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MayakuDreams come true

C’est étrange pas vrai ? la façon dont une ville peut vous envoûter, malgré les histoires étranges qui s’y déroulent, malgré les quatre quartiers qui la divisent, malgré son passé trouble. Et pourtant … Bienvenue à Mayaku, la fascinante Mayaku.

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 La vie est un puzzle dont les pièces sont entre mes mains- {100%}

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guess what I am capable ofInvité



Ven 17 Juin - 18:14

Break me
       



Identité






Nom complet : Noximilien Sunny Moroz
Date & lieu de naissance : 11.11 ; Mayaku
Âge :27
Signe astrologique : Scorpion
Orientation sexuelle : Bi ~
Origine(s) : Nippon // Australien
Langue(s) parlée(s) : Japonais, Anglais, Italien, Latin (parce que le daron m'a obligé) et un peu de français

Crédit avatar :Comm: four seasons
by littleulvar




Classe & situation sociale : Moyenne ; Célibataire
Profession : Aide-soignant en hôpital psychiatrique // Guitariste dans un groupe durant les heures perdues
Casier judiciaire : Il était autrefois plutôt bien remplit. Vole drogue, contre bande et arrestation pour coup et blessure diverse. Mais ayant changé d’identité au cours de ma vie, celui-ci est à nouveau vide. Enfin, pour l’instant.
Ancienneté : Accessoirement depuis le premier jour où les yeux se sont ouvert sur le monde



Quartier



Habitation : Sud : Appartement.
Appartement situé au dernier étage de l’immeuble. Il n’est pas très grand et encore moins d’une grande classe, mais tout le nécessaire est là. Il y a une modeste cuisine ouverte sur le salon. Meublé de façon rustique, malgré quelques portes qui coince et qui ont la fâcheuse tendance à grincer. Tous les canapés de la maison, installée dans le salon, ne sont pas d’une grande classe. Certains sont déchirés par endroits et un fauteuil est limite inutilisable tellement il est abîmé, mais il n’est pas encore dans les priorités d’en acheter un nouveau. On peut au moins se rassurer en sachant que les chambres et la salle de bains sont en meilleur état. Il faut dire que le budget est plutôt passé par-là. Les lits sont confortables malgré la tapisserie qui s'efface avec le temps et les portes de placards ne grincent pas. La salle de bains est assez correcte munie d’une petite douche à l’italien, séparer des toilettes. Peut-être qu'un jour les propriétaires feront l'effort de mettre les économies nécessaires pour rénover cette vieille épave... Le seul point agréable est l’accès au balcon par le salon qu’est en bon état.


Physique


« Beauté arrogante qu'on a envie d'étrangler à s'en faire péter les phalanges »
- Regarde au-delà de ce que tu vois.
- Moi ce que je vois c’est un crétin qui tente de se faire passer pour un sage.
- Tu me fends le cœur Ju’. Tu me fends le cœur.
- T’es p’têt beau et taillé mais t’as la dégaine d’un clochard. Ça t’arrive de te coiffer ?
- Ça t’arrive de t'la fermer ?


Je ne suis pas un sage.
Ni un crétin.
Quoique … ?
Mais je ne suis pas un Dieu.
Ni même un apollon au corps de rêve.

Je suis juste banal.
Entièrement banal.

Je vois le monde de haut.
De très haut.
1m 90.
Parfois, j’ai l’impression de pouvoir toucher les nuages avant de redescendre brutalement sur terre. L’atterrissage est toujours plus ou moins douloureux.

On m’a toujours demandé pourquoi. Pourquoi pour un homme qui est né à Mayaku, tu ne ressembles pas autres ? Drôle de question. Et j’ai fini par y réfléchir. Je l’avoue, j’ai d’abord pensé à l’éventualité d’être adopté. Ou que je ne descende absolument pas du paternel, le choix était plus ou moins vaste. Mais la réponse fut, au final, bien plus simple que ça. Héritant du physique de ma mère. J’aurais aimé que cela suivît dans le reste des gênes.
Et je n’en suis certainement pas déçu .

Il paraît que je pique l’intérêt des autres. De mes cheveux roux en bataille à mes yeux marrons clairs. Ils ont une étrange tendance à virer aux oranges quand le soleil s’amuse à me braquer violemment. Une plaque militaire autour du cou qui donne la fausse impression d'un passé dans l'armer alors qu'en réalité, celle-ci n'a qu'une simple valeur sentimentale. L’injustice voudrait que j’inspire plus de haine que d’admiration, de par mon regard perçant au semblant supériorité. J’offense sans le vouloir. Mais je ne m’en excuse pas pour autant.

