir mes fantômes passés. Mais il fallait que je réussisse, pour lui. Comme il me la dit, il fallait que je me reconstruise, qu’ils puissent, ma mère et lui, être fiers de qui je suis.
J’espère ne pas lui faire honte. J’essaye de découvrir qui a fait cela afin de me venger. Je veux également venger ma mère. Je les aime et cela ne changera jamais. Il était l’homme de ma vie.


Animal






Nom :Plume
Race :Chat
Sexe :Femelle

Description : Plume est une chatte d'un joli pelage blanc aux doux reflets gris bleus. Elle a un corps élancé et fin tout comme sa maîtresse. Elle se faufile partout et peut autant être adorable que détestable. Son caractère dépend des gens avec qui elle se trouve. Elle a une vie tranquille.

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guess what I am capable ofInvité



Lun 13 Juin - 23:12


Eh bien eh bien, quel personnage mystérieux ! Tu m'as intrigué avec ces histoires d'assassinat, j'ai bien envie de savoir de quoi il en retourne, héhé. Et le coup de la mère qui ne veut pas qu'Aka saute une classe ... Mouais mouais, c'est louche tout ça ...

La lecture de ta fiche a été très agréable en tous cas. Il te manque quelques mots de temps en temps, mais rien qui ne soit trop grave. Tu es bien évidemment validée ! ;)

Vu ton personnage, tu pourrais éventuellement avoir un lien avec nos deux autres détectives, Daniel Woodsman et Myra Atkins. Pourquoi pas avec Avery Lloyd sinon ? Fais-toi plaisir en tous cas !
Et sinon, je pense qu'on va vraiment fonder une communauté de roux à Mayaku. Entre Daniella, Aka, Avery, Nox, et moi, y'a de quoi faire. XD

Quartier Ouest


Dans la ville, Akagami Kyo, tu viens de faire ton ascension. On raconte que tu vis au quartier Ouest. Il ne te reste plus qu'à te dévoiler un peu plus si ce n'est pas déjà fait, mais surtout construire tes relations, te rendre joignable, te faire une place dans nos ruelles puis aller à la rencontre des habitants de la ville.



N'hésite pas si tu as des questions !
Mumuse-toi bien à Mayaku, au plaisir de te croiser en RP \o
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