Mes doigts sont abîmés comme l’ait le reste de mon être. À force de gratter comme un dingue ma guitare, j’ai littéralement abandonné l'idée d'avoir un jour des ongles. À dieux, belles manucures dorées. Quand on les voit, on dirait que j’ai passé ma journée à me battre avec la première venue pour extirper une colère. Ajouter à cela de nombreuses peintures sur le corps, badigeonner de clou sur le visage et voilà. Ils seraient à deux doigts d’appeler les flics. Les gens ne savent pas faire la différence. Ils nous mettent dans le même sac sans la moindre distinction. Tout ce qui peut se rapprocher de près ou de loin, de moi, n’est qu’une simple plaie à leurs yeux.

Une erreur de la nature.
Je ne suis pas une erreur.

J’ai simplement mis au placard mon costume de bourge.



Caractère


« La douleur change les gens, mais elle les rend plus forts »

Depuis tout petit, j’ai toujours essayé de faire de mon mieux pour rentrer dans les bonnes de grâces de mon père. Brillant, bien élevé, débrouillard. On pouvait rêver d’un meilleur enfant. Mais au final, cela ne servait pas à grand-chose.
Cela n’était jamais assez.
Il lui en fallait toujours plus. Beaucoup plus.
J’écoutais au doigt à l’œil, bien qu’intérieurement, je ne rêvais que d’une chose. L’envoyer sur les roses. Je n’ai jamais voulu lui ressembler. Que ce soit autant dans le physique que dans le caractère. Mais au final que je veuille ou non, je me rapproche bien plus de lui que de ma mère.

Elle est douce, calme, adorable, serviable toujours un sourire aux lèvres et le mot juste pour apaiser les mœurs.
Et je l’envie.
Je l’envie à un point inimaginable.
J’ai hérité de son côté serviable que j’essaie tant bien que mal de mettre à profit envers les autres, mais certainement pas le reste. Ou du moins, je l’étais autrefois, mais ceci est révolu depuis longtemps. Je n’ai pas sa patience ni même son calme et je ne passe pas mon temps à sourire pour cacher ma peine. Je ne dis pas que j’ai un visage qui reste enfermer et dénuer d’émotion, mais avec le temps, j’ai appris à les garder pour moi. Bien évidemment, il m’arrive d’être débile et de faire des actions totalement stupides, mais au fond, c’est bien plus rare que ce qu’on peut imaginer.

Je suis d’un naturel têtu, autant l’admettre. N’importe qui pourra le dire sans se tromper. Lorsque j’ai une idée en tête, j’irais jusqu’au bout pour l’accomplir, envers et contre tous et tout le monde, au risque de m’attirer des ennuis. Impulsif est mon deuxième prénom, au risque de me retrouver dans des situations difficiles, agissant trop souvent avant de réfléchir. Mais quand j’ai tort et qu’on me le prouve, je sais le reconnaître et ne m’acharne pas outre mesure. Cependant, je suis toujours prompt à suivre mes idées, même les plus stupides ou irréfléchies et qui viennent d’un coup. On pourrait croire que, trop souvent, j’écoute mon cœur, alors que mon esprit me dit plus tard « trop tard ». Mais au final, je le terre au plus profond.
Je n’aime pas l’écouter et encore moins suivre ses conseils.
Il m’a bien trop fait défaut pour ça.
Tout comme je déteste qu’on m’offre des promesses qu’on ne sait tenir.
Pourquoi ? Ce n’est que du gâchis. Du temps et de la salive perdue pour rien.

La seule chose que je veux bien reconnaître, c’est que j’ai à cœur de faire les choses bien. Quand je fais quelque chose, il faut que ce soit bien fait. Et si je ne parviens pas à réussir, je recommence encore et encore jusqu’à faire en sorte que ce soit irréprochable. C’est pour ça que je n’aime pas laisser les autres travailler à ma place. Je ne délègue jamais mes activités, même si je suis à l’article de la mort.
Et ceci, c’est surtout pour des actes.
Mais au fond, je ne suis pas méchant. Je ne frappe que si j’ai une bonne raison de le faire.

En réalité,  j’ai surtout besoin…
J’ai besoin d’attention et de reconnaissance…
J’aimerais…

Non laissez tomber…



Maybe i won't look back ...


« Et  je me suis demandé si un souvenir, c’est quelque chose que l’on a, ou bien quelque chose que l’on a perdu » Woody Allen 1988

P A S S É

- A ton avis, ça fait mal de mourir ?
- Tout dépend de la manière dont on meurt.
- Tu as peur de mourir ?
- Non, j’ai surtout peur de te laisser seul. Tu ne t’en sortiras jamais sans moi. Je suis ta boussole, je suis ce qui te maintient stable. Le chocapic de tes nuits !
- Le choca… ? Ne dit pas n’importe quoi ! Je ne rêve pas de céréale la nuit. Et encore moins si tu en fais partie !
- C’est ça, cause toujours, tu rêves de moi chaque nuit. C’est pour ça qu’on retrouve tes draps mouillé tous les matins.
- Mais … Ta gueule…
- Grillé.
- . . .

*Trois minutes plus tard*

- Mais tu ne mourras pas, hein ? Ju’… tu vas te battre…. Tu me le promets ?
- Toujours Ken’ je me battrais toujours pour toi. C’est promis…


Nous sommes condamnés à offrir des promesses qu’il est impossible de tenir.
Pourquoi ?
Pourquoi donner l’illusion d’un espoir quand on sait, au fond, qu’il est vain.
Qu’il se brisera en mille morceaux en explosant au sol dans un bruit atrocement sourd.
Qu’il vous déchirera le cœur au point de vous tirer une balle dans le crâne.
J’ai essayé de m’en tirer une.
16 fois.
L’arme entre les dents.
Mais aller savoir, la balle n’a jamais quitté le canon.

**

P R É S E N T

La tête posée sur le dos du canapé, un long soupir s’échappe des lèvres.
Et je réfléchis.
Je réfléchis au parcours, au tournant qu’a pris ma vie.
Est-ce que j’ai fait les bons choix en fin de compte ? Est-ce que j’aurais dû écouter et éviter de n’en faire qu’à ma tête ? Têtue, ouais on peut le dire. Elle serait surement bien différente et les pertes moins désastreuses. Cependant, les choses ne surviennent jamais sans une bonne raison. Alors peut-être qu’au final, même si j’avais choisi une autre voie, tout cela n’aurait pas pu être inévitable
C'est la merde

Je soupire encore une fois.
Dans ma vie, j’ai fait des choses dont je n’en suis pas toujours fière. Mais ce n’était jamais fait à mal. Bon peut être une ou deux fois… Voir trois. Mais j’en ai tiré de bonnes leçons. Enfin, il me semble.
Quand la plupart des personnes qui comptent à vos yeux, vous tournent le dos, les options pour s’en sortir se réduisent à vue d’œil et à une grande vitesse.  

J’entends une porte qui s’ouvre, se refermant dans la seconde même et des pas qui se rapprochent. Ce qui m’oblige à sortir de mes pensées. Je lève simplement la main en guise de salutation, sans prendre la peine de voir de qui il s’agit. N’étant que deux à posséder une clé de l’appartement, l’éventualité d’un inconnu est peu probable. Et puis une voix rauque, légèrement briser par un début de rhume résonne brisant le silence qui me convenait parfaitement jusqu’à présent.

- Regarde ce que j’ai retrouvé. Notre vieille boite à souvenir ! Toujours plus ou moins en bon état. C’est chaud ! Je me suis dit que, comme aujourd’hui, c’est… Son anniversaire et qu’on n'en a pas reparlé depuis plusieurs années… Peut-être que… Enfin, j’veux pas non plus te forcer, mais… Tu sais… ce serait sympa de se rappeler et…

On relève la tête et on pose un regard sur l’immense silhouette qui nous surplomb. Carrure d’un mannequin de magasine play-boys, pages 37.

J’hésite.

Est-ce que c’est vraiment une bonne idée de ressasser les souvenirs ?
On a passé tellement de temps à les mettre de côté, à les enfermer à double tour et trouver le moyen d’avancer. Et maintenant qu’on s’en sort plus ou moins bien à ce niveau-là… Est-ce qu’on ne prendrait pas un risque inutile ? Pourtant, je le vois bien. Je le vois au plus profond de ses yeux bleus qu’il en a envie. Qu’il en a besoin.
Elle lui manque.
Et à moi aussi.

Je hoche simplement la tête en lui laissant une place.
Son anniversaire, cela fait surement trop longtemps qu’on l’ignore.
Et puis, pourquoi imaginer le pire directement ? À moins d’ouvrir d’ancienne blessure. Même avec le deuil de fait, on ne sait jamais. La souffrance aime bien jouer. Elle aime montrer le bout de son nez quand on pense avoir tourné la page. Et s’amuser avec les morceaux de cœur restant. Parfois, je me demande si les choses n'étaient pas plus simples si on en était littéralement dénué. L’arracher pour ne rien sentir est une option comme une autre, malheureusement, on en a encore bien trop besoin pour vivre. C’est une plaie en fin de compte. Une plaie dont ne peut se débarrasser.

La boîte en question est deux bières à la main, Maxime vient s’asseoir près de moi. Je me précipite sur la boisson tandis que lui préfère en retirer le couvercle. Le temps s'est peut-être écoulé, mais à l’intérieur de celle-ci, c’est comme si rien n’avait été affecter. Tout est là. Tout ce qu’on a pu y mettre depuis le début. Rien n’a changé. Rien n’a bougé. C’est fou ce qu’on était cons plus jeunes quand je vois ce qui reste. Des capotes, des photos, des clopes – quoique joint serait plus correct – des places de concert datant d’une autre époque, le genre de musique plus ou moins démodée à l’heure actuelle. Et tout une tonne de babiole. La caverne d’Ali baba réunit dans un si petit carton, avec bien évidemment la poussière et les araignées en prime. Je me laisse aller à plonger ma main pour en sortir une partie. Étalant le tout sur la table basse. Je ne saurais dire exactement ce que je ressens en voyant tout ça. Un mélange d'émotion. Un pincement au cœur, un sourire à l’intérieur. Saupoudrez d’une légère crainte incompréhensible. J’ai le bout des doigts qui caresse les inscriptions d’une plaque gravée, et j’ai le sentiment que c’était hier que je la lui avais offerte. « Chocapic forever » Ouais… J’avais osé. Mais pour ma défense, j’étais un peu con à cette période-là. Quoiqu’il soit possible que les choses n’aient guère évolué depuis.

- Je n’ai jamais été là au-début de toute cette histoire mais, tu crois que les choses auraient été différente si au final tu l’avais épousé ? Tu crois qu’elle serait encore…

Ce mot a toujours eu du mal à sortir de sa bouche. Aujourd’hui encore. Et pour le coup, je ne sais pas quoi lui répondre. Peut-être que oui, peut-être que si on avait fait ce qu’on nous avait demandé depuis le début, sa présence serait toujours avec nous. Mais à quoi bon ? Ce mariage n’aurait jamais été réel. En tout cas pas à nos yeux. Le bonheur n’aurait pas été le même que ce qu’on a vécu à part. Ce n’était qu’une simple question d’argent. Un placement entre deux familles riches. Rien de plus rien de moins.

- Elle ne plaisait à personne cette idée, enfin à part les vieux. Bon, c’est vrai que ça aurait été cool de t’avoir comme beau-frère, mais dans tous les cas, l’amour n’a jamais été au rendez-vous entre vous deux hein ?

Oh non.
Jamais.



Quoique…

P A S S É

Riche.
J’étais riche.
Voilà comment fut ma vie avant. Baignant allégrement dans la luxure.
Avant que ce dimanche 25 décembre ne tourne à l’absurdité totale.
On l’a toujours dit, les repas de famille à Noël créé toujours des emmerdes. Surtout dans la haute société.


À cette époque-là, je n’avais pas encore bien compris les manigances de mon père. Dakono Daisuke. PDG d’une grande entreprise d’avancé technologique et dont le concurrent direct Shin Bonao – de plus, notre voisin – ne cessez de se battre continuellement avec lui. Jusqu’à ce qu’ils finissent un jour par trouver un arrangement. Un arrangement qui assurait une collaboration des plus épanouis. Entre autres, me caser avec sa fille. June. Cela aurait pu porter ces fruits si nous étions deux personnes à obéir aux doigts et à l’œil sans apporter un seul jugement. Ce qui, malheureusement pour eux, était loin d’être le cas.

June est moi, nous nous connaissions depuis la maternelle. L’un des nombreux avantages à être voisin. Durant toute notre enfance, nous étions inséparables. Ce qui allait de la même classe à prendre les mêmes cours de musique le soir. Une passion commune. Que rêver de plus ? L’amitié s’est vite installée au détriment de nos pères qui n’approuvait pas. Mais, fort heureusement pour nous, nos mères furent bien plus compréhensibles. Privé un enfant de voir son amie, cela relève de la cruauté.
Enfin bref
Avec le temps, nous avions toujours rêvé de fonder notre petit groupe de musique. Avec du piano, de la guitare, du violon et de la contrebasse à mon arc, le choix ne manquer pas à l’appel. Il faut dire que mon père tenait absolument que j’excelle dans tous les domaines. Étant l’ainé suivi de deux autres frères et sœur, c’était de mon devoir de montrer l’exemple et de placer la barre bien haute. Des heures et des heures de cours, interminables et d’un ennui à en crever. Mais c’est ce qui m’a donné envie de continuer. C’est ce qu’au final, je rêvais de faire. Bien que ma mère me vît plus comme un futur médecin. Quant au paternel, il voulait que je reprenne l’entreprise familiale. Les débats sur mon avenir, ont toujours été quelque chose d’explosif. Et le souvenir des traces de cinq doigts provenant d’une gigantesque main s’écrasant contre mon visage, reste – et restera toujours – plus ou moins douloureux. D’après lui, ce n’était que des idées farfelues, ce n’est pas ce qui allait subvenir à une famille et, en particulier, certainement pas ce qui permettait d’avoir une rentrée d’argent convenable. Mais le fric n’a jamais été ma motivation. J’aurais pu dormir sous un pont, je m’en contrefichais, tant que je prenais plaisir à me lever et faire ce que j’aimais.
Mais hélas mes envies n’étaient en rien sa priorité.
Fait ce qu’on te dit et ferme-là.

Ce jour-là. Un beau repas de famille de préparer. Nos voisins d’invité. J’avais trouvé cela étrange au départ, puis en voyant que c’est dernier temps mon père arrivait de mieux en mieux à s’entendre avec son concurrent, je ne m’étais pas plus posé de questions. J’étais juste ravie qu’elle soit là. Tout était classe et élégant en ce temps-là. Moi-même vêtue du plus beau costard fait sur-mesure. Nous avions joué nos plus belles partitions pour donner une légère ambiance festive à cette soirée. Tout le monde semblait heureux et affiché un sourire aux lèvres. Et puis, c’est durant un toast que les choses se sont dégradé. Mon père avait fait un joli discourt. On sentait à sa voix qu’il en avait plus que l’habitude. Et subitement, le mot « fiançailles » a traversé ses lèvres. Une majorité qui n’était pas au courant n’a pas su quoi répondre, tandis que l’autre applaudissait fièrement à cette nouvelle. Comment pouvait-on être heureux ou ne serait-ce que ravie quand le choix fut décidé à notre place ? J’avais donc demandé des explications, le tout sur un ton plus ou moins ironique dans l’espoir qu’il lui prenait soudainement l’envie de nous faire des farces.
Mais il n’a jamais été un grand farceur.
Et j’aurais dû m’en douter.

- Eh bien, que ce passe-t-il fiston ? N’es-tu pas ravie d’apprendre une telle nouvelle. Tu vas épouser une belle jeune femme et la faire tienne pour le reste de ta vie. Qui plus est, vous serez deux parties uniques, réunit en un seul. C’est bien là le plus beau cadeau de Noël qu’on puisse offrir.
- Un cadeau que tu fais à ton fils ou dans ton propre intérêt ? Ma voix raisonnait remplit de dégoût.
Je savais pourtant que mon père pouvait être prêt à tout quand il y voyait une belle opportunité, mais j’avais toujours eu l’espoir qu’il n’irait pas jusqu’à forcer ses propres enfants.
Espoir qui m’a littéralement roulé dessus.
- Je pense au bonheur de mon fils. Mon fils qui va épouser June Bonao cet été. Et qui va réunir nos deux entreprises en une seule. Évincent ainsi tous les potentiels concurrents qui oseraient se mettre sur votre chemin. Vous aurez tout le temps de vous y faire et de vous préparez. Cette nouvelle année va commencer en beauté. Shin et moi-même en somme convaincu. Et puis cela t’assurera un avenir des plus prometteurs au lieu de jouer de la musique de dingue dans un hangar. Je te l'ai déjà dit, il y a des choses plus importantes que ça.

Et les choses n’ont pas arrêté de déraper après ça.
Tout le monde a mis y a rajouté son grain de sel. Entre ceux qui étaient pour et, ceux qui protestaient, les mots n’ont pas été retenus. Aux finales personnes n’avaient encore touché au plat principal que nous avions quitté la maison avec June. La tension était si forte que, s’il n’était pas mon père, mon poing se serait écrasé contre son nez. Pour la première fois, j’avais désobéi et j’étais loin de le regretter.
Fermement opposées à leur décision, nous sommes restés une semaine dans ce hangar avant de remettre un pied dans la maison. Ce n’est certainement pas à bras ouverts qu’on fut accueilli. Et la tension ne cessa d’augmenter de jour en jour…

P R E S E N T


De l’amour entre elle et moi ?
Je ne pense pas qu’une telle chose aurait pu être possible.
C’était à la fois ma meilleure amie et ma sœur. Je pouvais tout lui dire sans jamais avoir la sensation d’être jugé.
Et pourtant !
Pourtant… Je l’aurais suivi n’importe où les yeux fermés comme un chiot qui suit son maître sans contester, ma confiance envers elle était sans failles. J’aurais vraiment donné n’importe quoi pour elle. Je l’aime d’un amour inconditionnel à m’en faire arracher chaque membre un par un. Mais il m’était impossible de l’épouser. Je la connaissais depuis bien trop longtemps pour la prendre pour femme.
Notre relation était simple.
Unique.
On n’avait pas besoin de grand-chose pour se comprendre.
Tout le monde pensait qu’avec le temps une étincelle avait la possibilité de naitre entre nous et qu’au final, cela faciliterait la tâche à nos paternels.
Mais ils avaient faux.
Et de toute manière, ils ne pouvaient comprendre.
Quand j’y repense aujourd’hui, je crois qu’au fond, moi-même, je n’aie jamais vraiment compris.
Mais dans un certain sens, c’était la seule avec qui je voulais être jusqu’à la fin de ma vie.
Peut-être qu’au final j’aurais dû la fermer et accepté. Mais est-ce que cela aurait vraiment changer quoi que ce soit ? J’en doute

- Tient regarde, une photo de vous deux à l’aéroport. C’est le jour où vous êtes partie non ?

Je prends ladite photo entre mes mains en l’étudiant longuement. Le temps était magnifique ce jour-là, pourtant un nuage sombre plané au-dessus de nos têtes. Un an après cette annonce de mariage arrangé – qui n’a bien évidemment jamais vu le jour – et de multiples engueulades avec nos parents respectifs. La goutte a fini par déborder du vase. D’abord chez elle, elle avait pris, c’est affaire en se réfugiant chez une amie. Puis ce fut mon tour. Ou plus exactement, mon père en avait tellement marre de moi qui n’en faisait qu’à sa tête et qui le mettait dans une position délicate à refuser son « offre » qu’il a fini par me jeter dehors en me coupant les vivres. Il est beau le lien familial n’est-ce pas ? Il m’avait à peine laissé le temps de récupérer quelques affaires. Enfin, je n’ai jamais vraiment eu d’attachement au bien matériel. À moins qu’ils aient une grande valeur sentimentale. Ce qui me faisait vraiment de la peine, c’était de tourner le dos à ma pauvre qui tentait tant bien que mal de me défendre et à mon petit frère malade. Quant à ma demi-sœur qui se retrouvait entre deux garçons, eh bien… Nos liens n’ayant jamais été au beau fixe, je pouvais apprendre qu’elle s’était fait renverser que cela me passait littéralement au-dessus de la tête. Ce qui est d’ailleurs toujours le cas aujourd’hui. Il y a des choses qui ne sont pas faites pour s’améliorer.

- Ouais. On avait tout prévu depuis quelques mois. L’argent, les passeports et la destination. L’Australie était suffisamment loin de tout le monde pour avoir la paix. Et ma mère en parler sans cesse que cela m'a donné envie d'y vivre.
- Et c’était le cas ?
- Plus ou moins. Enfin, oui question famille, on avait la paix. Mais après un an là-bas le paradis s'est vite transformé en cauchemar. Avec deux noms comme les nôtres, dont les pères avaient une bonne réputation de bourge, tu imagines bien le nombre de fois qu’on a essayé de nous soutirait de l’argent. Et la discrétion ce n’était pas encore ça. On a dû essuyer une dizaine de cambriolages en une seule année. Et puis on a fini par sombré.

Porté le nom d’un riche, mais ne pas avoir accès comme il se doit à son compte en banque, c’est la poisse incarnée. Nous arrivions à la fin de nos maigres ressources d’argent et les petits boulots accumulés ici et là n’aidaient pas vraiment. Alors c’est finalement la solution de la facilité qui a été choisie. La drogue a fini par faire partie de nos vies. D’abord doucement, puis il avait reçu une place à part entière. On ne pouvait pas dire qu’ont trainé avec les bonnes personnes. Et au fond, je crois qu’on le savait, on savait qu’on s’enfoncer dans une merde pas possible, mais on avait déjà baissé les bras. Et retourner chez nous après ça était complètement impossible. Ont assumé notre choix en silence. De nous deux, j’étais celui qui prenait le plus de risques. Je l’avais décidé et je ne tenais pas à ce qu’elle prenne une dizaine d’années de taule pour simplement avoir fait le guet ou Dieu sait quoi.
À ce niveau-là, c’était indiscutable.
Mon casier avait fini par se remplir petit à petit. Me battant avec les flics, revendant des objets illégaux et tout encore une belle et longue liste que je préfère laisser derrière moi. Pour avoir sali le nom de mon père, je l’avais fait avec joie. Mais ce n’est pas pour autant qu’il bougeât le petit pouce pour son, je cite « Bâtard de fils, bon à rien, qui peut tout à fait crever dans une cellule, je n'en ai rien à foutre ». Il perdait en notoriété à cause de moi, je n’existais plus à ses yeux.
Et cela n’avait jamais vraiment été le cas pour moi

- Tu sais, une partie de moi t’en a toujours plus moins voulu. Je veux dire, tu savais qu’elle était malade et pourtant, cela ne vous a pas empêché de faire tout ça. D'vous mettre une merde énorme au cul. Mais… D’un autre côté, tu lui as donné la joie de vivre et, tu ne l’as pas abandonné durant ces derniers instants. Alors au fond, je ne pouvais et ne peux toujours pas t’en vouloir éternellement.
- Elle tenait à ce qu’on se comporte comme si sa sclérose n’était rien. Un simple rhume qui allait disparaitre d’ici quelques jours. Et à force de l’entendre me le rabâcher h24, j’ai fini par me prendre au jeu. Surement un peu trop. Mais au final il m’était plus possible de faire le con quand le tout s'est aggravé.

Quand bien, je l’aurais voulu, j’étais incapable de lui faire ça.

P A S S E

- Où elle en est docteur ? Soyez honnête.
- Son état s’aggrave doucement… Nous n’avons pas encore constaté d’amélioration mais on y travail. Plus le temps passe et plus cela lui devient difficile de garder des forces, ne serait-ce que pour respirer et la machine lui fait mal… Mais je ferais mon possible pour la sauvé. Je vous le promets.  
- S’il vous plait, ne fait pas de promesse que vous ne pouvez pas tenir.

J’ai toujours détesté ces personnes qui offre des promesses pleines d’espoir, mais qui au final n’arrive pas à les tenir jusqu’au bout. Et ce médecin-là n’échappait pas à la règle.
June venait de passer à un stade critique de sa sclérose, lui empêchant littéralement de vivre normalement. Et un cancer du sein venait de frapper à sa porte une semaine plus tard. Elle accumulait les emmerdes à une vitesse folle. Mais il faut dire qu’avec ce qu’on avait consommé dernièrement cela n’aider en rien son état.
Et j’en était le seul fautif.
Il n’était pas question de la laisser seule, comme il était pas possible qu’elle s’en aille. J’avais aucun moyen de m’en sortir sans sa présence. Au final June était réellement devenue ma boussole. Et j’allais littéralement perdre le nord.
Seul le bruit de la pompe et le « bip » de son cœur se faisait entendre, résonnant contre les murs grisâtres de la chambre. Les deux s’assemblant, comme synchronique, mais la mélodie finale été douloureuse.
J’avais passé je ne sais combien d’heure à son chevet, lui murmurant qu’il fallait à tout prix qu’elle se batte. Comme ce qu’elle m’avait promis autrefois.
Toujours des promesses.
Mais je savais déjà que c’était vain.
Une larme roulant le long de sa joue. Comme si depuis le début elle m’entendait et que c’était là la seule réponse qui lui était possible de m’offrir. Et ses doigts quelques peu glacés m’ont serré la main du peu de force qu’il lui restait.
De l’espoir. Un faible espoir devant moi qu’elle s’accroche encore un peu.

Et subitement plus rien.
Le calme plat.
La pompe s’est arrêter.
Les battements du cœur ne s’entendaient plus.
Il n’y avait plus rien.
En une fraction de seconde.
Tout venait de s’éteindre.


P R E S E N T


- Hé, y a ton nom dessus… Non attend, tu as tout de même pas… ?
- Si. À sa mort, j’étais devenue complètement dingue. Et ce dont je m’enfilais comme cachet a fini par me créer une overdose. On m’a placé en désintox, et je me suis fait suivre par un psy. Pourquoi tu crois que je n’étais pas là à ses funérailles ?
- L’émotion ? En tout cas c’est ce que j’ai dû dire à tout le monde.
- J’aurais préférais que ce soit aussi simple.  

Oh oui.
J’aurais largement préféré, simplement ne pas avoir la force de venir à son enterrement et rester lucide que de me faire soigner. Il m’en aura fallu du temps pour m’en remettre, j’étais d’une violence ignoble et je n’avais personne pour me soutenir. Faut dire que, je ne voulais pas qu’on me voie ainsi. Bien pour cela que j’ai préférais rester en Australie encore un moment. Et pour le peu de courriers que m’envoyait ma famille, ce n’était pas comme si c’était extrêmement dur à cacher. Quoique je soupçonne ma mère d’avoir fini par découvrir la vérité, mais elle sait bien gardé de le dire. Ce n’était pas la peine de rajouter ça à la longue liste de reproche venant de mon père. Déjà qu’il n’appréciait guère qu’elle m’envoie des lettres en douces. Ceci aurait été de trop

- J’suis désolée si j’avais su…
- Ne t’en fais pas. Personne ne le savait. Mais je crois que ce n’était pas plus mal au final. Je m’en suis sorti tout seul. J’ai arrêté les conneries. Et j’ai repris ma dernière année d’études. Il fallait que je recommence à zéro sans commettre les mêmes erreurs. Quitte à reprendre les choses sérieusement, il me fallait quelque chose de clean. Quelque chose où la drogue et la violence ne figurer sous mon nom cv, donc à l’aide d’un ami, j’ai troqué Kenji Daisuke en Noximilien Sunny Moroz. Le Sunny était en hommage à ta sœur. Un surnom débile, mais il me plaisait. Et la fin de la chanson, tu la connais.

La fin de chanson ?
Est-ce qu’il y en seulement une ?
Après six années en tout passé là-bas, il était temps de rentrer à la maison. Ou du moins ne serait-ce que dans les rues de Mayaku. Il y avait bien trop de souvenirs autant bons que mauvais qui m’empêchaient d’aller de l’avant. Et il n’était pas question de recommencer à sombré, parce qu’il était peu probable – et aujourd’hui encore – que je m’en relève une seconde fois.

J’entame bientôt ma deuxième année dans cette nouvelle vie que je me suis choisie. Une filière plus ou moins dans la médecine comme l’espérait ma mère. Et sur ce point-là, je ne tenais pas vraiment à la décevoir. Mais ce n’est pas pour autant que j’ai cessé de faire, la faire, musiquer. Au contraire.

Mes relations avec ma famille n’ont pas évolué et à mon humble avis, elles resteront ainsi pendant encore un long moment. J’ai au moins le plaisir d’avoir de temps à autre des nouvelles de ma mère et de mon petit frère. C’est tout ce qui m’importe.

Je me suis toujours dit que, s’accrocher à des choses appartenant au passé qui ne sont plus de monde n’aide en rien. Pourtant, c’est avec le passé que nous devons ce que nous sommes dans le présent ainsi qu’un jour dans le futur. Je ne pourrais pas le changer. Et je ne pourrais certainement pas la ramener. Mais l’enfoncer n’est pas une solution à tout.

Aujourd'hui, je prends la décision de refermer l'agenda de mon passé. Peines et douleurs écrasées lorsque l’épaisse couverture se referme. C'est du passé, je ne peux plus rien y changer, mais j'ouvre un grand cahier pour y coucher mon présent. Je vais y inscrire mes joies et mes rires, mes petits comme mes grands bonheurs. Je n'y fais aucune place pour la tristesse et les pleurs. L'angoisse et la peur.
Aujourd'hui, je suis moi.
La chanson ne s’arrête pas.
Elle ne fait que commencer.


Animal






Nom : Pooky
Race : Raton laveur
Sexe : H

Description : Dans une soudaine lubie d’avoir un animal de compagnie et ne souhaitant pas faire comme tout le monde en prend un chat et un chien, voir un poisson – qui est d’ailleurs d’un ennui – cette chose fut une option convenable. Rassurez-vous, j’en prends soin comme à la prunelle de mes yeux. Mais c’est juste un petit bon à rien qui passe son temps à me piquer mes chips dans le placard…

Invité
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guess what I am capable ofInvité



Lun 20 Juin - 23:18


Heureusement que je t'ai à la bonne hein, sinon j'aurais abandonné devant l'histoire, j'ai failli avoir la flemme de lire tout ça. :3

Sur une note plus sérieuse, tout me semble bon pour ce personnage. La fiche a été agréable à lire. Il y a des erreurs, et j'ai cru voir un ou deux mots manquants, mais ça reste compréhensible. Une petite relecture devrait te permettre de corriger ça !

Ça fait plaisir de découvrir enfin ce personnage ! J'ai hâte de le voir à l’œuvre. Côté liens, tu connais la maison, tu devrais trouver de quoi faire pour Nox !
N'hésite pas à créer un groupe, dans la partie Communautés, pour le groupe de musique de ton perso. Ça peut intéresser des gens ! \o

Personnage validé, of course ! Je m'en vas de ce pas t'attribuer ta couleur et te créer l'appartement de ce monsieur. ♥

Quartier Sud


Dans la ville, Nox S. Moroz, tu viens de faire ton ascension. On raconte que tu vis au quartier Sud. Il ne te reste plus qu'à te dévoiler un peu plus si ce n'est pas déjà fait, mais surtout construire tes relations, te rendre joignable, te faire une place dans nos ruelles puis aller à la rencontre des habitants de la ville.



Un dernier mot ? Gingers do have soul ! èwé
Dreiden M. Ijiwaru
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Profession(s) : Avocat en Droit Pénal, Mannequin pour Of Velvet, Dealer à Shooter

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Such a pretty boy, but such a dirty mouth.
Such a pretty boy, but such a dirty mouth.



Mar 21 Juin - 18:17

Rebienvenue, coupaing blond ! 0/

A l'occasion un petit lien du passé ou de l'avenir entre nous, ça pourrait être sympa. :)

Tu connais la maison !


Invité
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guess what I am capable ofInvité



Mar 21 Juin - 18:32

Suis pas blond mais roux ! T_T

Mais oui pas de soucis ♥
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